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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Ces bergers azuréens autorisés à tuer le loup

26 Juillet 2010, 15:16pm

Publié par VGBIO

http://www.grasse.maville.com/actu/actudet_--Ces-bergers-azureens-autorises-a-tuer-le-loup-_dep-1455408_actu.Htm

 À Gréolières, Daniel Solomas ne quitte pas son fusil à canon lisse lorsque son troupeau pâture, à 1 300 m d'altitude, dans un sous-bois propice aux attaques de loups. : À Gréolières, Daniel Solomas ne quitte pas son fusil à canon lisse lorsque son troupeau pâture, à 1 300 m d'altitude, dans un sous-bois propice aux attaques de loups. :

Hors période de chasse, la scène surprend. C'est le fusil à l'épaule que Daniel Solomas surveille, à Gréolières, ses 800 brebis. « Dans ce secteur boisé, au milieu des pins et des herbes de montagne, explique l'éleveur de 58 ans, mes bêtes peuvent être attaquées à tout moment par le loup. Auquel cas, je suis prêt à lui tirer dessus. »

Canis lupus demeure protégé, même s'il n'est plus inscrit, depuis juillet 2009, parmi les espèces menacées. Daniel Solomas a cependant le droit de le tuer. Et il n'est pas le seul dans les Alpes-Maritimes à bénéficier d'une telle dérogation.

Sept collègues, issus d'une première liste de candidats, viennent d'obtenir pour 2010 et 2011 la même autorisation préfectorale.

Institué en 2008, ce régime « d'exception » a été progressivement assoupli. Ainsi, les munitions agréées sont passées du petit plomb destiné aux grives à la redoutable chevrotine.

Pas un seul tir réussi ou raté en 2009

« Depuis 2009, résume Emmanuel Delmotte de la Direction départementale des territoires et de la mer (la DDTM, ex-DDA), le tir peut être léthal ». Pour l'exercer, les éleveurs doivent justifier de pertes et posséder le permis de chasse. Sinon, ils sont encouragés à le passer à l'occasion de formations et d'examens dont le coût était, jusqu'à l'an dernier, assumé par différents organismes.

Le dispositif est censé inciter le loup à changer de régime alimentaire, à se rabattre sur la faune sauvage. Il vise surtout à apaiser la colère des bergers, qui subissent au quotidien les dégâts d'un prédateur réapparu fin 1992 dans le massif du Boréon avant de coloniser l'ensemble des Alpes.

À ce jour toutefois, aucun loup n'a été abattu par un éleveur azuréen. Du moins officiellement.

« Intelligent et rusé, Canis lupus est difficile à atteindre », rappelle un expert. « On le voit à 150, 200 mètres. Le temps de placer les cartouches dans le fusil, il a disparu », confirme le président du syndicat ovin, Bernard Bruno.

Une mesure inefficace ?

Plus étonnant encore, aucun des 40 titulaires d'autorisations délivrées en 2009, n'aurait eu l'occasion, cette année-là, de tirer en direction de l'animal. Certains ont-ils omis de mentionner un tir sur leur carnet de constatations ? « C'est possible, sourit Daniel Solomas, mais alors c'est stupide. Car faute d'utiliser un droit, on risque de se le voir retirer... »

Ce système dérogatoire rend jaloux certains chasseurs comprenant mal pourquoi eux-mêmes en sont exclus. Pour avoir tué un loup, un chasseur de Gap a été condamné en mars dernier à une amende correctionnelle de 4 000 euros dont 500 ferme. Le système, par contre, n'est plus contesté par certaines associations de protection de la nature.

« Il est normal, dans le respect des conditions requises, que les bergers recourent aux tirs de défense », approuve Vincent Abel de France nature environnement (FNE). « On défend canis lupus et non un animal en particulier. »

Bref, un consensus se profilerait à l'horizon si quelques éleveurs ne faisaient entendre une voix discordante. Ainsi, Bernard Bruno qui bénéficiait en 2009 du droit de tir, n'a pas sollicité son renouvellement. « Cela ne sert à rien, on nous amuse avec une mesure inefficace. Alors je ne joue plus... »



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lily38 27/07/2010 07:53



C'est une honte, de toute façon les bergers n'aiment pas leurs animaux, c'est juste une perte d'argent si l'unes d'entre elles qui est tuées, l'argent s'envole!!!!!