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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #non a la chasse et la peche

MAIS COMMENT PEUVENT-ILS COMMETTRE DE TELS CRIMES?

25 Novembre 2010, 15:06pm

Publié par VGBIO

c'est inimaginable ces photos! les mots me manquent...

VOIR ICI:

http://www.stop-the-grind.com/

un extrait:

"Les crochets rattachés à des cordes s’enfoncent dans l’évent des dauphins qui sont ainsi tirés hors de l’eau et achevés au couteau sur la plage. Ils se voient mourir les uns les autres, eux qui sont de nature si solidaire sont ici impuissants. Ils ne peuvent rien faire pour les leurs, ni pour eux-mêmes. Les globis ne chantent plus, ils hurlent. Peut être encore plus que toutes les images de grind, leurs cris traduisent la douleur et le stress difficilement concevable de leurs derniers instants. Aux hurlements des dauphins se mêlent les cris de leurs bourreaux, les hommes sont surexcités, souvent alcoolisés et grisés par l’adrénaline que leur procure cette «confrontation avec la nature» comme ils définissent eux-mêmes le grind. Tous les dauphins y passent, mâles, femelles gestantes, bébés… ceux qui tentent de fuir sont rattrapés, il n’y a jamais aucun rescapé. Les lames acérées et les crochets s’enfoncent dans la chair des animaux qui se débattent violement sans jamais pouvoir être en mesure de fuir."


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ET cette dernière: un foetus extrait du ventre de sa mère..........

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et en plus, ils jettent la plupart des cadavres entiers dans des fosses! donc, c'est vraiment une tuerie "pour le plaisir"!!!!!!!

voir ici:

http://www.stop-the-grind.com/index.php?option=com_content&view=article&id=26&Itemid=16


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TEXTE ÉMOUVANT DE PAUL WATSON....

24 Juillet 2010, 13:10pm

Publié par VGBIO

CE TEXTE ÉMOUVANT EXPLIQUE L'ORIGINE DE SA MOTIVATION POUR DÉFENDRE INLASSABLEMENT LES BALEINES

 

"Retour en 1974 lorsque le Dr Paul Spong, Robert Hunter et moi-même organisions le premier voyage pour sauver les baleines. Nous étions tous d'accord sur une chose - le massacre des baleines était immoral, cruel, malsain et n’avait pas sa place dans le monde moderne. Notre position: la chasse à la baleine qui tenait purement et simplement du meurtre devait être abolie.

Ainsi en juin 1975, Bob Hunter, George Korotva, Fred Easton et moi-même nous trouvions face à un navire harpon soviétique pendant que huit magnifiques cachalots fuyaient devant nous dans une course désespérée pour sauver leur vie. Nous avions tous senti leur haleine chaude jaillissant en rafales rapides, leurs poumons gigantesques tendus à l’extrême tandis qu'ils tentaient de semer la machine mortelle qui les poursuivait.

C’est là-bas, dans cette forte houle, soixante milles nautiques au large des côtes Californiennes, que le mouvement anti-chasse à la baleine naissait quand le harponneur appuya sur la gâchette et envoya la pointe d’un harpon explosif au-dessus de nos têtes pour atteindre l’un des Léviathans en plein dos.

C’était une femelle et le choc de son cri de douleur lorsque son sang chaud jaillit de sa plaie béante en une fontaine pourpre dans la mer froide nous glaça le sang. Nous regardions la scène avec horreur quand la tête d’un grand mâle sortit de l’eau pour replonger dans la mer, sa queue sortit de la houle puis disparut.

Nous étions à bord de deux petites embarcations gonflables sur cette mer tâchée de sang, la femelle à l’agonie roulant à la surface en face de nous, les russes rechargèrent leur harpon et se préparaient à y attacher un câble quand soudain la surface de la mer explosa derrière nous. Nous vîmes ce cachalot en colère  sortir de l’océan dans une tentative vaine et désespérée pour défendre son groupe contre ces tueurs. Mais ils étaient prêts à tirer et le harponneur pressa avec nonchalance sur la gâchette  et dans un coup de tonnerre le harpon entra en collision avec la tête du grand mâle et explosa dans une fontaine de sang alors que la baleine mourante retomba en poussant un cri, convulsant de douleur dans cette mer ensanglantée.

