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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

AU « JEU DE LA MORT » LES ANIMAUX PRÉFÈRENT L’EMPATHIE

2 Mai 2010, 13:46pm

Publié par VGBIO

Dans le jeu « La zone Xtrême », des humains choisissent d’infliger un choc électrique à l’un d’entre eux. Chez les animaux, des expériences similaires révèlent un choix différent.

    Le 17 mars 2010, les téléspectateurs de France 2 ont pu suivre la première partie d’un documentaire sur le thème « jusqu’où va la télé ». Sous le prétexte d’un jeu télévisé, « La zone Xtrême », des candidats, soutenus par le public, se sont montrés capables de mettre en péril la vie d’un être humain. Sous le contrôle d’une animatrice autoritaire, ils ont cru lui administrer des châtiments sous forme de décharges électriques, lorsqu’il était incapable de répondre aux questions posées. Si la victime était en réalité un acteur, chargé de mimer une douleur croissante, les résultats n’en sont pas moins inquiétants.

Pour reprendre les propos de Christophe Nick, auteur et réalisateur du documentaire : « la télé peut faire faire n’importe quoi à n’importe qui ».

L’humanité en question
Ce premier épisode du reportage, encadré par une équipe scientifique, s’inspire d’une expérience de psychologie sociale plus ancienne, réalisée en 1963. L’étude d’alors révélait que face à l’autorité d’hommes en « blouses blanches », 60 % des êtres humains acceptaient d’administrer un choc électrique à un autre humain, au prétexte qu’un homme de science le leur avait demandé. En 2010, d’après les résultats obtenus, ce sont 81 % des participants à la « Zone Xtrême » qui sont prêts à se transformer en bourreau si une animatrice le leur ordonne... Les bourreaux d’un instant ont tout de même bénéficié d’un soutien psychologique à l’issue des expériences. Châtier n’est pas un acte anodin. Ce résultat bouscule la notion « d’humanité ». Qualité suprême d’après les humains - car servant à les définir - que devient-elle une fois soumise à l’autorité ? L’autorité, qu’elle soit incarnée par des scientifiques ou par un média, nous conduit-elle à perdre notre libre arbitre, à oublier notre conscience et notre capacité de compassion ?

Le contrepoint des animaux
Des expériences similaires ont été réalisées avec des animaux mais leurs conclusions sont largement différentes. Les animaux préfèrent ne pas recevoir de nourriture plutôt que d’infliger un choc électrique à autrui (à noter que dans « Zone Xtrême » il n’y avait rien à gagner). Il en va ainsi des singes rhésus par exemple. Dans une expérience réalisée en 1964, 80% des singes ont arrêté d’actionner la chaîne qui leur délivrait de la nourriture quand ils se sont aperçus que cela infligeait une décharge à l’un de leurs compagnons. Ils ont préféré avoir faim plusieurs jours durant… La même expérience, réalisée avec des rats, a eu les mêmes conclusions : les rats ont préféré cesser de s’alimenter plutôt que de faire souffrir un de leurs congénères.

De l’empathie à l’altruisme
Le dernier livre de Frans de Wall, paru récemment (Éditions Les Liens qui Libèrent), rapporte également d’autres cas. Dans « L’âge de l’empathie, leçons de la nature pour une société solidaire », l’éthologue relate des expériences où les animaux souffrent de voir l’un des leurs souffrir… Il décrit notamment comment le cœur d’une oie femelle s’accélère lorsque son mâle est prix à partie par une autre oie. Il reprend aussi une expérience réalisée avec des souris, qui montre que lorsque deux souris ont passé du temps ensemble, un stimulus douloureux appliquée à l’une rend l’autre plus sensible à la douleur. Ou encore : lorsqu’un singe capucin a le choix entre un jeton qui lui donne droit à de la nourriture, et un autre jeton qui fait également gagner de la nourriture pour son compagnon, il choisit systématiquement celui qui permet de récompenser les deux…

