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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Castration à vif des porcelets: campagne d'affichage censurée en Bretagne

3 Septembre 2016, 14:19pm

Publié par VGBIO

La campagne d'affichage de l'association welfarm contre la castration à vif des porcelets a été suspendue à Brest vendredi 26 août après 3 jours de présence et déprogrammée à Rennes, Saint-Brieuc et Langueux. Ce sont pas moins de 200 affiches qui ne seront pas collées sur les panneaux bretons.

DES GROUPES DE PRESSION FONT ANNULER la CAMPAGNE D’AFFICHAGE !

Dans le cadre de sa campagne #COUIC2018, WELFARM a lancé mercredi 24 août dernier une campagne d’affichage dans l’ouest de la France. Débutée à Brest, cette opération d’affichage a été suspendue le vendredi 26 août par l’afficheur suite à des pressions locales exercées par certains acteurs du monde agricole et relayées par des politiques.

QUELLE HONTE! le lobby de l'élevage a frappé! ils peuvent le faire, mais les gens doivent l'ignorer! diffusons un max!

 

Cette affiche (voir ci dessous) montre un porcelet effrayé, qui va être castré à vif sans anesthésie, comme les éleveurs sadiques le font en Bretagne (et ailleurs! mais les élevages de porcs sont surtout concentrés en Bretagne........)

 

tous les détails ici:

Les affiches ont été retirées du réseau d’abribus et de tramway de Brest avant le terme prévu de la campagne d’affichage, sans l’accord de l’association WELFARM.
La campagne devait se dérouler du 24 août au 20 septembre dans différentes villes de Bretagne, mais en raison des menaces dont il a fait l’objet, l’afficheur a également décidé d’annuler l’opération d’affichage dans les villes de Langueux, Saint-Brieuc et Rennes.

Une campagne et une opération d’affichage visant avant tout à ouvrir un dialogue

Aujourd’hui, 85% des porcs mâles élevés en France sont castrés sans anesthésie alors même que des alternatives à cette pratique douloureuse existent et sont prédominantes dans plusieurs pays européens. En France, face à l’immobilisme des différentes parties prenantes, l’association WELFARM a lancé, en mai 2016, une campagne de sensibilisation du grand public et de mobilisation des acteurs de la filière.
Dans le cadre de cette campagne, WELFARM a entamé une démarche de dialogue avec les principaux distributeurs et industriels de l’agroalimentaire, mais également avec les principaux groupements d’éleveurs de la filière porcine. Les échanges avec les éleveurs rencontrés par l’association, se sont bien déroulés, mais un grand nombre d’entre eux n’ont pas souhaité s’engager à court ou moyen terme à mettre fin à la castration à vif des porcelets.
Alors que plus de 70% des élevages de porcs se situent dans le grand Ouest, l’objectif de la campagne d’affichage de l’association WELFARM était ainsi d’interpeler les professionnels de la filière au plus près de chez eux, pour les convaincre de la nécessité d’abandonner la castration à vif des porcelets et de privilégier les alternatives à cette mutilation.

Des menaces et des pressions font annuler la campagne de WELFARM après 3 jours d’affichage

Après 3 jours d’affichage, WELFARM a été informée que son afficheur avait reçu des menaces d’acteurs locaux issus du monde agricole et politique. L’afficheur a immédiatement décidé, sans l’accord de WELFARM, de retirer les affiches du réseau d’abribus et de tramway de Brest, et d’annuler les opérations d’affichage #COUIC2018 prévues courant septembre à Langueux, Saint-Brieuc et Rennes.
Ces réactions immodérées apparaissent en décalage avec la démarche de dialogue entamée par WELFARM et avec le ton purement informatif de ses affiches. WELFARM dénonce avec vigueur la volonté de priver l’association d’un accès à des espaces publicitaires publiques et donc de la possibilité d’informer le grand public sur une pratique d’un autre âge.