Nous étions assis là. J’étais sur le bateau avec Fred Easton qui venait de capturer le tir de harpon avec son appareil photo qu’il essayait de protéger de l’humidité quand nous avons vu la baleine mortellement blessée plonger en une traînée de sang et de bulles. La baleine sortait et rentrait dans l’eau, sa tête arriva rapidement près de notre embarcation. De l’eau froide et salée et de la vapeur de sang se déversaient sur nous quand j’ai vu son œil face à moi, si près que je pouvais y voir mon propre reflet.

A ce moment-là, j’ai su que quelque chose se passait et que ma vie serait changée à jamais.
Dans cet œil si particulier, j’ai aperçu l’intelligence et j’ai senti de la compréhension, la baleine comprenait ce que nous essayons de faire et j’ai vu soudain dans un effort incroyable  ses muscles se crisper pour stopper son attaque contre nous, l’angle de son corps a changé de sorte que le grand mâle commença à sombrer dans l’océan plutôt que de s’abattre sur notre bateau. J’ai vu son œil plonger et disparaître dans les profondeurs de l’océan et je savais que c’était la dernière chose qu’il avait vu avant de mourir.

Le soleil sombrait lentement quand les Russes commencèrent à tirer leur butin en faisant des gestes menaçants à notre égard. Je pouvais à peine parler, la vue de cet œil me hantait. Il savait, il était conscient, c’était si évident, ce qui me fit trembler c’est ce que j’avais vu dans ce regard: pitié ! Pas pour lui, mais pour nous. Comment pouvions-nous l’abattre sans remords et sans aucune empathie ou conscience de ce que nous faisions ? Alors que je regardais la flotte baleinière russe dispersée autour de ma petite embarcation, je me demandais quelle pouvait être leur motivation. Pourquoi tuaient-ils ces êtres à sang chaud sensibles, magnifiques, intelligents, socialement complexes ? Et j’ai compris qu’ils convoitaient l’huile de baleine, un lubrifiant résistant  aux hautes températures utilisé dans des machines sophistiquées incluant la production de missiles balistiques et la révélation m’est apparue que nous tuions ces êtres  parfait dans cette folie meurtrière pour obtenir une huile utilisée dans la production d’armes visant à exterminer des populations entières d’êtres humains.


À partir de ce jour, j’ai consacré ma vie à défendre les baleines contre les desseins meurtriers de mon espèce. Cette baleine avait choisi d’épargner ma vie, à mon tour je choisissais de consacrer ma vie à défendre cette espèce contre l’espèce humaine."

PAUL WATSON de SEA SHEPHERD

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Le chasseur, espèce menaçante

20 Juillet 2010, 11:03am

Publié par VGBIO

http://www.liberation.fr/societe/0101645522-le-chasseur-espece-menacante

Par ARMAND FARRACHI Responsable du collectif pour l'abolition de la chasse à courre

 

On savait déjà que, dans notre cynégécratie, il n’y a pas plus de séparation entre la chasse et l’Etat qu’il n’y en avait sous l’Ancien Régime entre l’Eglise et l’Etat. Christian Frémont, directeur de cabinet du président de la République, l’affirmait le 2 septembre : «Je suis le porte-parole des chasseurs en permanence à l’Elysée.» Désormais, à la demande du parti d’extrême chasse, dont les désirs sont des ordres, l’opposition à la chasse pourra être assimilée au blasphème cher aux théocraties. Depuis le 4 juin, le fait de s’opposer à une chasse sera passible une amende de 1 500 euros. Les chasseurs ne supportent ni contrainte ni critique, au mépris de l’opinion (74% des Français sont opposés à la chasse à courre, 47% à la chasse, 98% ne chassent pas). Or, depuis deux ou trois ans, des manifestations contre la chasse à courre se multiplient, sur les lieux mêmes des carnages annoncés, façon d’exprimer une opposition que le pouvoir ne veut pas entendre. En bonne logique, un représentant du lobby chasse à l’Assemblée, qui obtient une nouvelle loi chasse tous les deux ans, en l’occurrence le sénateur UMP Poniatowski, avait demandé en décembre 2008 la création d’un «délit d’entrave à la chasse» qui lui a été refusé. Chassé par la porte, ce délit revient par la fenêtre sous forme d’un simple décret.

La chasse sera donc le seul loisir surveillé par la police et interdit à la critique. Il n’y avait rien de plus urgent ni de plus utile à la République. Reste évidemment à constituer l’infraction, et ce sera, bien sûr, une autre paire de manches. Mais tenons-nous en à l’intention, elle en vaut la peine, ne serait-ce que parce qu’elle nous renseigne sur la façon dont les cynégécrates conçoivent le pouvoir et parce qu’elle rappelle que les fédérations de chasse, créées en 1941 par un décret du maréchal Pétain, restent fidèles à leur vocation.