Développer la compassion au quotidien
Tandis que la notion de 
sentience  animale s’installe peu à peu, la diffusion du premier volet du documentaire de Christophe Nick et la publication du livre de Frans de Wall, poussent à s’interroger sur la nature humaine. Que devenons-nous face à l’autorité ? Comment se réapproprier l’humanité que – finalement (sic) – nous semblons partager avec d’autres membres du règne animal ? Pour retrouver notre libre arbitre, ne devrions-nous pas réapprendre à écouter notre conscience ? Car en développant la place de la compassion dans nos vies, en apprenant que le respect de toute vie, c’est aussi le respect de soi, nul doute que l’humanité – justement – en sortirait grandie…

 

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L'homme et le loup

2 Mai 2010, 13:41pm

Publié par VGBIO

L'homme et le loup


Par Jean-David Abel Responsable de la Mission « loup » de France Nature Environnement et Membre du Comité national loup

Madame Martinez, députée des Hautes Alpes et membre du Comité national loup, a récemment publié une tribune intitulée « Le loup et la montagne », dans lequel elle attire l'attention notamment sur les difficultés causées par le retour naturel du loup à l'élevage de montagne.


Mais qui suit un tout petit peu le dossier sait que Mme Martinez ne s'arrête pas en si bon chemin. Il y a quinze jours, elle manifestait dans les rues de Gap derrière une banderole finement intitulée « Morts aux loups », et elle vient de déposer une proposition de loi légalisant le tir de loups pendant la période de la chasse, sous réserve - il faut être sérieux... - d'un quota établi nationalement.

Prenons les choses une par une.

Il est évident que la présence du loup créé des contraintes importantes dans la conduite des troupeaux, un changement des pratiques que le soutien légitime de la collectivité, via des sommes importantes de soutien à la protection et des indemnisations à la suite des attaques, ne compense qu'imparfaitement.

Mais il n'est pas vrai de dire que c'est ce facteur qui remet en cause le pastoralisme, pas plus dans notre pays que dans d'autres pays européens, comme il est faux de laisser entendre que cela nuirait à la diversité biologique : depuis l'Espagne et l'Europe de l'ouest à l'Europe centrale et aux Balkans, la présence de prédateurs (lynx, loups, ours) ne défavorise en aucune manière la diversité des milieux, leur richesse et celle de la faune qui y est liée.

Les difficultés réelles de la filière ovine ne sont pas nouvelles et liées au loup, mais économiques et structurelles : c'est bien le libre marché par ailleurs tant vanté par le parti de Mme Martinez (l'UMP) qui a causé le déclin régulier de l'agriculture en général, et de l'agriculture de montagne en particulier. Les importations massives de viande ovine à des coûts insupportablement bas depuis des décennies ont causé bien plus de tort à l'élevage, et la perte de nombreuses exploitations, que les prédateurs n'en feront jamais. Mais déposer une proposition de loi pour remettre en cause ces pratiques néfastes aux petites exploitations comme à bien d'autres branches de l'agriculture, est autrement plus compliqué que de crier haro sur le loup...

Faut-il alors laisser les loups se nourrir de troupeaux domestiques (en rappelant qu'autour de 80 % de leur régime est constituée de proies sauvages) ? Bien sûr que non. Il est nécessaire et possible d'améliorer la mise en oeuvre de l'ensemble des mesures de protection (clôtures, chiens, présence humaine, effarouchements,...) ; il est même prévu, au stade actuel du développement de la présence de l'espèce en France, d'autoriser des tirs de défense auprès du troupeau, et même des tirs de prélèvement d'individus en cas d'attaques réitérées sur des troupeaux dûment protégés.

Alors, de quoi parle-t-on ? Derrière les termes de « gestion du loup » et de facilitation de

destructions d'individus, c'est bien la présence même du prédateur qui est mise en cause, ceci de façon continue depuis les débuts de son retour depuis l'Italie voisine. Pour les associations de protection de la nature et de l'environnement, le loup n'est pas un animal sacré, et la destruction encadrée par l'Etat d'un ou plusieurs individus, quand elle ne remet pas en cause la viabilité de l'espèce, n'est pas taboue. Les dispositifs réglementaires actuels, pour une population de loups estimée autour de 200 individus, le permettent. Le reste, et notamment les actes de braconnage comme celui soutenu par Mme la Députée, ne sont rien d'autre au regard de la loi que la destruction d'une espèce protégée.