Une campagne d’affichage financée par une opération de crowdfunding

Pour réaliser cette opération d’affichage, l’association avait organisé une opération de financement participatif sur la plateforme Ulule au mois d’août. Une opération réussie, puisque l’objectif de 5000 € avait été atteint bien avant le temps imparti.
L’annulation de cette campagne d’affichage paraît d’autant moins légitime qu’elle avait été soutenue par le grand public. De plus, la pétition de WELFARM demandant l’arrêt de la castration à vif des porcelets a déjà recueilli plus de 120 000 signatures.
Cette situation ne fait que renforcer la détermination de WELFARM, et l’association continuera à agir pour mettre un terme à la castration à vif des porcelets en France.

Vous pouvez nous aider à y parvenir :

  1. En partageant cet article ou notre post Facebook sur les réseaux sociaux
  2. En imprimant l'affiche de la campagne et en la distribuant autour de vous
  3. En commandant gratuitement le kit militant de la campagne à l'adresse benevoles@welfarm.fr
  4. En allant sur le site couic2018.fr pour signer notre pétition et écrire aux acteurs réticents !

 

Pour plus de renseignements sur la castration à vif des porcelets, rendez-vous sur couic2018.fr.

 

 

 

 

 

 

 

 

Castration à vif des porcelets: campagne d'affichage censurée en Bretagne

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Transport des veaux non sevrés : souffrance garantie

19 Août 2016, 16:30pm

Publié par VGBIO

un article de CIWF:

La France est le 2ème exportateur européen de veaux non sevrés. Cette enquête révèle les terribles conditions de transport de ces jeunes animaux vulnérables, en violation de la réglementation européenne. Ces veaux âgés de seulement 10 jours sont transportés sur des distances pouvant atteindre près de 3000 km et plus de 40h de route. Il ressort clairement de cette enquête que les jeunes veaux souffriront tant que ces longs transports continueront. Exigez leur interdiction.

Une enquête de longue haleine

En 2015, plus d’1,3 millions de veaux non sevrés ont été transportés entre les pays européens. Issus de l’industrie du lait, les veaux mâles qui ne produiront pas de lait ou les femelles qui ne serviront pas au renouvellement du cheptel, sont vendus pour un prix dérisoire, entre 10 et 150€. La majorité des veaux partent d’Allemagne, de France, de Pologne ou d’Irlande, pour être engraissés notamment aux Pays-Bas, en Italie ou en Espagne. Sur une période de deux ans, nos partenaires Tierschutzbund Zurich et Animal Welfare Foundation ont enquêté sur les transports longues distances des veaux non sevrés, depuis leurs points de départ, les élevages laitiers et les marchés aux bestiaux, jusqu’à leurs destinations : des centres d’engraissement. Ils ont suivi du début à la fin 10 transports, et 7 trajets impliquaient la France (point de départ, d’arrivée ou traversée du pays). Le constat est sans appel.

Les découvertes de cette enquête

Cette enquête prouve qu’il est impossible de transporter des veaux non sevrés durant plus de 8h en respectant le bien-être animal. La souffrance des animaux est inévitable durant les transports longues distances et la réglementation européenne n’est pas et ne peut pas être appliquée.

Les conditions de transport sont insupportables pour les veaux :

  • Ces jeunes animaux vulnérables sont aussi bien transportés par des températures en dessous de zéro que par une chaleur extrême.
  • Aucun camion n’était équipé d’un système d’abreuvement adapté pour les veaux non sevrés, qui devraient boire du lait tiédi ou un substitut de lait.
  • Au cours des voyages qui durent souvent plus de 25 heures, ils ne sont jamais nourris à bord des véhicules
  • Les camions sont parfois surchargés, et il n'y a jamais assez d'espace en hauteur. Les animaux ne peuvent pas tenir leur tête droite ou se coucher pour se reposer.
  • Les veaux subissent trop souvent le traitement brutal des employés : tirés par la queue ou les oreilles, ou encore battus avec des bâtons lors des déchargements.
  • En route, les veaux déjà faibles, deviennent malades ou se blessent. Les plus affaiblis meurent pendant le trajet, d’autres dans les jours qui suivent leur arrivée dans le centre d'engraissement.