La violence contre les biens et les personnes est déjà punissable par la loi. Si les opposants à la chasse étaient violents, il serait inutile de créer un nouveau délit pour les réprimer. C’est précisément parce qu’ils ne le sont pas qu’il importe d’en inventer un. Pourquoi les directeurs de théâtre n’auraient-ils pas eux aussi, leur délit d’entrave à la bonne marche du spectacle contre les spectateurs mécontents qui s’aviseraient de siffler ? Il s’agit bien, encore une fois, de transformer un délit d’opinion, cet indémodable fantasme du despotisme, en délit tout court.

Les chasseurs ont en horreur la liberté d’opinion des non-chasseurs. En l’absence de toute réaction des partis politiques, sans doute occupés à plus important, pourquoi se gênerait-on ? La proposition de loi de 2008 envisageait bien de pénaliser financièrement les propriétaires non-chasseurs ! Créera-t-on un délit d’entrave à la circulation pour les chasseurs qui, eux, bloquent régulièrement les routes pour obtenir des cadeaux supplémentaires ? Non, l’essentiel, comme disait Lewis Carroll, est de savoir qui est le maître.

Si l’on relie ce nouveau délit à «l’affaire» du purin d’ortie, au durcissement de la répression contre les faucheurs d’OGM ou à la loi 1 216 en préparation, dont l’article 5 entend protéger contre toute contestation «les intérêts de l’Etat» (ce qui touche au nucléaire, aux déchets toxiques ou à «l’aménagement du territoire»), on comprend qu’il s’agit bien de faire taire les empêcheurs de polluer et de détruire en rond, en particulier les écologistes, toutes catégories confondues, et qu’au lieu d’un «Grenelle» de l’environnement, on avance à grands pas vers un Fleury-Mérogis de l’environnement. Ce qui devient illégal, ce n’est pas de détruire la nature, mais de vouloir la protéger.

Non seulement il serait bien naïf de croire que ce type de menaces suffira à décourager des militants déterminés, qui se battent pour une cause, non pour des voix, mais la répression ne pourra que susciter de nouvelles mobilisations. Car l’Etat chasseur-UMP tente, encore une fois, de criminaliser la liberté d’expression. C’est pourquoi, bien que ce décret de complaisance soit inapplicable, si un seul militant devait être condamné pour «obstruction à la chasse», le décret ferait immédiatement l’objet d’une plainte devant le Conseil d’Etat, puis devant la Convention européenne des droits de l’homme à Strasbourg, qui a déjà sanctionné les lois prochasse à la française.

En revanche, compte tenu des plaintes récemment déposées, c’est la France qui devra bientôt s’expliquer devant la Cour de justice des communautés sur sa politique d’Etat braconnier en matière de sauvegarde des espèces et sur le fait que la seule qu’elle protège, c’est le chasseur. On dira que celui-ci est aussi une espèce menacée. Certes, et c’est tant mieux, mais ce nouveau «délit» rappelle que c’est surtout une espèce menaçante.



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THE COVE, la baie de la honte

18 Juillet 2010, 13:36pm

Publié par VGBIO

à regarder ici:

http://www.megavideo.com/?v=3F545XZM

(comme les liens ne sont pas toujours actifs, faites un copier-coller si c'est le cas.....)

 

 

Synopsis
Après s'être fait connaître dans les années 60 par la série Flipper, l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry est aujourd'hui un défenseur acharné des cétacés. A Taiji, au Japon, il se mobilise contre le massacre de plusieurs milliers de dauphins par an, perpétré à l'abri des regards.

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La saison de la chasse à la baleine vient de débuter en Islande...

5 Juillet 2010, 18:01pm

Publié par VGBIO

MAUVAISE NOUVELLE POUR LES BALEINES:

En dépit du moratoire international, théoriquement en vigueur depuis 24 ans, l'Islande, comme la Norvège et le Japon, s'octroient unilatéralement des quotas de plus de 1500 baleines par an. Les spécialistes estiment que depuis la mise en place du moratoire en 1986, ce sont quelques 33000 baleines qui ont été tuées. Une réunion de la Commission Baleinière Internationale a eu lieu la semaine dernière à Agadir au Maroc, mais concrètement, il n'est en est absolument rien sorti. La Commission aurait voulu obtenir un compromis et reprendre le contrôle de l'ensemble de la chasse à la baleine dans le monde. Mais, le Japon, par exemple, refuse catégoriquement de stopper ses activités dans les mers Australes, pourtant décrétées sanctuaire baleinier depuis plus de quinze ans. Enfin, signe du peu d'impact que semblent avoir les décisions de cette Commission, aucun des 88 membres ne s'est proposé pour accueillir la prochaine session plénière, qui est théoriquement prévue pour mai-juin 2011.