Car au-delà, il faut peut-être se demander pourquoi les sociétés européennes, avec des gouvernements d'orientations diverses, ont choisi depuis plusieurs décennies de définir des procédures de protection (Berne, directive Habitats) pour des dizaines d'espèces animales : pseudo-sentimentalisme, déification de la nature après des siècles de destruction aveugle ?... Ou plus réellement et fondamentalement, prise de conscience de la dégradation accélérée des milieux et des espèces, et de la responsabilité de l'homme vis-à-vis de la nature ? Alors, quelle place imaginons-nous pour l'ensemble des espèces non-humaines à nos côtés ? Quelle place sommes-nous prêts à accorder au castor, à l'aigle, à la martre ou au loup ?

Car ne nous y trompons pas, au-delà du loup, c'est bien le rapport de l'homme à la faune sauvage qui est en jeu : jadis acharnés contres les « becs-crochus », « puants », « rampants », c'est aujourd’hui au loup et à l'ours que s'en prennent, bien au-delà des montagnes, ceux pour qui la part faite à la vie sauvage doit être au maximum réduite, pour interférer le moins possible avec l'activité (ou le loisir) de l'espèce humaine dominante. Le silence assourdissant qui accompagne l'appauvrissement présent et massif de milliers d'espèces d'insectes, victimes de l'articificialisation des milieux et de la toute-puissance de l'agro-chimie, ne procède pas d'autre chose.

Mme Martinez achève son billet en affirmant que le loup « n'est pas une chance pour la montagne ». Certes non... Le loup, l'hermine ou le coq de bruyère ne sont une « chance » pour personne. Ils peuvent être pour nous, souvent, des indicateurs de la qualité et de la diversité d'un milieu, mais ils ne le savent pas et sont indifférents à ces considérations humaines. Car la question, c'est bien à elle-même que l'espèce humaine doit la poser : en 2010 et pour les décennies à venir, quelle société voulons-nous, quelle humanité souhaitons-nous ? Et de quelle prise en compte de la diversité naturelle, des cycles biologiques, de l'accès à des ressources naturelles aurons-nous besoin demain pour garantir l’avenir?

Mme la Députée des Hautes-Alpes ne rend pas service à l'élevage en laissant croire que des tirs accrus de loups ou, demain, la « mort des loups » que réclamait la banderole derrière laquelle elle défilait en souriant, apporteraient sécurité et pérennité à l'élevage ovin. Avec la déprise agricole accélérée des décennies passées, la restauration de nombreux milieux végétaux, la présence d'ongulés en grand nombre et celle de prédateurs en petit nombre sont un fait biologique, et non un hasard ou le résultat de lubies écologistes : comment vivons et co- existons nous avec ce fait, là est la question. Le soutien résolu à une agriculture extensive et durable, rémunératrice et respectueuse de l'environnement, est une voie certes bien plus compliquée et moins porteuse électoralement que de désigner comme bouc-émissaires des animaux sauvages dont l'impact sur l'élevage (y compris sur les mortalités) est mineur, mais c'est la seule qui permettra à l'horizon des prochaines années l'existence d'un élevage pérenne.


 

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POUR LES AMOUREUX DES CHATS....

2 Mai 2010, 13:41pm

Publié par VGBIO

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LE GRAAL, INFOS....

