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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

PAS DE COSMETIQUES TESTES SUR LES ANIMAUX EN EUROPE

27 Septembre 2016, 23:55pm

Publié par VGBIO

ONE VOICE ET L’ECEAE SATISFAITES DE LA DÉCISION DE LA COUR DE JUSTICE DE L’UE

One Voice et la Coalition européenne pour mettre fin à l'expérimentation animale (ECEAE) se sont félicitées de la décision rendue le 21 septembre par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Cette dernière a en effet rejeté l'argumentaire de la Fédération européenne des ingrédients cosmétiques (EFfCI) qui avait obtenu le soutien du gouvernement français. Elle aurait permis aux entreprises de se soustraire à l'interdiction des cosmétiques testés et à leur commercialisation en expérimentant sur des animaux en vertu d'autres lois européennes ou étrangères, puis d'utiliser les données obtenues pour accéder au marché des cosmétiques de l'UE. Les associations exhortent à présent les régulateurs nationaux à s'assurer que la décision est bien appliquée dans toute l'UE.

L'affaire a été portée l'année dernière par l'EFfCI, qui représente la plupart des fabricants d'ingrédients cosmétiques en Europe [1]. La Fédération, soutenue par le gouvernement français, a fait valoir que les entreprises devraient être en mesure de vendre au sein de l'UE des cosmétiques contenant des ingrédients testés sur les animaux — pour autant que les tests aient été effectués nominalement dans le cadre de certaines législations autres que la Réglementation européenne sur les produits cosmétiques.

Cependant, la CJUE est aujourd'hui tombée d'accord avec un avis consultatif de l'avocat général de mars 2016 préconisant que la Cour refuse l'argumentaire de l'industrie et qu'une entreprise ne saurait s'appuyer sur des données issues de l'expérimentation animale (où qu'elles soient générées et à quelque fin que ce soit) pour assurer la sécurité d'un produit cosmétique [2]. La Cour a également rejeté les arguments du gouvernement britannique et de la Commission européenne qui auraient également beaucoup affaibli l'interdiction des tests sur les animaux.

En décembre 2015, la Coalition, dont One Voice est la représentante pour la France, a présenté un argumentaire à la Cour contre les tentatives de l'industrie d'édulcorer l'interdiction historique des tests cosmétiques sur les animaux. La CJUE a aujourd'hui rendu plus difficile pour les entreprises le fait de vendre des produits cosmétiques au Royaume-Uni et dans l'UE si ceux-ci ont été expérimentés sur des animaux ailleurs dans le monde [3].

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Cette tentative de l'EFfCI montre une fois de plus l'importance de rester vigilants, d'autant plus en France où le gouvernement a encore affiché clairement sa position. La décision prise par la Cour est une vraie victoire de l'éthique. La souffrance des animaux importe peu à certains industriels, quelles que soient les avancées de la science. Aujourd'hui une vraie justice a été appliquée et elle est de bon augure pour l'avenir. »

Dans le but d'aider le marché des cosmétiques dans l'UE, les entreprises ont déjà essayé de recourir à l'expérimentation animale en vertu d'autres lois européennes telles que le programme de sécurité chimique REACH, ce qui sape l'esprit d'interdiction des tests cosmétiques. L'EFfCI a tenté de limiter l'interdiction en l'appliquant seulement aux cas où l'expérimentation animale était spécifiquement réalisée dans l'esprit de la Réglementation sur les cosmétiques (ce qui ne concernait pratiquement aucun test).

 

NOTES :

[1] L'affaire a été portée par la Fédération européenne des ingrédients cosmétiques (EFfCI), techniquement contre le ministère des Entreprises, de l'Innovation et des Compétences du Royaume-Uni. Elle a été renvoyée devant la Cour européenne de justice par la Haute Cour de Londres et affecte l'interprétation dans toute l'Union européenne. Les recommandations de l'avocat général ne lient pas la Cour mais sont acceptées dans la majorité des cas.
[2] http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=183602&pageIndex=0&doclang=en&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=641808
[3] Le maintien de l'interdiction des tests cosmétiques sur les animaux et de leur commercialisation dans la période post-Brexit sera l'une des nombreuses questions qui se poseront au gouvernement britannique. Pour le moment, le Royaume-Uni est lié par cette décision.