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ENCORE UN CHASSEUR IRRESPONSABLE CONDAMNE !!!!!

15 Juin 2010, 14:59pm

Publié par VGBIO

COMMUNIQUE DE L'ASPAS

Un responsable pas si responsable

Le président de l’Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) de Marnans (38) vient d’être condamné par le Tribunal Correctionnel de Grenoble pour braconnage. Voici une preuve de comportement inadmissible de la part d’un représentant censé incarner le respect des règles de chasse. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) ne compte pas en rester là et demande au préfet de l’Isère la dissolution du conseil d’administration de l’ACCA de Marnans afin de fustiger la délinquance cynégétique.

Se moquant des lois françaises ou atteint d’un profond manque de respect envers les autorités -un comble pour ce retraité de la police nationale- M. Jean-Yves Jacquet, président de l’ACCA de Marnans avait été pris en novembre 2008 en flagrant délit de braconnage par les gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Il vient d’être reconnu coupable de chasse à l’aide d’engin ou instrument prohibé (silencieux) à l’aide d’un véhicule, infractions à un arrêté réglementaire relatif à la protection du gibier ou à son repeuplement (chasse après 17h et chasse de la bécasse à la passée), 
 
Il a été condamné à 1 000 € d’amende et à la confiscation de son fusil, et à payer des dommages et intérêts : 500 € à l’ASPAS et à la FDC38, 200 € à l’association des bécassiers de France et au Club  national des bécassiers. Malgré l’image déplorable du monde de la chasse véhiculée par ce « responsable », l’ACCA de Marnans n’a pas estimé utile de se porter partie civile ni de destituer son président.
 
C’est pourquoi cette condamnation judiciaire ne pouvait suffire à l’ASPAS, qui marque le désir de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités dans un contexte ou la biodiversité est menacée. Un courrier a été adressé au préfet de l’Isère pour que celui-ci ordonne la dissolution du conseil d’administration de l’ACCA de Marnans afin d’éviter que de telles irresponsabilités ne se reproduisent.
 
En attendant, l’ASPAS poursuit avec détermination et en toute indépendance son action juridique et son combat pour faire respecter les lois de protection de la nature. De tels faits, de la part de représentants de la chasse, sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense, en témoignent les nombreuses actions juridiques régulièrement relayées dans le magazine de l’ASPAS, Goupil.


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Une nouvelle infraction punira les opposants à la chasse

12 Juin 2010, 01:40am

Publié par VGBIO

une atteinte de plus aux libertés! maintenant, s'opposer à la chasse est devenu un délit!!!!!

un communiqué du RAC

 

Le 4 juin, est créé une nouvelle infraction : l'obstruction à la chasse (contravention punissable d'une amende de 1500 €).

Cette infraction, signée par le ministre de l'Ecologie, n'avait pu passer à l'Assemblée nationale voici deux ans (abrogation de l'article 12 de la loi Poniatowski). Elle revient donc sous forme de décret, suite à l'insistance des chasseurs.

Deux jours avant sa publication, la Fédération Nationale des Chasseurs avait publié un communiqué de presse, dans lequel elle déplorait que "malgré des propos encourageants tenus au cours de son Assemblée Générale en Mars 2009", le "décret contre les saboteurs de chasse, promis de longue date n’est toujours pas publié !".

Les opposants à la chasse à courre rappellent que 73 % des Français condamnent la chasse à courre (sondage Sofres/Fondation Brigitte Bardot 2005).

L’infraction étant impossible à constituer, ce "décret de complaisance" sera inapplicable, selon les associations concernées, dont l'association Droits des Animaux.

Toutefois, si un opposant était condamné pour "obstruction à la chasse", elles préviennent qu’une procédure serait immédiatement engagée pour faire condamner ce décret par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

 

 
Vous pouvez adhérer au Rassemblement Anti Chasse : l'adhésion individuelle est de 15 euros par an (tarif réduit à 10 euros). Il suffit de nous envoyer vos coordonnées (nom, prénom, adresse, email…) accompagnées du règlement à : RAC - Boîte Postale 50026 - 33702 MERIGNAC cedex 

réaction de l'association droits des animaux (DDA)

C'est trop d'honneur, Monsieur le Ministre !


