Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

SENTIENCE DES ANIMAUX : SENSIBILITÉ ET CONSCIENCE CHEZ LES ANIMAUX

15 Mai 2011, 14:58pm

Publié par VGBIO

ARTICLE TIRE DU SITE DE ONE VOICE,....... A LIRE ET RELIRE

http://www.one-voice.fr/sentience/sentience-des-animaux-sensibilite-et-conscience-chez-les-animaux/

Comme les êtres humains, les animaux sont capables de ressentir du plaisir ou de l’aversion. C’est ce que confirment les scientifiques avec les dernières études sur la « sentience » animale. Une révélation qui pose plus que jamais la question du rapport de l’homme à l’animal.

Sentience « […] en français il nous manque un mot pour désigner la chose la plus importante du monde, peut-être la seule qui importe : le fait que certains êtres ont des perceptions, des émotions, et que par conséquent la plupart d’entre eux (tous ?) ont des désirs, des buts, une volonté qui leur sont propres. Comment qualifier cette faculté de sentir, de penser, d’avoir une vie mentale subjective ? Les Anglo-Saxons ont le nom sentience (et l’adjectif sentient) pour désigner cela […]. » À la suite d’Estiva Reus dans Les Cahiers antispécistes (CA n° 26, novembre 2005), One Voice utilisera ce néologisme pour combler la lacune de la langue française…

Voir aussi nos articles sur la sentience chez les animaux de ferme et les animaux sauvages.

« Il n’y a pas de différence fondamentale entre l’homme et les mammifères supérieurs sur le plan des facultés mentales (…) la différence intellectuelle entre l’Homme et les animaux supérieurs, si grande soit-elle, n’est qu’une question de degré et non de genre. » déclarait déjà, en son temps, Charles Darwin. Il aura fallu attendre le XXIème siècle pour que les scientifiques donnent raison au grand homme et le prouvent avec les dernières études sur la « sentience ».

La sentience, révélatrice de la sensibilité animale
Si la définition précise de la « sentience » et la question de savoir si elle est présente chez tout animal font toujours débat, il est aujourd’hui reconnu par tous que les animaux sont des êtres sensibles, à un degré plus ou moins élevé. Autrement dit, un animal éprouve un ensemble de sentiments (sensations, perceptions et émotions) positifs ou négatifs, depuis la douleur et la peur jusqu’au plaisir et la joie. Des études scientifiques ont d’ailleurs montré que certains animaux présentaient  un type de capacités mentales de haut niveau que l’on croyait, jusqu’alors, réservées aux seuls humains comme être conscients d’eux-mêmes, être capables de résoudre des problèmes nouveaux, avoir des représentations mentales ou encore comprendre ce que d’autres animaux savent ou se disposent à faire. Et ce que l’animal soit sauvage, animal de ferme ou animal familier.

Des capacités mentales de haut niveau certifiées scientifiquement
Depuis quelques décennies, nombre d’exemples issus d’une très grande quantité d’études scientifiques attestent cette révélation. Ainsi, les babouins et les pigeons assimilent des concepts abstraits comme la similitude ou la différence. Certains animaux utilisent des techniques pour tromper leur entourage comme le porc qui peut le faire délibérément pour éviter qu’un de ses congénères ne lui vole sa nourriture. Les moutons sont, par exemple, capables de garder le souvenir d’autres moutons ou de personnes humaines pendant au moins deux ans. Un mouton réagit  aussi de façon émotionnelle à un visage : il préfère un mouton ou un humain aimable à un mouton ou un humain en colère. Les poulets comprennent qu’un objet caché continue d’exister, une faculté qui dépasse celle des enfants en bas âge. Les grands singes et les grands dauphins montrent qu’ils sont conscients d’eux-mêmes et se reconnaissent dans un miroir…

L’animal a un « monde intérieur »

Au moment où nous célébrons le 200ème anniversaire de la naissance du père de l’évolution, la science fait un pas de plus en assurant que l’être humain n’est pas le seul « animal » capable de planifier à long terme. Une étude scientifique publiée en mars 2009 a, par exemple, révélé qu’un chimpanzé mâle de 31 ans, détenu au zoo de Furuvik, en Suède, planifie son avenir. Le matin, avant l’ouverture du zoo ce chimpanzé, prénommé Santino, ramasse et empile des cailloux. Plus tard, dans la matinée, il jette ses cailloux en direction des visiteurs. L’animal stocke des munitions uniquement sur le versant de l’île qui fait face aux spectateurs, mais il ne stocke jamais de munitions pendant la période de fermeture du zoo, en hiver. Pour Mathias Osvath, spécialiste en sciences cognitives à l’Université de Lund en Suède et auteur de l’étude en question, « [c]es observations montrent de façon convaincante que nos frères les grands singes envisagent bel et bien l’avenir d’une manière très complexe. (…) Ils ont très vraisemblablement un « monde intérieur », comme nous lorsque nous revivons en pensée des épisodes passés de notre existence ou lorsque nous pensons aux jours à venir. »