PAS DE COSMETIQUES TESTES SUR LES ANIMAUX EN EUROPE

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ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

27 Septembre 2016, 12:06pm

Publié par VGBIO

Objet : arrêté autorisant la destruction de loups

Monsieur le Maire,

Le collectif CAP Loup regroupe 37 associations de protection de la nature et des animaux, réunies pour agir en faveur de la protection du loup, pour assurer la présence de l’espèce en France et permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines.

Nous avons pris connaissance de votre arrêté du 22 septembre 2016, autorisant pour une durée de 6 mois sur le territoire de Prévenchères :

  • « à la fois les tirs de défense, de défense renforcée, de prélèvement et de prélèvement renforcé »,
  • les éleveurs à prendre « toutes les mesures utiles à l’encontre du loup et au besoin à procéder à l’abattage de loup »
  • les éleveurs « à procéder à tout piégeage sur l’espèce loup ».

Comme vous le savez, le loup est une espèce strictement protégée, tant par le droit européen et international, que par le droit français. Toute dérogation à ce statut doit respecter les dispositions législatives et réglementaires, et plus précisément celles découlant de l’arrêté ministériel du 30 juin 2015.

Votre décision est donc entachée de multiples illégalités, tant sur le point de la compétence que du respect des conditions d’autorisation des tirs, et des moyens de destruction autorisés. L’adoption volontaire d’un arrêté grossièrement illégal par un élu local, dépositaire de l’autorité publique, est inacceptable dans un État de droit.

Nous souhaitons par la présente vous rappeler, et informer vos concitoyens que si un loup était abattu, le tireur – ou le piégeur serait passible, en application de l’article L.415-3 du code de l’environnement, de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Cette peine serait portée à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende si ce délit était commis en bande organisée (L.415-6 du même code).

Vous même, en ayant directement provoqué l’auteur à commettre ce délit, seriez, en application de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881, considéré comme complice du délit et passible des mêmes peines.

Nos associations demanderaient par ailleurs réparation civile du préjudice subi par cette destruction illégale, préjudice directement lié à l’illégalité fautive de cet arrêté, illégalité constitutive d’une faute engageant la responsabilité de la commune.

En conséquence, nous vous demandons d’abroger sans délai cet arrêté entaché de multiples illégalités, et de mettre fin d’urgence aux opérations de destruction actuellement en cours sur votre commune.

Nous vous rappelons enfin que les mesures de protection des troupeaux sont financées par la collectivité, laquelle indemnise également toutes les pertes attribuées au loup, que le troupeau soit protégé ou non. Il appartient aux éleveurs de souscrire à ces subventions, la mise en œuvre de ces mesures étant la seule issue vers une cohabitation apaisée de l’élevage avec ce prédateur naturel.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Le 26/09/2016
Les associations de CAP Loup

ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

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HOLLANDE VEUT FAIRE ERADIQUER LES BOUQUETINS DU BARGY

23 Septembre 2016, 00:26am

Publié par VGBIO

Reprise de l’abattage des bouquetins du Bargy :
M. Le Président, ne cédez pas à la facilité !

François Hollande cède-t-il aux pressions de la FNSEA, premier lobby agricole de France ? Son cabinet aurait ordonné à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) de procéder à l’élimination de tous les bouquetins survivants, passant au-dessus de la tête de ses ministres, les faisant ainsi renier leurs engagements du 12 mai 2016. S’agit-il de sécuriser l’électorat agricole en vue des présidentielles de 2017 au détriment de la biodiversité française ?