2 Mai 2010, 12:57pm

Publié par VGBIO



Il y a 4 ans, le GRAAL lançait sa démarche et réhabilitait la petite Schnauzer « THIA » issue du centre expérimental de thérapie génique (Nantes). Depuis, le GRAAL prend régulièrement des nouvelles de THIA et, à chaque appel, nous sommes heureux de constater qu’elle profite pleinement de sa nouvelle vie, gambadant dans les prés ou en pleine montagne et faisant le bonheur de ses adoptants. Que de progrès ! À sa sortie, THIA ne savait pas grand-chose de la « vraie vie » : elle ne savait ni descendre ni monter un escalier, ne connaissait pas la lumière du jour, n’était pas propre, ne se promenait pas en laisse, n’avait aucun rappel et se frottait le museau contre le sol avant d’entamer sa gamelle. Nos chances de succès au début de l’initiative étaient limitées au regard de nombreux scientifiques.
Convaincu de la nécessité de son action, de sa grande valeur éthique et symbolique, de sa faisabilité opérationnelle, de l’extraordinaire faculté de résilience des animaux (capacité à oublier et à se reconstruire malgré un passé difficile), le GRAAL a tenu son cap et a multiplié ses contacts auprès des laboratoires, institutions et syndicats professionnels, écoles vétérinaires, comités d’éthique, éleveurs d’animaux de laboratoire, ministères, éthologues et comportementalistes.
Sans démagogie aucune et en toute sincérité, le GRAAL tient à saluer celles et ceux qui, dans leur milieu et avec leurs moyens, ont rendu cette action possible. Vous trouverez dans ce bulletin la liste des scientifiques avant-gardistes qui soit travaillent avec nous aujourd’hui soit nous apportent leurs conseils et leur écoute bienveillante.
Notre démarche, outre les vies épargnées, permet à de nombreux scientifiques de porter « un autre regard » sur les animaux de laboratoire, qui d’objets deviennent sujets de réflexion et de considération
La considération croissante accordée aux valeurs éthiques (la France compte 22 comités d’éthique publics et autant de comités que de laboratoires privés) nous a beaucoup aidés. Fin janvier, le GRAAL a reçu l’assurance, par la voix de son Président, le Professeur Laurent André PARODI, que son projet serait examiné lors de la prochaine séance du Comité National d’Ethique sur l’expérimentation animale.
Cette reconnaissance s’explique en partie par le fait que le GRAAL ne « triche » pas avec ses partenaires, quels qu’ils soient, représentants de l’administration, scientifiques, médias ou associations. Notre langage est toujours le même, sans parti pris, sans non-dit, sans violence et toujours sur une base constructive et professionnelle. Cela nous a permis d’être reçus en janvier 2009 par le responsable des contrôles biologiques de SANOFI Lyon, à être entendus lors d’une séance interdisciplinaire à l’Académie de Médecine le 29 octobre 2008, à être entendus par les responsables de l’expérimentation animale du CNRS, … Notre projet fait actuellement l’objet d’une instruction à l’INRA, à la demande de sa Directrice, Madame Marion GUILLOU.
Les choses « bougent », la pression sociale de ces dernières années a largement permis aux unités de recherche de prendre conscience que les animaux n’étaient pas de simples instruments de paillasse de laboratoire et que le moins qui leur était dû était de leur garantir la vie sauve lorsque cela était envisageable.
La réhabilitation peut être un vecteur de réconciliation entre la Recherche et les citoyens. Car si les Français fondent de grands espoirs sur la recherche, ils sont également très attachés aux animaux, qu’ils considèrent comme des membres à part entière de leur famille (sondage IPSOS). Une large reconnaissance du principe de réhabilitation permettrait de réconcilier, en partie, ces intérêts contradictoires. Plusieurs débats et consultations publiques récentes tendent à prouver que le « train » est désormais en marche …