La réglementation européenne sur le transport des animaux est systématiquement violée pour les animaux non sevrés : l’alimentation correcte des veaux non sevrés est techniquement impossible.

Merci de demander à Stéphane Le Foll d’interdire les transports longues distances de veaux non sevrés.

https://action.ciwf.fr/ea-action/action?ea.client.id=1758&ea.campaign.id=54755&utm_campaign=transport&utm_source=actionemail&utm_medium=email&ea.url.id=677878#takeaction

Transport des veaux non sevrés : souffrance garantie

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PETIT OURS S'AMUSE BIEN!

7 Août 2016, 15:11pm

Publié par VGBIO

allez, un peu de plaisir aujourd'hui en regardant cette vidéo à mourir de rire!

enjoy!

PETIT OURS S'AMUSE BIEN!

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Vigiloup : Protégez les loups en vous promenant !

4 Août 2016, 17:15pm

Publié par VGBIO

Vous voulez aider les loups, vous aimez vous promener? joignez l'utile à l'agréable et donnez des infos à l'ASPAS:

Le site de l'ASPAS recense les zones où des « tirs de prélèvement » et « tirs de défense renforcée » de loups sont autorisés.

détails des secteurs ici:

http://www.aspas-nature.org/campagnes/protection/connaissance-et-protection-des-loups/vigiloup-protegez-loups-promenant/

Voir les explications sur les tirs, définitions et gradation

Toute information sur ces secteurs nous intéresse : présence de tireurs, de la brigade « anti-loup », présence ou absence de troupeaux, niveau de protection des troupeaux…

Envoyez vos informations à vigiloup@aspas-nature.org

Votre seule présence pacifique sur les lieux peut aussi être utile ! Présence prudente (vis à vis des tirs en cours et des chiens de protection des troupeaux) et dans le respect des propriétés privées.

Nota : les « tirs de défense » simples ne sont pas recensés ici car ordonnés sur la plupart des communes où le loup est présent (763 la saison dernière !!).

Vigiloup : Protégez les loups en vous promenant !

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DES VICTOIRES POUR LES ANIMAUX

1 Août 2016, 18:11pm

Publié par VGBIO

c'est si rare qu'il faut bien les souligner ces quelques avancées vers moins de cruauté!

alors, ce soir, je regroupe 3 bonnes nouvelles annoncées ces temps dernier:

1- La corrida définitivement radiée du patrimoine immatériel de la France:

L’association des villes taurines et l’Observatoire national des cultures taurines avaient réussi à obtenir en 2011 l’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine immatériel français, décision annulée en juin 2015 par la cour administrative de Paris.

Les deux organisations pro-corrida avaient alors émis un pourvoi afin de contester cette annulation.

La cour administrative de Paris vient de rejeter ce pourvoi, la corrida est radiée définitivement de l’inventaire du Patrimoine immatériel de la France !

http://www.anticorrida.com/actu/corrida-radiee-patrimoine-culturel-francais-conseil-detat-confirme/

2- La dissection à nouveau interdite dans les collèges et lycées:

elle avait été interdite en 2014, puis réautorisée il y a quelques mois, suite aux protestations du SNES (principal syndicat enseignant!!!!!!!!) et c'est suite aux mobilisations des associations comme antidote europe,  qu'elle est à nouveau INTERDITE.

Ministère contre syndicat, c’est le premier qui remporte cette troisième manche sur la possibilité ou non de disséquer des souris au collège et au lycée. Antidote Europe félicite Madame Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, d’avoir rappelé : « Il n’est plus procédé à des dissections d’animaux morts élevés à seule fin d’expériences scientifiques ». Le 21 juillet 2016, le Bulletin officiel publiait le texte adressé par la ministre aux recteurs, inspecteurs et enseignants le 8 juillet dernier (http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=104634).

voir les détails ici:

http://antidote-europe.org/pas-de-souris-college/

 

3- Les bouquetins du Bargy ne seront pas éradiqués

Afin de lutter contre une épizootie de brucellose, le 1er octobre 2013, le préfet de la Haute-Savoie signait un arrêté ordonnant l’abattage de tous les bouquetins de 5 ans et plus du massif du Bargy. Ces animaux emblématiques des Alpes sont protégés et interdits de chasse. Le jour-même, le massif était bouclé par la gendarmerie. Le lendemain soir, on dénombrait 197 bouquetins morts (dont beaucoup n’étaient pas malades).D'autres seront abattus ensuite, amenant le nombre des massacrés à 224 !!!!!!!!!