Des instructions ministérielles écrites, claires et équilibrées avaient pourtant été données au préfet de Haute-Savoie en mai dernier par Stéphane Le Foll, Ségolène Royal et Barbara Pompili. Elles s’appuyaient sur l’expertise des spécialistes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) préconisant de combiner l'euthanasie sélective de tous les bouquetins reconnus séropositifs et la vaccination des animaux sains. Une option certes de long terme mais la plus sûre pour la résolution de l’épizootie de brucellose sur le massif du Bargy.

Depuis, les deux établissements publics, l’ONCFS et l’Anses ont travaillé étroitement tout l’été pour mettre en place un protocole de vaccination. Ce revirement de situation, contraire à l’avis scientifique, risque de remettre en cause durablement la sortie de crise et d’enliser définitivement le conflit entre éleveurs et protecteurs de la nature.

A ce jour, plus de 430 bouquetins ont été abattus dans le massif, dont une forte proportion d'animaux sains. Il y a eu un seul cas de brucellose en 17 ans - pour lequel la responsabilité des bouquetins n’est pas établie - et le risque de transmission de cette infection est nul ou quasi-nul pour tous les experts qui se sont penchés sur la question. Ils ont également affirmé que les tentatives d’abattages massifs et indiscriminés se solderaient probablement par la dissémination de la maladie sur les massifs avoisinants, risquant d’aggraver la situation.

Pour les associations : « Monsieur le Président, ne cédez pas à la facilité ! Si cette décision devait être confirmée, ce sont des années de travail des acteurs locaux pour une cohabitation apaisée entre la faune sauvage et le pastoralisme dans nos montagnes qui seraient anéanties ». La préservation des 200 bouquetins sains qui restent sur le massif du Bargy constitue un objectif de cohérence de préservation du capital nature de la France et pas seulement pour ceux qui militent comme la FRAPNA, FNE, Humanité et Biodiversité, l’ASPAS et la LPO.

 

HOLLANDE VEUT FAIRE ERADIQUER LES BOUQUETINS DU BARGY

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LES FRANCAIS ONT PEUR DE LA CHASSE

19 Septembre 2016, 16:57pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse commun, le 19/09/2016

Les Français ont peur de la chasse


La majorité des Français ne se sent pas en sécurité dans la nature en période de chasse, comme le prouve ce récent sondage IFOP réalisé à la demande de l’ASPAS et de One-Voice, du 12 au 14 septembre 2016. Il confirme que 8 Français sur 10 souhaitent que le dimanche devienne un jour non chassé, et révèle que 9 sur 10 sont favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse.

Un dimanche sans chasse ? La question ne divise pas ! 78 % des sondés y sont favorables (contre 54 % en 2009) (1). Une demande qui n’est pas portée par des « bobos écolos urbains » tant vilipendés par le monde de la chasse, mais bien par 76 % de la population vivant en milieu rural.

Les accidents de chasse restent un sujet tabou en France. Pourtant, aucune autre activité de loisir que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique.
Ce week-end en Loire-Atlantique, une femme a pris une balle de sanglier dans la cuisse, pendant qu’elle jardinait. Un accident qui est survenu alors que l’ouverture de la saison de chasse au gibier ne débutait que le lendemain dans ce département !
Sur les 71 % de Français fréquentant régulièrement la nature (plusieurs fois par mois), 61 % ne se sentent pas en sécurité lors de leurs sorties, en période de chasse.

L’an dernier, près de 2 victimes sur 10 n’étaient pas chasseurs. La mort de Samuel (20 ans) en Isère, puis celle de Gaël (43 ans) en Haute-Savoie avaient souligné une nouvelle fois la difficile cohabitation de l’activité chasse avec toutes les autres activités de plein air.

Depuis 1982, il n’existe plus de périmètre de sécurité autour des habitations (2). En 2003, l’obligation d’un jour national sans chasse par semaine était supprimée par Roselyne Bachelot. Il n’existe pas de validation régulière des connaissances ni des aptitudes physiques des chasseurs, et les contrôles d’alcoolémie ne sont pas possibles pendant un acte de chasse : un laxisme que la majorité des Français trouvent injustifié.
Il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui, 91 % de nos concitoyens soient favorables à une réforme de l’organisation et de la réglementation sur la chasse pour l’adapter à la société actuelle !