Citons la consultation de la Commission européenne lancée le 16 juin 2006auprès du public visant à connaître le point de vue des citoyens et des experts sur la manière de mieux traiter les animaux de laboratoire. La législation existante doit en effet être actualisée afin d’améliorer le bien-être des animaux d’expérience et d’assurer des conditions uniformes dans l’ensemble de l’Union Européenne pour les établissements qui pratiquent l’expérimentation animale.
Citons également le débat européen lancé en 2007 portant sur l’interdiction d’utiliser les primates pour l’expérimentation animale et le Règlement auquel il a récemment abouti. Citons enfin les rencontres « Animal et Société » organisées par le Ministère de l’Agriculture en 2008 et qui ont notamment abordé le sujet de la réinsertion des animaux de laboratoire dans la vie civile.
Ayant servi la science par millions (par milliards ?), depuis la nuit des temps, ayant constitué de véritables « Arches de Noé » et « Bestiaires vivants » au profit de la science qui les a observés, manipulés et disséqués (en témoignent les expériences de Galien, William Harvey, …), ayant été prélevés pour certains d’entre eux dans leurs milieux d’origine, il ne serait que juste et équitable de penser à offrir aujourd’hui une retraite aux animaux de laboratoire qui ont donné leurs vies pour une cause qui n’est pas la leur. Ces animaux sont curieusement les grands oubliés de l’histoire officielle de la médecine. Sentiment de culpabilité ? Volonté de ne pas officialiser une pratique qui fait débat ? Loin de n’être que des assemblages de cellules et d’organes, les animaux de laboratoire sont avant tout des êtres vivants. Sous réserve de certaines conditions, un animal qui entre aujourd’hui dans un protocole expérimental doit pouvoir en sortir vivant.
La démarche du GRAAL permet de remplacer l’euthanasie systématique par une possibilité de seconde vie lorsque les protocoles n’ont pas été invasifs et n’ont pas laissé les animaux en état de souffrance durable ou irrémédiable. Si les textes législatifs ou réglementaires n’ont pas explicitement prévu la sortie de protocole des animaux à des fins d’adoption ou de réinsertion sociale, ils n’ont pas, à contrario, interdit cette possibilité. Vous trouverez dans ce bulletin un argumentaire juridique qui montre bien la volonté du législateur d’éviter tout sacrifice inutile en vies animales.
En reconnaissant notamment la légitimité de la réhabilitation des animaux de laboratoire,la proposition de Directive du Parlement Européen et du Conseil relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (Bruxelles, 5.11.08, COM 543 final) reconnaît la démarche du GRAAL. Nous reproduisons ci-après l’article 24 de cette proposition.
« Au terme de la procédure (NDLR : au terme du protocole expérimental), il convient de prendre la décision la plus appropriée quant au sort de l’animal, en fonction de son bien être et des risques potentiels pour l’environnement. Il y a lieu de sacrifier au moyen d’une méthode humaine les animaux dont le bien être serait compromis. Dans certains cas, il convient de mettre en liberté les animaux ou d’autoriser le placement des animaux comme les chiens et les chats dans des ménages, car l’opinion publique se préoccupe grandement de leur sort. Si des établissements prévoient de placer des animaux, il est essentiel que des dispositions soient prises pour les socialiser afin d’assurer le succès de leur placement, d’éviter aux animaux une détresse inutile et de garantir la sécurité publique ».
La proposition de Directive s’inscrit dans la stratégie générale de la Commission sur l’expérimentation animale qui prévoit notamment d’encourager davantage le développement, la validation, l’acceptation et l’application de méthodes alternatives et fournit une base solide pour l’application intégrale du principe des trois R (« Replacement, Reduction and Refinement ») dans les expérimentations animales. Après les 3 “R” de Russel et Burch en 1959, le GRAAL demande en 2009, aux autorités nationales et européennes, l’officialisation du 4ème “R” représentant la réhabilitation des animaux d’expérience.