Repenser le rapport de l’homme à l’animal
Depuis 1997, l’Union européenne reconnaît les animaux comme des « êtres sensibles ». Ainsi, le droit européen oblige les Etats membres à « tenir pleinement compte des exigences en matière de bien-être animal. » Cependant, les découvertes de ces dernières années en matière de « sentience » posent véritablement une autre question, essentielle : celle du rapport de l’homme à l’animal. En effet, si les animaux sont conscients de ce qu’ils ressentent, s’ils savent où ils sont, avec qui ils sont, comment l’homme peut-il continuer à le traiter comme un objet, à s’en servir comme un jouet ou un souffre douleur, à l’exploiter, à l’enfermer, à le martyriser, à le maltraiter ? Alors que la science découvre sans cesse de nouvelles informations sur la capacité des animaux à ressentir, éprouver, penser… il est temps pour l’homme de repenser la façon dont il pourrait être utile aux animaux plutôt que la façon dont les animaux pourraient lui servir. C’est à cette prise de conscience qu’œuvre One Voice à travers ses campagnes et sa proposition de débat public sur le sujet.

 

 

Commenter cet article

Metos 29/05/2011 13:45



Et si on rayé le mot " animal " de notre vocabulaire , tout simplement ???


Aprés tout , c 'est ce mot qui nous permet de les juger inférieur à nous.


Les appeler ,"" seulement"" , par le nom de leur espèce serai bien meilleur pour notre façon de les voir .



VGBIO 29/05/2011 19:40



ce qu'il y a c'est que l'homme est fait aussi partie des animaux, mais il l'oublie volontairement!


c'est sûr qu'il faudrait réfléchir à cela. Les vegans les appellent les non humains, mais ce n'est pas vraiment satisfaisant, car c'est encore par rapport aux humains.....


 



terrienne végétalienne 17/05/2011 11:04



Nous sommes 10, à la maison, 8 quatre pattes et deux deux pattes. Et des lapins "sauvages" qui ne le sont guère plus.


Des chats , des chiens recueillis et accueillis,  et adoptés, des chevaux sortis d'une forme d'exploitation bien humaine où l'orgueil et la gloriole ont toute leur place, bref des êtres en
manque de foyer et d'amour.


Ces êtres sont la joie de vivre, l'équilibre de la maisonnée, les voir évoluer et progresser pour certains , procure un sentiment de paix au quotidien.


Les voir agir , démontre une grande sensibilité et une intelligence que beaucoup ne soupçonnent même pas, enfermés qu'ils sont dans leurs théories négativement humaines, et englués qu'ils sont
dans croyances d'êtres supérieurs.


Eh oui, chaque jour , c'est un émerveillement de plus... 


 



terrienne végétalienne 16/05/2011 14:26



Franchement , faut-il être un scientifique pour s'apercevoir que les autres espèces ont un cerveau qui fonctionne au même titre que le nôtre et parfois pour ne pas dire souvent , bien mieux que
le nôtre !


En les regardant vivre, évoluer, comment ne pas voir!


Seul notre orgueil et notre mauvaise foi, de soi-disant espèce supérieure peut nous cacher ce fait évident .


Nous ne sommes que des animaux à deux pattes, encore plus dans l'animalité que beaucoup d'autres espèces. Il suffit de constater le gâchis que nous avons réussi à faire à tous les niveaux, nous
croyant une société évoluée, nous n'avons fait que régresser et nous adonner à la destruction et à l'auto-destruction.


Aucune autre espèce ne pratique ainsi l'auto-destruction comme nous la pratiquons. Les autres espèces, quand elles sont trop nombreuses par rapport à un territoire donné , ou à des ressources en
déclin , s'auto-régulent .


Nous , en tant qu'animaux humains sommes vraiment bien inférieurs aux autres formes de vie... Cela se constate tous les jours !!!


 



VGBIO 16/05/2011 16:03



hélas, tu as raison, je n'ai plus grand espoir en les humains! entre les génocides d'humains et de non humains, la destruction de formes de vie magnifiques et de la planète, quelle bêtise! tout
ça pour l'argent et les croyances religieuses dépassées!


moi, je n'ai qu'à regarder mes chats, leur beauté, leur majesté, leur intelligence me subjugue tous les jours! et une telle perfection est évidemment digne de respect......comment peut-on les
traiter comme des objets, les maltraiter, les torturer? il faut vraiment ne plus rien avoir d'humain! 


heureusement que les animaux non humains sont sur terre, moi, ils me donnent envie de me lever chaque matin, de me battre pour eux!