Depuis plus de 20 ans, l’ASPAS demande aux divers gouvernements une mesure simple et démocratique du partage de l’espace entre un petit million de chasseurs et la majorité des citoyens : la trêve de la chasse le dimanche. Vous avez dit lobby ?

Télécharger le sondage:

http://www.aspas-nature.org/wp-content/uploads/Sondage-ASPAS-One.Voice_.pdf

Signer la pétition pour l'arrêt de la chasse le dimanche

http://www.mesopinions.com/petition/animaux/arret-chasse-dimanche/15814
 

(1) Sondage IFOP/ASPAS réalisé en juillet 2009.
(2) Extrait de Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus « Depuis la circulaire Deferre du 15 octobre 1982, les préfets sont invités à ne plus interdire la chasse dans un périmètre autour des habitations, mais à réglementer le tir en direction de ces habitations. Ainsi, les tirs « à portée de fusil » ou à moins d’une certaine distance (de 150 mètres bien souvent) sont généralement interdits en direction des « habitations, routes et chemins publics, voies ferrées et emprises des chemins de fer, des lignes électriques, des aéroports, des lieux de réunions publiques et des stades. Dans ce cadre, rien n’empêche les chasseurs d’être adossés à une maison et de tirer vers l’extérieur ! » (Voir le communiqué de presse du 5/09/2016)

LES FRANCAIS ONT PEUR DE LA CHASSE

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le lobby chasse impose sa loi aux politiques

19 Septembre 2016, 14:44pm

Publié par VGBIO

Vérité sur la chasse 10/10 : le lobby chasse impose sa loi aux politiques

En cette période pré-électorale, il est important de rappeler à quel point les responsables politiques de tous bords sont à genoux devant le lobby de la chasse, au mépris de la nature et de sa protection, et de la majorité des citoyens, qui sont défavorables à ce loisir brutal (Sondages IFOP ASPAS de juillet 2009 et octobre 2010, sondage du collectif pour le dimanche sans chasse de janvier 2016).

Le plus puissant groupe de l’Assemblée nationale, loin devant les autres est le groupe « Chasse ». En 2016, 115 élus sont membres du groupe chasse, contre 31 au groupe maladie orpheline, 60 au droit de l’enfance et protection de la jeunesse, 40 pour la protection des animaux. De fait, les lois et les arrêtés qui encadrent la chasse vont tous dans le sens de ses adeptes. Quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place, les chasseurs reçoivent des « cadeaux » en période électorale. Ce sont en général des allongements des périodes de chasse totalement illégaux.

Puissance financière et politique influente, la chasse paie à prix d’or un lobbyiste professionnel pour faire pression sur les députés et les sénateurs et qui a, selon la Cour des comptes, « des contacts hebdomadaires avec les conseillers du Premier ministre et du président de la République ».

Peu de lobbies disposent d’une telle proximité avec le pouvoir.

À la base, la force de frappe du lobby cynégétique vient d’une organisation non démocratique datant de 1941. L’adhésion obligatoire à la seule fédération des chasseurs permet aux dirigeants non seulement de parler au nom de tous, mais également d’empocher la totalité des droits d’adhésion. Alimentées par cette manne, les fédérations de chasse se sont organisées pour exercer un lobbying très actif qui va de l’élu local aux ministères et à la présidence de la République. Cette position de monopole permet aux chasseurs de faire pression sur des élus surtout soucieux de leur réélection.

Constamment en baisse, les chasseurs ne sont plus qu’un million en France, c’est-à-dire quasiment la moitié du nombre de végétariens. La sensibilité à la souffrance animale évolue, nos rapports à la nature aussi. Seuls, les politiques n’évoluent pas, et sous-estiment le pouvoir électoral des écologistes silencieux. Aimant les actions collectives, l’ASPAS soutient les manifestations, les pétitions et autres pressions initiées ça et là en France pour faire bouger les choses, comme elle le fait avec efficacité depuis plus de 30 ans.