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L’animal non-humain et la société schizophrène.

2 Mai 2010, 12:55pm

Publié par VGBIO

www.ecologie-radicale.org 
Gérard CHAROLLOIS Le dimanche 28 février 2010 
TEL 06 76 99 84 65 

L’animal non-humain et la société schizophrène. 

Une minorité de contemporains nourrit une approche rationnelle de l’animal non-humain, approche empathique, pour les uns, approche négationniste, pour les autres : 
d’une part, 5% d’écologistes éthiques se définissant, selon leur style littéraire, biocentristes, véganistes, anti-spécistes, écologistes radicaux autres : 

d’autre part, 5% d’adeptes de l’animal machine, chasseurs, amateurs de tauromachie, tortionnaires en tous genres. 
Cela ne fait jamais que 10% de la population. 
Pour 90% des « braves gens », l’incohérence règne dans cette zone floue de l’Histoire, entre une société qui disparaît et un monde nouveau non encore advenu. 

Le contemporain modal caresse son chat et son chien qu’il fait soigner amoureusement et avec lequel il tisse un lien affectif fort. Ce citoyen ne saurait tolérer un acte de cruauté et même de simple violence contre un animal de compagnie ou un beau cheval. Il serait offusqué par les scènes de brutalité que les conducteurs de fiacres des siècles passés infligeaient à leurs bêtes. 
Ce citoyen ne pourrait plus égorger le mouton et le porc et l’horreur des abattoirs doit lui être dissimulée pour ne point troubler sa conscience et effrayer ses enfants. 
Mais, achetés au super-marché, la viande de l’élevage industriel et les œufs de poules en batteries, voire le foie gras et le « gibier », ne le rebutent nullement. 
Il y a loin entre l’enfer concentrationnaire de l’élevage, le sang de l’abattage, l’effroi de la bête qui va mourir et le consommateur propre sur lui et tranquille dans son émotion épargnée. 

Il sait, bien sûr, mais préfère ne plus y penser. 

Le citoyen basique s’interposerait s’il voyait un chien se faire battre à mort dans la rue mais il se résigne bien vite à ce que perdurent chasse et corridas, qu’il n’aime pas, mais qu’il tolère pour ne pas s’attirer la malveillance des adeptes de ces loisirs pas très délicats. 

Le citoyen basique est schizophrène face à l’animal non-humain. 

Il a intégré que l’animal est un être sensible, que chaque individu d’une espèce possède sa personnalité, que l’animal n’est pas une chose mobile et il adapte son comportement en lumière de cet acquis éthique. 
Mais, par commodité, par habitude, par conformisme social, par lâcheté ordinaire, il ne s’insurge pas encore contre les actes de cruauté que perpétue la minorité des tortionnaires, ceux qui considèrent la bête comme une marchandise ou un objet de défoulement pulsionnel de violence. 

Cette schizophrénie du corps social se traduit dans les lois et règlements.
Le droit protège désormais l’animal et la plupart des législations et constitutions proclament son caractère sensible et le respect qui lui est dû à ce titre. 
Le fait d’exercer des sévices contre un animal de compagnie sera puni mais les lois ignorent l’animal sauvage qui ne bénéficie d’une protection que via son espèce lorsqu’elle disparaît. 

Le chien est un être sensible : très bien. Mais, le renard, ne l’est pas ! 
C’est que le droit reflète les incohérences d’une société et le jeu des groupes de pressions contraires. 

Ne serait-il pas temps de guérir et d’entrer en cohérence. 
Puisque l’animal non-humain éprouve la souffrance qui doit lui être épargnée et le bien-être auquel il a droit, il convient d’harmoniser son statut tant en éthique qu’en législation. 

Cessons de protéger la sensibilité de l’homme atteint dans sa quiétude par des spectacles cruels et dégradants pour accéder à une protection de l’animal non-humain pour ce qu’il est : un être sensible. 

La première étape sur cette voie passe par l’abolition des modes ludiques d’agressions contre le vivant : chasse, tauromachie, jeux divers impliquant des animaux. 

Dans un second temps, la société plus responsable, plus éclairée, s’élèvera à une réconciliation avec le vivant à laquelle, à ce jour, sont parvenus les meilleurs des humains. 

La schizophrénie est une psychose lourde exigeant un traitement à long cours. 
Puisque nous allons loin, mettons-nous en chemin immédiatement et parlons fort et clair à nos contemporains sans pusillanimité comme sans outrance. 
L’essentiel est de marcher vers une société sans cruauté. 

Chasse et torture tauromachique ont pour causes la tradition, pour fondement l’ignorance de ce qu’est un être vivant doté d’un système nerveux, pour moyen la pression politique, pour complice la lâcheté des planqués du juste milieu, pour buts la perpétuation de la cruauté primaire, pour effet la banalisation de la violence et pour devenir l’abolition. 