Le Ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a gratifié notre association d'un décret visant à mettre fin à ses activités d'interposition à la chasse à courre, par l'institution d'une nouvelle infraction : "l'obstruction à la chasse". Père Noël avant l'heure, il ajoute à la longue liste de cadeaux à un lobby décidément très écouté. Bien peu en effet peuvent se vanter d'obtenir de pouvoirs publics une protection pénale de leur loisir ! Il est vrai que la Fédération Nationale des Chasseurs s'est livrée à un véritable harcèlement. Deux jours avant la publication du décret, elle publie un communiqué de presse, dans lequel elle déplore que "malgré des propos encourageants tenus au cours de son Assemblée Générale en Mars 2009", le "décret contre les saboteurs de chasse, promis de longue date n’est toujours pas publié !".

Aujourd'hui donc, celui qui voudra aider un animal à échapper à une mort violente se verra puni d'une amende de 1500€. Les chasseurs doivent pouvoir torturer et tuer en paix, d'après Monsieur Borloo.

La députée Martine Billard, de même que Brigitte Bardot dans sa lettre ouverte à Fillon, se sont élevées contre cette atteinte aux libertés publiques. La liberté d'opinion est effectivement menacée par cette mesure, qui n'avait pas été admise deux ans auparavant par l'assemblée nationale (rejet de l'article 12 de la loi Ponatowski, pourtant très favorable aux chasseurs).

Rappelons-le, notre action était parfaitement légale avant qu'elle soit criminalisée par décret. C'est bien d'une répression politique qu'il s'agit.

L'association Droits des Animaux et ses membres ne renonceront pas à faire usage de leurs libertés fondamentales. Comptez sur nous pour une présence sur le terrain dès la rentrée prochaine !

http://www.droitsdesanimaux.net/actualites.php

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Thon rouge : la Commission européenne obligée d’intervenir car la France ne joue pas le jeu

12 Juin 2010, 01:04am

Publié par VGBIO

.....avec quelques jours de retard, un communiqué de greenpeace, la pêche au thon rouge est fermée! enfin!!!!!!!!


 


Paris, le 9 juin 2010 – La France refusant de rappeler au port les thoniers français qui avaient atteint leurs quotas de pêche, la Commission européenne a été obligée d’intervenir. Elle vient d’annoncer sa décision de fermer la pêche au thon rouge avant la fin de la saison. Greenpeace estime que cette décision ne résout rien et ne permet pas de sauver les derniers thons rouges.

 

La France ne joue pas plus le jeu que l’année dernière

Comme l’année dernière, la Commission européenne a été obligée d’intervenir car la France ne joue pas le jeu. Depuis des années, les thoniers atteignent leurs quotas bien avant la fin de la saison de pêche. Chaque État européen est alors censé rappeler « ses » pêcheurs au port, ce que la France rechigne à faire… Cette année, la Commission européenne a donc, comme l’année dernière, stoppé la pêche avant la fin de la saison, les thoniers ayant atteint leurs quotas en quelques jours.

 

« Cette année, la Commission européenne n’aurait tout simplement pas du autoriser d’opérations de pêche, déclare François Chartier, de la campagne Océans de Greenpeace France. En quelques jours seulement, les thoniers, qui opèrent à bord de navires suréquipés, ont capturé leur quota de thons rouges, et personne ne se montre trop pressé de les rappeler au port. Réglementer la pêche au thon rouge, c’est à peu près aussi simple que faire respecter des limitations de vitesse à des voitures dotées d’un moteur ultra puissant. »

 

Cette décision ne résout rien, la farce des quotas continue

Aujourd’hui, la pêche européenne est officiellement fermée mais la farce des quotas continue. D’abord parce que les navires non européens ne sont bien sûr pas concernés par l’arrêt de la pêche décidé aujourd’hui par la Commission européenne. Pour mémoire, la flotte non européenne représente 40 % du quota de pêche fixé par l’Iccat, l’organisme international qui gère la pêche du thon rouge.

 

Pire : de nombreux armateurs européens, en premier lieu les français, disposent de thoniers senneurs sous pavillon libyen. Ils peuvent donc tranquillement pêcher dans les eaux libyennes, où les contrôles sont inexistants et où il est très facile de pêcher hors quota Iccat. Ces navires ne sont pas non plus concernés par la décision de la Commission européenne d’aujourd’hui.