Le combat pour la nature continue !

le lobby chasse impose sa loi aux politiques

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La chasse en France, c'est 30 millions d'animaux, par an, massacrés pour le plaisir

17 Septembre 2016, 18:12pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 17/09/2016

10 vérités sur la chasse en France :
Vérité 9/10
La chasse en France, c'est 30 millions d'animaux,
par an, massacrés pour le plaisi
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Cette année encore, 30 millions d’animaux sauvages vont périr sous les balles des chasseurs en France, sur le coup ou après une lente agonie. La chasse « à la française » est celle de tous les records :


• Avec 30 millions d’oiseaux et mammifères abattus sur son territoire chaque année (1), la France surpasse tous les autres pays européens. Sur les 100 millions d’oiseaux abattus chaque année par les chasseurs en Europe, 25 millions d’oiseaux, soit le quart, le sont en France ! (2)

• Celui du nombre d’espèces chassables : 91 ! Beaucoup plus que chez nos voisins européens (18 espèces chassables en Belgique, 47 en Italie, 35 en Suisse, …).

• Celui des périodes de chasse les plus longues, des dérogations les plus nombreuses, permettant de chasser des espèces rares et même protégées par la loi (loups, bouquetins…), et sans doute du lobby chasse le plus lourd d’Europe.

• Celui des aberrations scientifiques. Parmi ces espèces chassables, certaines peuvent être classées « nuisibles » et détruites toute l’année. Or, cette notion de « nuisibilité », sans fondement scientifique, change au gré des lois et sert d’abord à chasser toute l’année.

L’ASPAS se bat depuis plus de 30 ans contre la notion antiscientifique d’animal « nuisible ». Par ses actions juridiques incessantes contre une telle absurdité, elle a déjà sauvé plus de 500 000 animaux !

(1) Sans prendre en compte les animaux blessés et non retrouvés… et ceux qui seront abattus quelques heures seulement après leur lâcher dans les chasses en enclos.

(2) Source : BerichtezumVogelshutz / Committee Against Bird Slaught
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La chasse en France, c'est 30 millions d'animaux, par an, massacrés pour le plaisir

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Les chasseurs détruisent la biodiversité avec notre argent

16 Septembre 2016, 17:42pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 16/09/2016

10 vérités sur la chasse en France :
Vérité 8/10
Les chasseurs détruisent
la biodiversité avec notre arge
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Les chasseurs paient des taxes parce qu’ils prélèvent une partie de notre patrimoine naturel : la faune sauvage, « bien » commun à tous les citoyens. Cet argent parafiscal, comme celui de tout impôt, devrait donc revenir à l’ensemble des contribuables par le biais de l’État. Ça n’est pas tout à fait le cas.

En effet, une proportion conséquente est reversée aux fédérations des chasseurs et à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), établissement public dont le fonctionnement n’est quasiment plus public, mais principalement voué au loisir « chasse ». La trésorerie de la chasse tourne quasiment en circuit fermé, alors que tous les contribuables y injectent de l’argent au travers des subventions reversées par l’État et les collectivités publiques.

La France doit également payer des amendes colossales à cause des dérives de ses chasseurs. Elle a déjà été condamnée, notamment en 1988 par la Cour européenne de justice, pour sa complicité envers le braconnage des bruants ortolans. En 1999, devant la mauvaise foi avérée de la France, une nouvelle condamnation est prononcée, avec cette fois une astreinte de 142 425 € par jour. Tout cela avec une partie de notre argent, deux fois dilapidé : il est perdu à cause de la mauvaise conduite des chasseurs, et il ne servira pas à protéger des espaces sauvages utiles à tous.

Avec un petit million d’effectifs, les chasseurs représentent moins de 2% des citoyens, mais leurs pouvoirs financiers et politiques sont tels qu’ils se comportent trop souvent comme des vandales de la nature… sans concertation, et avec notre argent.

Les chasseurs détruisent  la biodiversité avec notre argent

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CHASSE: TUER des animaux coincés dans des enclos, c’est LÉGAL !