Gérard CHAROLLOIS 
CONVENTION VIE ET NATURE 

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE 

POUR LE RESPECT DES ËTRES SENSIBLES ET DES EQUILIBRES NATURELS 

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PENSER LE COMPORTEMENT ANIMAL

2 Mai 2010, 12:51pm

Publié par VGBIO


Contribution à une critique du réductionnisme
Directeur éditorial Florence Burgat


Collection Natures sociales


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Prix : 34,00 €
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Dire qu'un animal se comporte à l’égard de ce qui l’entoure qu’est-ce à dire ? Le comportement est constitué par un type de manifestations qui n’appartient qu’à certains vivants ; il forme un flux continu et spontané qu’une étude segmentée détruit nécessairement. Pourtant, ce sont de brèves séquences comportementales isolées au laboratoire que l’on choisit d’étudier. Mais a-t-on encore affaire à un comportement ? Ne l’a-t-on pas ainsi réduit à l’un des éléments qui le composent : les mécanismes physiologiques, le programme génétique, les opérations cognitives, etc. ? On doit alors s’interroger sur les raisons de la prédominance des études de laboratoire et sur les bénéfices qui peuvent être tirés d’une telle production de connaissances. Car ces méthodes décident notamment des conditions de vie de millions de mammifères et d’oiseaux destinés à la consommation. À l’opposé de cette perspective réductionniste, le comportement est compris par les approches phénoménologiques comme l’expression d’une liberté, une relation dialectique avec le milieu. Celles-ci imposent du même coup des conditions d’observation en milieu naturel. Comment, dès lors, élaborer une éthologie plus juste, tant du point de vue de la compréhension du comportement que de celui des besoins, au sens large, des animaux placés sous la domination de l’homme ?

 

SOMMAIRE

FICHE TECHNIQUE


Langue français
Éditeur Quae
Co-éditeur MSH
Support Livre broché
ISBN-13 978-2-7592-0400-7
ISSN 1763-2684
Année de publication févr. 2010
Nb de pages 416
Format 15 x 23 cm
Code interne 02174
Diffusion libraires exclusive AFPU-Diffusion/Sodis


Support Adobe PDF
ISBN-13 978-2-7592-0402-1
Code interne 02174NUM
Diffusion libraires exclusive AFPU-Diffusion/Sodis

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Veggie Pride 2010 à Lyon le 15 mai

2 Mai 2010, 12:50pm

Publié par VGBIO

Veggie Pride 2010 à Lyon

15 mai 2010

La Veggie Pride 2010 française aura lieu à Lyon, comme celle de l'année dernière.

MANIFESTE

Nous voulons :

Affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation

Refuser de voler à des êtres sensibles le seul bien qu'ils possèdent, leur propre chair, leur propre vie ; refuser de participer à un système concentrationnaire qui fait de cette vie tant qu'elle dure un enfer permanent ; refuser de faire ces choses pour le seul plaisir d'un goût, par habitude, par tradition : ce refus devrait être la moindre des choses.

L'histoire montre cependant à quel point, lorsque la barbarie est la norme sociale, il est difficile de dire non.

Nous voulons affirmer notre fierté à dire ce « non ».

Dénoncer la végéphobie

Pourtant de cela on veut nous faire honte. Le végétarisme est nié, ignoré, raillé, marginalisé quand il n'est pas diffamé.

Le végétarisme met en cause la légitimité de la claustration et de la tuerie de milliards d'animaux. Par sa simple existence, il rompt l'omertà. Telle est la raison des rires et de la haine végéphobes.

Bien sûr on tolère le végétarisme inoffensif, celui qui prétend n'être qu'un choix personnel et invoque l'alibi d'une répugnance anodine, de la santé, de l'environnement ou d'un noble ascétisme. Mais malheur à nous si nous contestons ouvertement l'ordre barbare !

On commencera par en rire. Se soucier des poules et des vaches est paraît-il ridicule. Le ridicule réprime sans arguments les idées qui dérangent.

Mais si nous ne plions pas, le rire devient jaune. Nous étions des clowns, nous voici des monstres. Des traîtres à notre espèce puisque nous ne lui donnons pas tous les droits. Des parents indignes car nous n'initions pas nos enfants aux joies carnassières. Des émules des nazis parce que Hitler aimait les chiens. Une secte intolérante puisque nous ne pensons pas comme tout le monde.

On nous accuse d'être terroristes. Ou d'idolâtrer la nature. Ou de refuser ses lois. Tout est bon pour déformer nos propos. Pour nous faire honte, pour nous rejeter symboliquement hors de la société.