Des particuliers et assocaitions déposaient alors un recours (ASPAS et ONE VOICE)

après plus de deux ans et demi d’attente, le jugement vient de tomber : l’arrêté est annulé. Au moins 224 bouquetins ont donc été abattus illégalement par l’Etat, mais cette décision indiffère les institutions: aucun responsable politique n’est condamné pour ces 224 abattages... 

voir tous les détails sur ce blog, dont l'auteur s'est battu contre ce massacre depuis le début:

http://lebruitduvent.overblog.com/2017/06/bouquetins-du-bargy-la-justice-donne-raison-a-notre-colere-226-abattages-illegaux.html

DES VICTOIRES POUR LES ANIMAUX

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2 CHATS, 1 BOL, la suite en image............

28 Juillet 2016, 22:44pm

Publié par VGBIO

hilarant!

2 CHATS, 1 BOL, la suite en image............

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Dérochement de 132 brebis à Luz (65) : Les questions qui dérangent

28 Juillet 2016, 15:47pm

Publié par VGBIO

Communiqué Pays de l’Ours-ADET / FERUS, 22 juillet 2016.

132 brebis sont mortes d’une chute dans un secteur extrêmement escarpé à Luz Saint-Sauveur dans la nuit du 1er au 2 juillet 2016. Les associations anti-ours et éleveurs locaux ont immédiatement et habilement orchestré une campagne médiatique de mise en cause et de dénigrement de l’ours.

Or, la Commission des dégâts d’ours du Parc National vient de décider d’indemniser ces bêtes « au bénéfice du doute », c’est à dire sans que l’expertise ait pu mettre en évidence la responsabilité de l’ours, pourtant présentée par les opposants comme évidente et indiscutable …

Maintenant que le dossier est clair, vient le temps des questions, y compris de celles qui dérangent :

  • Quid de la brebis mordue ?
    L’éleveur a maint fois mentionné aux médias des morsures sur une brebis comme preuve de la responsabilité de l’ours, mais rien de tel ne figure sur l’expertise. Il aurait pourtant été aisé pour un expert de distinguer s’il s’agissait de morsures d’ours ou de chien. Ces morsures ont elles seulement jamais existées ? Ou ont-elles été cachées aux experts de peur de la conclusion ? Dans les deux cas, l’éleveur a menti.
  • Sur quels éléments objectifs s’est basé la Commission Dégâts d’ours (CIDO) du Parc National pour indemniser ces bêtes ?
    Un ours était bien présent dans le secteur, repéré grâce aux pièges-photo du réseau ours brun. On ne peut pour autant en conclure qu’il est responsable du dérochement de ce troupeau. En effet, chacun des 30 ours présents dans les Pyrénées passe chaque nuit à proximité de troupeaux, heureusement sans faire systématiquement de dégâts, et encore moins de dérochement ! Sinon, nous en compterions 30 par jour, 210 par semaine, plus de 3 000 par été … !
    Or, on ne recense que trois dérochements indemnisés en Pyrénées occidentales depuis 2001, et tous ont été indemnisés « au bénéfice du doute », c’est à dire sans que l’ours n’ait pu être mis en cause …. Idem en Ariège en 2014. La probabilité que l’ours soit responsable est donc très faible. La décision n’a t-elle pas plutôt était prise sous la pression des opposants à l’ours que sur le dossier des experts ? Leur donner ainsi raison ne revient-il pas à les encourager dans leurs mensonges, leurs prises de position radicales et leurs manifestations violentes ?
    Les effets ne se sont pas fait attendre : le jour même, d’autres éleveurs des Hautes-Pyrénées demandaient l’indemnisation de bêtes mortes sans trace de prédation, juste parce qu’un ours est passé dans le secteur …
  • Qu’a fait l’éleveur après avoir été informé à l’avance de la présence de l’ours par le système d’alerte en temps réel mis au point par l’ONCFS et le Parc National ?
    A t-il pris quelque mesure que ce soit pour rassembler et protéger son troupeau ? Non, rien !
    A quoi donc sert ce système d’alerte que l’on nous présentait comme la solution pour apaiser le climat et permettre une meilleure cohabitation ?
  • Enfin, (mais pas la moindre), que faisaient les brebis depuis plus de 10 jours dans cette zone hyper-dangereuse ?
    Plusieurs témoignages de bergers les y ayant vues convergent : « Ours ou pas ours, elles n’avaient rien à faire là, c’est beaucoup trop dangereux ! »
    Et c’est tellement vrai qu’il a fallu aux experts un hélicoptère pour accéder à la zone …
    Rappelons que 80% de la mortalité des brebis en estive sont dus à des chutes accidentelles …
    Est-il bien raisonnable d’indemniser ainsi sans broncher sur des fonds publics un préjudice que l’éleveur n’a rien fait pour éviter, ni de manière préventive, ni-même en étant informé de la présence d’un ours ?