 

« La décision d’aujourd’hui ne permet pas de sauver le thon rouge, le système des quotas a fait la preuve de son inefficacité, explique François Chartier. Certes, avec les années, les contrôles se sont améliorés, la saison de pêche a été réduite, les quotas ont diminué… Mais tout cela reste très largement insuffisant au regard de la menace qui pèse sur l'espèce. En vingt ans de pêche industrielle, 80 % des thons rouges ont disparu. Pour 2010, les scientifiques de l’Iccat ont estimé qu’un quota de 8 000 tonnes ne laisserait qu’une chance sur deux au stock de se reconstituer. Or les thoniers ont été autorisés à pêcher jusqu’13 500 tonnes de poissons. »

 

Laissons les thons se reproduire en Méditerranée !

« L’espèce est aujourd’hui tellement affaiblie que, cette année, nous considérons que chaque prise est une prise de trop, reprend François Chartier. La meilleure façon de protéger le thon rouge, c’est de le laisser faire ce pour quoi il vient chaque année en Méditerranée : se reproduire ! Libérons les thons rouges qui ont été capturés ! »

 

Pour rappel, les thons rouges pêchés ces dernières semaines sont actuellement enfermés vivants dans de vastes cages et transportés dans des fermes d’engraissement où ils seront gavés pendant près de 6 mois puis abattus et expédiés dans leur majorité au Japon.

 

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Le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle devra verser 10.000 euros aux associations

2 Juin 2010, 13:14pm

Publié par VGBIO

Le chasseur qui a tué l'ourse Cannelle devra verser 10.000 euros aux associations
Le chasseur qui a tué en novembre 2004 l'ourse Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, est définitivement condamné à indemniser diverses associations de protection de la nature, à hauteur de 10.000 euros, a-t-on appris mercredi auprès de la Cour de cassation.
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Le chasseur qui a tué en novembre 2004 l'ourse Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, est définitivement condamné à indemniser diverses associations de protection de la nature, à hauteur de 10.000 euros, a-t-on appris mercredi auprès de la Cour de cassation.

René Marquèze, âgé de 61 ans au moment des faits, avait été relaxé en avril 2008 par le tribunal correctionnel de Pau, du chef de "destruction d'espèce protégée". Le tribunal avait retenu l'état de légitime défense.

Le parquet n'ayant pas fait appel de cette décision, M. Marquèze n'encourait plus aucune sanction pénale, telle qu'une peine d'amende ou de prison. En revanche, les associations, parties civiles au procès, avaient interjeté appel et réclamé des dommages et intérêts.

Le 10 septembre 2009, la cour d'appel de Pau leur avait donné raison et reconnu la responsabilité du chasseur dans la mort de Cannelle. A ce titre, elle avait condamné M. Marquèze à verser un total de 11.000 euros de dommages et intérêts à sept organisations de protection de l'environnement.

Alors que la défense de M. Marquèze avait soutenu à l'audience que "l'intéressé avait agi en état de nécessité", la cour d'appel avait rejeté cet argument, en rappelant que le chasseur avait été averti en partant qu'il pouvait rencontrer l'ourse.

M. Marquèze s'était alors pourvu en cassation. Dans un arrêt rendu mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé cet arrêt quasi-intégralement.

Selon une source judiciaire interrogée par l'AFP, elle n'a cassé la décision que sur la recevabilité d'une des associations, One Voice, qui ne recevra donc pas les 1.000 euros qui lui avait été alloués par la cour d'appel de Pau.

A l'époque, la mort de l'animal avait provoqué une vague d'indignation en France, incitant le gouvernement à mettre en place un plan de "renforcement de la population d'ours bruns" dans les Pyrénées avec l'introduction de plantigrades slovènes. Ce plan avait été vivement contesté par les éleveurs de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées.


source:

http://www.rtlinfo.be/info/magazine/sciences_et_sante/707391/le-chasseur-qui-a-tue-l-ourse-cannelle-devra-verser-10.000-euros-aux-associations

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Le Canada espère conquérir de nouveaux marchés grâce à sa viande de phoque.