16 Septembre 2016, 15:01pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 15/09/2016

10 vérités sur la chasse en France :
Vérité 7/10
TUER des animaux coincés
dans des enclos, c’est LÉGAL
!

En France, toute l’année, on peut tuer des animaux sauvages coincés dans des enclos. Sans aucune possibilité de fuite, ils n’ont d’autre issue que celle de la mort, traqués par des chasseurs en manque de bravoure, équipés d’arcs ou d’armes à feu.

Ces chasses commerciales privées très lucratives attirent de nombreux amateurs de violence, venus même de l’étranger. Très répandue, cette pratique sanglante, mais légale, de la chasse est sans limite et sans contrôle : les agents de la police de la chasse ne peuvent intervenir que pour le contrôle du permis de chasser. Non seulement on peut blesser impunément des animaux captifs avec des flèches ou des balles, mais on peut aussi s’amuser à des sortes de jeux du cirque. Du moins, on pouvait. Grâce aux actions de l’ASPAS, l’une de ces chasses en enclos particulièrement violente, qui se pratiquait avec des chiens de type molossoïde, a déjà été officiellement interdite.

En novembre 2014, des sangliers coincés dans des enclos étaient jetés en pâture à des dogues argentins, dans le cadre d’un concours organisé par un établissement de chasse commerciale. L’ASPAS avait alors alerté les différents services de l’État qui n’avaient pas jugé utile de faire cesser cette barbarie. Jouant sur une imprécision de la réglementation (seule l’utilisation des lévriers était clairement interdite), ces pratiquants n’enfreignaient pas moins le code de l’environnement qui n’autorise pas ce mode de chasse sans fusil, où les animaux sont mis à mort par les chiens, ou achevés à l’arme blanche.

L’ASPAS, qui avait porté plainte pour chasse illégale et acte de cruauté, avait permis de mettre au grand jour l’existence de telles pratiques et de faire pression sur les autorités. L’administration, dos au mur, s’est enfin résolue à interdire officiellement « l’emploi des (…) chiens molossoïdes pur sang ou croisés, ainsi que des chiens classés comme dangereux au sens de la réglementation », dans un arrêté ministériel du 21 mai 2015.

Des souffrances en moins, et une impunité du monde cynégétique en moins grâce à l’ASPAS !
Parfois, nous sommes très fiers de nous…

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CHASSE: TUER des animaux coincés dans des enclos, c’est LÉGAL !

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LES ASSOCIATIONS FAROUCHEMENT OPPOSEES AUX ORIENTATIONS DE L'ETAT CONCERNANT LES LOUPS

14 Septembre 2016, 20:27pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse CAP Loup, le 14 septembre 2016

Non, les associations ne cautionnent pas
les orientations de l'État dans le dossier loup

Pendant que le président du Groupe national loup raconte des bobards à la radio sur les indemnisations des éleveurs, la secrétaire d’État à la biodiversité prétend que « tout le monde est content » des tirs de loups projetés par l’État. Les associations de CAP Loup réaffirment leur total désaccord, et entendent rétablir la vérité.

C’est un point clé du dossier loup : lorsqu’un éleveur subit une perte dans son troupeau, elle est classée par défaut en « loup non exclu » dès lors qu’aucune autre cause ne peut être prouvée (dérochement, chien…). L’éleveur est alors indemnisé sans condition, comme le précise cette circulaire officielle. Ainsi l’éleveur bénéficie gratuitement d’une sorte d’assurance tous risques.

Pourtant, le 12 septembre sur la radio Alpes 1, Christophe Castaner, président du très officiel Groupe national loup, a prétendu que les éleveurs ne sont indemnisés que s’ils ont protégé leur troupeau. Mensonge ! Les éleveurs sont indemnisés même si leur troupeau n’est pas protégé. M. Castaner a aussi indiqué que les mesures de protection du bétail subventionnées faisaient l’objet d’une « évaluation constante de leur efficacité ». Cette affirmation est grotesque, dans la mesure où l’État ne vérifie même pas sur le terrain si ces moyens sont bien mis en œuvre, ni s’ils sont appropriés.