Il ressort de tout ça que l’ours a bon dos, et que l’indemnisation « au bénéfice du doute » est de plus en plus détournée en une assurance « tous risques ».
On peut comprendre qu’un éleveur cherche à être indemnisé d’un tel drame, et malheureusement le seul moyen de l’obtenir est de mettre l’ours en cause, mais la répétition de ces abus met en péril le système d’indemnisation qui ne pourra pas perdurer ainsi longtemps.
Il ne restera peut être plus pour longtemps le système d’indemnisation le plus rapide, le plus complet et le plus généreux d’Europe, ce qu’il est actuellement.

Ce jour là, c’est l’ensemble des éleveurs, particulièrement ceux qui font l’effort de protéger leur troupeau, qui pâtira des abus et de l’attitude irresponsable de quelques-uns.

Dérochement de 132 brebis à Luz (65) : Les questions qui dérangent

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Désintox : quand la FNSEA ment sur le loup

28 Juillet 2016, 15:38pm

Publié par VGBIO

un communiqué de l' ASPAS:

Attention à ne pas reprendre sans discernement le discours d’éleveurs affirmant que « le loup » a causé la chute mortelle de 17 génisses en juin dernier dans les Hautes-Alpes. RIEN n’indique qu’il s’agisse de loup. Pendant ce temps là, une nouvelle vidéo de l’ASPAS montre que l’éleveuse responsable de la mort de ses 17 génisses abandonne à nouveau des vaches en haut de la falaise… d’où étaient tombées les siennes une nuit d’orage.

 

En visite médiatique le 24 juillet à Sigoyer (05) chez l’éleveuse « victime du loup », le président de la FNSEA (1) Xavier Beulin a utilisé la mort de 17 génisses en juin dernier pour réclamer de nouveaux abattages de loups. Mais rien ne prouve que ces jeunes vaches, tombées d’une falaise de 80 mètres, aient été effrayées par des loups. Seule certitude : un gros orage a eu lieu la nuit présumée de la chute, et personne n’était là pour les surveiller.

Comment en arrive-t-on à accuser ainsi « le loup » ? Sur le terrain, il n’y a pourtant aucun indice en ce sens. L’ONCFS (2) a conclu à une chute de cause indéterminée. Mais le système est pernicieux : si aucune autre cause ne peut être prouvée, les services de l’État classent le dossier en « loup non exclu » ! Or il est évidemment impossible de prouver qu’une panique du troupeau est due à un orage ou une cause qui ne laisse pas de trace sur les cadavres. Ce système bien pratique, qui frise l’assurance tous risques, permet d’indemniser l’éleveuse négligente, de gonfler artificiellement les bilans de la prédation imputée au loup, et d’ordonner des tirs.

Orage, randonneurs, VTTistes, chien ou loup… Quoi qu’il en soit, la chute des génisses effrayées par une cause indéterminée incombe avant tout à leur propriétaire : ces vaches étaient livrées à elles-mêmes au bord d’un vide impressionnant, jour et nuit, sans protection. Un mois plus tard l’éleveuse a de nouveau abandonné des vaches près de la falaise. Ainsi, le surlendemain de la visite de Xavier Beulin chez l’éleveuse, l’ASPAS a filmé le troupeau de 6 génisses pâturant au bord du vide. ll n’y a pas la moindre clôture pour les éloigner du précipice.

Les chutes de troupeaux en montagne sont assez fréquentes lorsque le bétail, livré à lui-même, est effrayé par l’orage ou des chiens. Loups ou pas, ce sont toujours les loups qui trinquent ! L’ASPAS demande la fin des tirs de loups, et la suppression des indemnisations pour les éleveurs ne protégeant pas leur bétail.

(1) FDSEA : Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles
(2) ONCFS : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvag
e

 

lisez aussi cet article de FERUS sur cette affaire:

http://www.ferus.fr/actualite/hautes-alpes-petits-arrangements-entre-ennemis-du-loup

Désintox : quand la FNSEA ment sur le loup

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Chasse : Haute sécurité en Haute-Savoie

8 Juillet 2016, 15:19pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse ASPAS le 7 juillet 2016

Chasse :
Haute sécurité en Haute-Savoie

C’est une première en France ! Suite à un accident mortel, dans le massif du Semnoz en décembre dernier, les services préfectoraux et la Fédération de chasse départementale ont annoncé hier l’interdiction de tous les chasseurs dans certaines zones très fréquentées, et la restriction de la chasse dans d’autres. L’ASPAS salue ces mesures départementales de protection des promeneurs, qu’elle réclame depuis des décennies. Mais le ministère de l’Environnement reste apathique face aux accidents de chasse…

Le 5 décembre 2015, Gaël, 43 ans, est abattu d’une balle en pleine tête alors qu’il randonne dans le massif du Semnoz (près d'Annecy). Cette nouvelle tragédie a amené les services préfectoraux de la Haute-Savoie et la Fédération départementale de chasse (FDC) à travailler conjointement. Ils ont annoncé hier, mercredi 6 juillet, un plan de renforcement des règles de sécurité qui entreront en vigueur à l’ouverture de la prochaine saison de chasse.

À partir du 11 septembre 2016, des zones (dites rouges) seront totalement interdites aux chasseurs, en raison de l’hyperfréquentation des lieux.

Sur d'autres secteurs plus étendus et péri-urbains (zones oranges), il sera impossible de chasser le dimanche après 11h30. (Voir les cartes)


En outre, tous les chasseurs qui ne respecteront pas le règlement des associations communales de chasse agréées (ACCA) seront sanctionnés systématiquement, grâce à un pouvoir renforcé des présidents de ces ACCA.


La FDC74 lancera enfin, une formation obligatoire sur la sécurité et la responsabilisation pour tous les chefs d’équipe. Ces mesures ont déjà été publiées dans le Dauphiné Libéré.

Rappelons qu’il existe des formes de chasse TOUTE L’ANNÉE, et que l’on déplore une quinzaine d’accidents mortels chaque saison de chasse, sans compter les dizaines de blessés graves. Le ministère de l’Environnement est responsable d’un manque flagrant de prise en compte de ce problème, qui conduit chaque année à des pertes humaines et des drames familiaux.