Nous refusons d'avoir honte de notre compassion. Nous ne voulons plus raser les murs. Nous ne voulons plus nous excuser de ne pas vouloir tuer. Nous sommes là, nous vivons, nous pensons et nous le disons.

Affirmer notre existence

Rien qu'en France, nous sommes des centaines de milliers à dire non au massacre. La plupart des civilisations se sont interrogées sur le bien-fondé du carnivorisme. Qui en entend parler ? Le végétarisme est expurgé des manuels et des biographies.

« L'homme qui mange de la viande ou le chasseur qui s'accorde avec les cruautés de la nature maintient à chaque bouchée de viande ou de poisson que la force fait le droit. » - Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature.

Affirmer notre existence, dire que nous vivons sans viande, c'est aussi montrer que c'est possible. Nous ne mangeons ni vaches ni porcs, ni poulets ni poissons ni crevettes. Et nous vivons, aussi bien que quiconque, n'en déplaise aux « spécialistes » médiatisés dont la science consiste à nier la réalité. Ni le végétarisme, ni le végétalisme (qui exclut tous les produits de l'exploitation animale, lait et œufs compris) n'ont d'effet négatif particulier sur la santé – les études disponibles montrent même plutôt l'inverse !

Tuer pour vivre n'est pas une fatalité. Cela n'est nécessaire ni individuellement ni collectivement. Les animaux d'élevage consomment bien plus d'aliments que leurs chairs mortes n'en fournissent. Pourtant, l'argent public est massivement dépensé pour soutenir l'élevage et la pêche.

Défendre nos droits

Aux animaux élevés et tués on n'accorde aucun droit; mais à nous qui sommes solidaires d'eux on en reconnaît, en principe. Nous entendons exercer pleinement nos droits, parce que ce sont les nôtres, et parce que ce sont les leurs, les seuls qu'ils puissent aujourd'hui, indirectement, posséder.

Nous avons le droit de manger correctement dans les cantines, au travail comme à l'école ou dans toute collectivité. Nous avons le droit d'élever nos enfants sans leur imposer les produits de l'abattoir.

Nous demandons que l'on cesse d'utiliser nos impôts pour payer la viande ou le poisson des autres.

Nous tenons à briser le silence qui est fait sur nos idées. Nous ne voulons plus que le seul discours public sur le sujet soit celui des industriels et intellectuels défenseurs de la consommation carnée.

Nous demandons que l'on accepte le débat.

« Nous sommes le miroir
de votre mauvaise conscience
et ce miroir ne se cachera plus »

Face aux images des monceaux de cadavres d'animaux « détruits » pour cause d'ESB ou de fièvre aphteuse, nous étions seul-e-s à ne pas ressentir de honte. Pour nous. Nous avions honte pour les autres.

Surtout, nous étions tristes. Si nous tenons à affirmer notre fierté à refuser la barbarie, nous n'en éprouvons pas de satisfaction. Les animaux sont massacrés par milliards. On les tient pour muets, leurs cris ne comptent pas. Nous parlerons pour eux jusqu'à ce que le massacre cesse.

Nous sommes des animaux
solidaires de tous les animaux !

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des animaux et leurs petits....joli!

2 Mai 2010, 12:48pm

Publié par VGBIO

Petit moment tendresse.....

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REVUE SEMESTRIELLE DE DROIT ANIMALIER

2 Mai 2010, 12:31pm

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NOUVELLE REVUE:

REVUE SEMESTRIELLE DE DROIT ANIMALIER

vous pouvez télécharger ici gratuitement le numéro 2:

un intéressant dossier sur la corrida

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MAGNIFIQUES PHOTOS DE FOETUS D'ANIMAUX!

2 Mai 2010, 12:28pm

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Réalisé pour un documentaire pour National Geographic appelé « Extraordinary Animals in the Womb » par Peter Chinn. Celui-ci a utilisé un scanner à ultrasons en 3 dimensions et une micro caméra pour réaliser ces photographies hallucinantes ! Sans aucun doute les images de la vie prénatale les plus saisissantes qu’on ai jamais vu !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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