Nos associations demandent depuis des années que les éleveurs qui ne protègent pas leur bétail ne soient pas indemnisés en cas de prédation. Nos associations demandent aussi que l’État vérifie que les moyens de protection subventionnés soient adaptés et bien mis en place.

Le 13 septembre à Barcelonnette (04), Barbara Pompili a expliqué qu’un projet d’étude sur le loup programmée par l’État a été présenté le 7 juillet à Paris et que « tout le monde était content qu’on parte dans cette direction ». C’est faux : les représentants de nos associations présents à cette réunion ont clairement indiqué leur désaccord. En effet, le projet présenté par la secrétaire d’État vise essentiellement à définir un « niveau de viabilité de la population de loups » en vue de définir une « régulation ». La direction choisie est celle d’une augmentation des tirs de loups, sans qu’aucune de nos demandes pour l’amélioration de la protection du bétail ne soit prise en compte.

Notre désaccord avec la gestion du dossier loup menée par l’État est sans équivoque : dès le mois de juillet, trois de nos associations (ASPAS, Ferus, One Voice) ont déposé un recours contre l’arrêté ministériel du 5/7/16 qui autorise l’abattage de 36 loups pour l’année 2016-2017.


Les associations CAP Loup

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LES ASSOCIATIONS FAROUCHEMENT OPPOSEES AUX ORIENTATIONS DE L'ETAT CONCERNANT LES LOUPS

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On chasse TOUS LES JOURS, même dans les PARCS NATURELS !

14 Septembre 2016, 20:24pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 14/09/2016
10 vérités sur la chasse en France :

Vérité 6/10
On chasse TOUS LES JOURS,
même dans les PARCS NATURELS
!

Ce que l’on appelle l’« ouverture générale » est seulement celle de la chasse à tir (armes à feu et arcs) et au vol (fauconnerie). La chasse s’ouvre en 2 temps du sud au nord de la France, dès septembre (août pour l’Alsace) jusqu’à fin février.

Cependant, la période « normale » est truffée de rallonges et, pour certains animaux, il n’existe aucune trêve. L’enchevêtrement des périodes de chasse, selon les espèces et les différents modes de chasse, est assez complexe. Mais il permet d’aboutir à un constat très simple : on peut chasser tout au long de l’année, même de nuit ! En effet, la définition administrative du jour ne correspondant pas à la luminosité réelle, les chasseurs peuvent tirer dans l’obscurité.
Se rajoutant aux périodes de chasse à rallonge, des battues administratives sont possibles toute l’année, de jour comme de nuit, en groupe et même organisées par des tireurs solitaires.
La chasse peut être pratiquée dans la majorité des réserves naturelles. Quant aux parcs naturels régionaux, elle n’y est jamais interdite. En France, sous la pression des lobbys, les lois sur la protection des espaces ont été progressivement vidées de leur substance et ne signifient plus rien.

Dans les « zones coeur » des parcs nationaux, la chasse est en principe interdite. En principe seulement. Sous la pression des chasseurs locaux, le parc national des Cévennes, a dû dresser une liste des personnes autorisées à la pratiquer. Dans le parc national des Calanques de Marseille, les chasseurs non contents de pouvoir y pratiquer leur loisir, sont aussi autorisés à y lâcher du gibier d’élevage ou encore à y attraper des oiseaux à la glu (cf vérité 5 - chasses traditionnelles). Ce ne sont pas les espaces qui sont protégés, c’est la chasse.

Pour pallier l’incurie de l’État, l’ASPAS acquiert des espaces qu’elle libère de toute chasse et de toute exploitation, et qu’elle laisse en libre évolution : les Réserves de vie sauvage®. Jacques Perrin, qui est notre parrain, a déjà inauguré deux de ces magnifiques espaces dédiés à la vraie nature.

On chasse TOUS LES JOURS, même dans les PARCS NATURELS !

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