Notre association attend, encore et toujours, une prise de position nationale et énergique sur ses demandes concernant :

  • la trêve nationale de la chasse le dimanche (plus de la moitié des accidents ont lieu ce jour-là),
  • les responsabilités pénales des dirigeants des structures cynégétiques,
  • l’instauration d’un périmètre de sécurité autour des habitations (mesure qui n’existe plus depuis 1982 sur la moitié du territoire national),
  • l’établissement d’une réglementation nationale pour encadrer la sécurité liée à la chasse (il n’existe plus aucun texte législatif ou règlementaire en application en France !),
  • le contrôle annuel de l’état de santé, et de la vue, pour obtenir le renouvellement du permis de chasser,
  • la mise en place d’un seuil légal de concentration d’alcool dans le sang et dans l’air expiré au-delà duquel la chasse est interdite, et instauration de l’infraction qui en découle.
Chasse : Haute sécurité en Haute-Savoie

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Ours et dérochement de brebis : incroyable mais vrai, c'est reparti !

6 Juillet 2016, 15:54pm

Publié par VGBIO

je relaye ce billet de FERUS:

http://www.ferus.fr/actualite/ours-et-derochement-de-brebis-incroyable-mais-vrai-cest-reparti

le 5 juillet 2016

Un pas en avant vers un renforcement de la population d’ours en Pyrénées occidentales et pluie assurée de dérochements du fait de l’ours !

Le Comité de Massif des Pyrénées, rassemblant les acteurs de la chaîne des Pyrénées, s’est prononcé ce vendredi 1er juillet 2016 à 50% des voix en faveur d’un renforcement minimum du noyau occidental d’ours des Pyrénées, dans le cadre du volet Ours brun de la Stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité.

D’un autre côté, une centaine de brebis a trouvé la mort, dans la nuit du samedi 2 juillet au dimanche 3 juillet 2016, en chutant d’une barre rocheuse entre Gèdres et Luz-Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées, partie Pyrénées occidentales pouvant être concernée par le renforcement minimum encouragé le 1er juillet par le Comité de massif des Pyrénées). La cause de ce dérochement serait une attaque d’ours, selon Thierry Lassalle-Carrère, le propriétaire du troupeau. Une version que la préfecture n’a toutefois pas confirmée.

Le 5 juillet 2005, l’association FERUS publiait :

« Attaques d’ours : FERUS prévoit de nombreux dérochement de brebis dans les semaines à venir !

Le dernier dérochement de brebis pour lequel l’ours a été tenu responsable remonte à 10 ans. FERUS constate qu’il y a 10 ans, un programme de réintroduction d’ours dans les Pyrénées était déjà sur le point d’aboutir.

Au cours de ces 10 dernières années, les dérochements de brebis ont été nombreux avec pour origine des causes diverses comme l’orage, les hélicoptères et de multiples attaques de chiens. C’est malheureusement une réalité, qui est pourtant acceptée par la profession agricole et ignorée par les médias.

Aujourd’hui, alors qu’un nouveau programme de renforcement de la population d’ours sur tout le massif pyrénéen a été annoncé, on veut nous faire croire qu’en une semaine, deux dérochements de brebis sont imputables à l’ours … Lors du premier dérochement, aucune carcasse ne présentait un indice de prédation, ni de consommation et aucune trace d’ours n’a été trouvée à proximité immédiate des dépouilles. Le second dérochement a eu lieu par temps de brouillard et, à ce jour, une nouvelle fois, rien ne permet d’attribuer à l’ours cet accident.

Certains ont misé contre l’ours depuis longtemps et continueront de le faire, mais ils n’ont pas d’argument sérieux à faire valoir et travestiront la vérité tout au long de l’été afin d’essayer de faire croire que chaque dérochement de brebis est le fait de l’ours.

Pour FERUS, rien ne justifie une remise en cause du programme de restauration d’une vraie population d’ours dans les Pyrénées.«

5 ours furent lâchés en 2006 dans les Pyrénées centrales…

Et entre deux phases de possibles renforcements, rien… hormis quelques coups montés avec d’autres objectifs peu louables :

- Dégâts imputables à l’ours : la mise au point du parc national des Pyrénées

- Dérochement de Pouilh : des mensonges et une violence inadmissibles !

- Ours : les masques tombent. Tout ça n’était qu’une affaire de gros sous…

+ d’actus
Ours et dérochement de brebis : incroyable mais vrai, c'est reparti !

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