27 Mai 2010, 16:21pm

Publié par VGBIO

IL FAUT ABSOLUMENT LIRE LES ARTICLES DU BLOG DE DAVID RUFFIEUX, toujours passionnants. Le dernier explique comment le Canada se bat pour conquérir de nouveaux marchés pour la viande de phoque et les dérivés, suite au boycott total de l'Union européenne:

http://david-ruffieux.over-blog.fr/article-le-canada-espere-conquerir-de-nouveaux-marches-grace-a-sa-viande-de-phoque-51136090.html

Dans un journal français, j'ai pu lire un entretien dans Libération entre la journaliste Annabelle Nicoud et l'industrie de la chasse. «La viande et les huiles sont une part croissante de l'industrie. C'est quelque chose que l'on encourage», dit Alain Belle-Isle, le porte-parole du ministère canadien des Pêches et des Océans. «On veut développer de nouveaux produits et de nouveaux marchés. C'est notre façon d'appuyer l'industrie», dit-on au ministère. «Avec les promesses de la Chine, le ciel est la seule limite», croit Alain Belle-Isle. Alors vive la Chine ! Monsieur Belle-Isle a le droit de rêver. «Tous ceux qui y ont goûté en redemandent», s'enthousiasme Denis Longuépée, président de l'association des chasseurs de phoque des Iles-de-la-Madeleine. Pourtant d'après le sénateur libéral Mac Harb, il explique que s'il y avait un marché pour la viande de phoque, ce serait connu depuis des siècles. « Cette viande n'est pas mangeable. Aucun pays n'autoriserait son importation» dit-il. Il semble que la propagande du ministère canadien des Pêches et des Océans reprend de plus belle. Mais revenons un peu en arrière.

Des peaux de phoques contre des peaux de chiens

Est-ce que le marché chinois est si juteux que le gouvernement fédéral hésiterait à interdire l'importation des fourrures de chats et de chiens en provenance de la Chine ? Et bien dans un but de ne pas nuire aux bonnes relations commerciales entre la Chine et le Canada, un mémo interne a montré que des fonctionnaires firent pression sur le Ministre de l'agriculture Gerry Ritz pour ne pas suivre l'exemple des Etats-Unis et de l'Europe, d'interdire l'importation des fourrures de chats et de chiens. Les amoureux des toutous et des minous devraient apprécier ce geste. Nous sommes arrivés dans les bas-fonds de la politique et dans ce qui se fait de plus cynique et de pire dans les couloirs des ministères. Le coût de cette chasse, mise à part sa cruauté, pour les contribuables défie tout entendement. L'acharnement des gouvernements et des parlementaires, de certains responsables politiques à faire perdurer cette chasse est devenue une affaire d'Etat, un principe, ou l'expression d'un égo national, mais d'abord et toujours une question d'argent.

Pour alimenter la bataille contre ceux qui veulent voir cette chasse disparaître, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a investit 265 000 dollars dans l'industrie de la chasse au phoque.

Le gouvernement du Nunavit a accordé un financement de 2,5 millions de dollars pour le développement économique dans les pêcheries, les arts, la chasse au phoque. 

Ottawa dépense entre 50 000 et 100 000 dollars pour surveiller ce qui ce raconte sur Internet au sujet de la chasse.

Une aide financière de 15 000 dollars est accordée à l'association des chasseurs de phoques des Iles-de-la-Madeleine.

Les gouvernements fédéral et territorial investissent 1,5 million de dollars pour améliorer les connaissances et renforcer les capacités de l'industrie de la pêche au Nunavit.

Terre-Neuve investit 593 000 dollars dans l'amélioration du Harbour Living Heritage Village pour y aménager un nouveau centre d'interprétation de la chasse au phoque.

Un appui financier de 800 000 dollars va à l'entreprise Tamasu, pour extraire l'huile de phoque, on remercie au passage le gouvernement du Québec pour ce geste si généreux. J'oubliai les 80 000 dollars de subventions données à cette entreprise pour développer des recherches sur les valves de cœur de phoques.

Ainsi, va la vie au pays des orignaux et des castors

Difficile de comprendre un tel « engouement », assez tardif, pour la viande de phoque, même si certains députés et futurs candidats aux élections ont fait la grimace devant les photographes en avalant quelques bouchées de cette viande apparemment immangeable et contenant des métaux lourds. La folie meurtrière qui s'empare d'une des régions les plus belles au monde, la banquise, est bien loin des salons feutrés d'Ottawa. C'est 300 000 phoques immatures, incapables de fuir, qui, d'après les quotas, doivent être tués en 12 semaines, dans des conditions météorologiques souvent difficiles. Le but est donc de tuer le maximum de phoques en un minimum de temps. Qui pousserait l'audace de dire que cette chasse est humaine et sans cruauté ? Le ministère de Pêches et des Océans, bien entendu, ne renonce jamais au ridicule de démontrer aux Européens que 3 hélicoptères, 23 observateurs peuvent surveiller 1800 bateaux de pêches, et un territoire grand comme l'Angleterre. Ces fonctionnaires ne rougissent pas de honte pour nous expliquer que 99% des phoques sont tués sans aucun contrôle, puisque sur les 1% des phoques observés, 45% des délits rapportés concernent des cas de cruauté.

Au nom des emplois, de l'économie, des marchés, tuons des phoques, tuons toujours et encore, avec l'aide de l'argent public, sans lequel, cette chasse serait déjà une chose du passé. Après tout on donne bien des millions à l'industrie porcine, aux éleveurs de bovins, si on soutient ces économies, pourquoi ne pas également soutenir la chasse au phoque ? Personnellement, étant végétarien, je m'oppose à ces industries d'exploitation et d'harcèlement des animaux. J'ai la conviction, au train où vont les abus en tout genre liés à notre économie capitaliste, et à cette course au profit maximum, qu'aucune de ces industries ne sera jamais ni assez honnête, ni éthique, ou digne pour avoir des animaux à sa charge.

D'un point de vue moral, les animaux ont un droit naturel de vivre

Les animaux, comme nous tous, jouissent des attributs que la Nature leur a donnés. Pour que ces animaux puissent vivre à l'abri des nombreux abus dont ils sont quotidiennement victimes chaque jour, dans les fermes, les abattoirs et les laboratoires, il faut des lois et un système de justice qui leur accordent un certain nombre de protections. Chaque jour, la science qui a torturé tant d'animaux, nous apporte les preuves d'une vie riche, sensible et intelligente, bien plus complexe qu'on peut l'imaginer. Cependant, bon nombre d'entre-nous refusent de voir cette évidence, car l'ignorance est confortable et notre société pressée, en quête de bonheur instantané n'encourage ni l'esprit critique ni compassion.

Le fossé moral entre eux, les animaux, et nous, les humains, doit être comblé car le respect de l'homme par l'homme, si déficient en ce début de 21 ième siècle, passe avant tout par le respect et le regard que nous portons envers les créatures les plus vulnérables. Chaque jour, il nous est permis de faire un choix entre un mode de consommation violent et des comportements pacifiques. Chaque jour, nous avons le choix de faire la guerre au monde sensible, à la beauté et à la fragilité du vivant, ou nous pouvons faire la paix avec les autres espèces animales et végétales de notre planète. Nous avons le choix d'une alimentation saine, de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. En fait, le progrès de l'humanité est en jeu ici et l'économie capitaliste a montré, en ces temps de crises multiples, son incapacité à être sous contrôle ou à se réguler elle-même, bref à œuvrer pour le bien général. Évidemment, si rien n'est fait, comme à présent, pour subordonner l'économie aux besoins des individus et des sociétés, on peut craindre de graves bouleversements dans un futur proche, et les plus vulnérables seront ceux qui souffriront le plus et les premiers.

Le Canada mérite le bonnet d'âne

Dernièrement le rapport du Fond international pour le bien-être animal (IFAW)  intitulé Le Canada à la traîne: Etude comparative de lois nationales sur la cruauté envers les animaux,  dans lequel on compare la législation du Canada à celle de 13 autres pays du monde, a révélé plusieurs faits notables : Le Canada est le seul pays à n'offrir pratiquement aucune protection pour les animaux sauvages et les animaux errants. La chasse au phoque est un exemple de pratique cruelle et d'ailleurs peu supervisée, comme on l'a vu, même si l'industrie de la chasse dit le contraire. La législation canadienne ne comporte pas de définition claire du terme animal alors que les autres pays sont plus explicites. Dernièrement, un chasseur a recueilli un ourson perdu, mais puisque celui-ci se débattait et « n'écoutait » pas le brave chasseur, ce dernier l'a frappé, puis l'a noyé et pour s'assurer la victoire, il lui a roulé dessus avec sa moto à quatre roues. Moi, je veux ces criminels derrière des barreaux. Mais les animaux au Canada, au sens de la loi, sont de simples objets, au même titre qu'une table, un crayon. Le Canada est le seul pays qui n'offre aucune protection aux animaux entraînés pour le combat. D'ailleurs, le joueur de la NFL Michael Vick a été trouvé coupable d'accusation reliés à des combats de chiens. Au Canada, