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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

La corrida, une éducation à la violence

16 Octobre 2011, 13:11pm

Publié par VGBIO

JE VOUS CONSEILLE LA LECTURE DE CES EXCELLENTS ARTICLES, sur le site de l'OVEO (observatoire de la violence éducative ordinaire)

c'est ici:

link

et vous pouvez aussi lire le livre de son auteur sur le sujet:

L'Exception corrida de Dimitri Mieussens - éd. L'Harmattan - 262p.- 22,50€

quelques extraits:

"Quel est, concrètement, le danger d’exposer un mineur aux scènes de violence ?


Le danger le plus souvent mis en avant est celui de favoriser ou d’augmenter l’expression de l’agressivité chez des personnes qui sont des êtres en devenir, c'est-à-dire engagés dans des processus évolutifs majeurs qui feront d’eux des hommes et des femmes, des citoyens du monde, que l’on souhaite généralement dotés d’un bon équilibre affectif.

Il n’est aujourd’hui plus mis en doute que la violence se développe à travers l’exposition répétée à des scènes de violence"


"On peut légitimement considérer que les souffrances infligées aux taureaux relèvent de la « torture » prise dans son acception large de tourment, de persécution au travers de souffrances physiques mais aussi morales4. Cette torture est une composante essentielle et déterminante du spectacle : si les toreros ne faisaient pas souffrir le taureau durant un quart d’heure, il n’y aurait pas de corrida. Aussi, lorsque l’on aborde la question de la violence dans la corrida se pose également la question de la cruauté. Que les actes mêmes, et eux seuls, réalisés à l’aide de différents outils (banderille, pic, épée, poignard), revêtissent un caractère cruel est un fait indéniable. L’« acte de cruauté » est d’ailleurs, comme les « sévices graves », un motif qui justifie l’interdiction de principe de la corrida en France (cf. C. pén., art. 521-1)."

 

"La Catalogne, qui, en juillet dernier, a banni toutes les corridas de son territoire, interdisait déjà, depuis 1999, leur accès aux enfants de moins de 14 ans ; en Equateur, l’interdiction est toute récente et ne concerne que les enfants de moins de 12 ans ; au Mexique, l’accès des arènes avait été interdit plus largement à tous les mineurs – cette réglementation resta en vigueur seulement un temps (très court), le temps que le lobby taurin réussisse à détourner presto l’interdiction en faisant pression sur les politiques.


Et en France ?

Chez nous, tout au plus avons-nous un CSA qui considère que les images télévisuelles comportant des scènes de corrida nécessitent une signalétique de catégorie II (déconseillé aux moins de 10 ans). Et c’est tout. Les arènes sont donc ouvertes aux enfants de tout âge, et l’industrie tauromachique exploite amplement cet avantage : tarifs préférentiels, prosélytisme dans les écoles, ferias des enfants, écoles tauromachiques. Même si les écoles tauromachiques6 (6) sont en France d’une importance confidentielle (3 à 4 écoles accueillant une poignée d’élèves), il faut savoir que, dès l’âge de 10 ans, un enfant peut, les mercredis et samedis après-midi, dans le cadre de ses activités extrascolaires, s’escrimer, de ses mains malhabiles, à blesser puis à tuer un animal, en l’occurrence un taurillon ou une génisse, sous les applaudissements d’un public pour partie enfantin. Il s’agit d’un véritable apprentissage de la violence par des enfants, dont le but n’est pas de faire de futurs toreros mais des aficionados et, surtout, de faire plaisir à papa."

 

"Selon le collectif, les risques encourus par les enfants sont notamment les suivants : 


- « effets traumatiques », résultant de certaines scènes pouvant heurter le jeune public ; 

- « accoutumance à la violence », laquelle est enseignée en alléguant art, culture et tradition ; 

- « fragilisation du sens moral », en raison de l’incohérence qu’il y a à confronter un droit à faire souffrir des animaux, sous couvert de tradition, aux valeurs inculquées par une société qui condamne la souffrance faite aux êtres vivants. Le spectacle tauromachique dans lequel un animal est contraint à participer et auquel on « inflige longuement des blessures puis la mort » est susceptible de « déstabiliser les critères du juste et de l’injuste » ; 

- « perturbation des valeurs » résultant de la faiblesse des justificatifs de la corrida (esthétisme, tradition, identité culturelle) face à la souffrance, au sang et à la mort, et dans une « société [qui] est en train de repenser en profondeur nos rapports avec les animaux et avec la nature »."

 

et la conclusion:

"La corrida est un spectacle violent, de sang et de mort. Ce n’est donc pas un spectacle pour les enfants et les adolescents, et encore moins une activité extrascolaire. En outre, comme la violence des corridas est spécialement caractérisée par des « actes de cruauté » et des « sévices graves », lesquels interdisent par eux-mêmes de trouver des raisons valables à l’existence de cette violence, toute tentative d’y enrôler de jeunes individus fragiles et immatures relève, à n’en pas douter, d’une certaine irresponsabilité."

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Chantal (Belgique) 16/10/2011 19:05



Je suis certaine que si une enquête était faite dans ce milieu, sur les femmes battues, enfants battus, viols, etc... le % serait plus grand que dans tout autre milieu, pareil pour la chasse même
si moins violente.



VGBIO 16/10/2011 20:09



tu as bien raison!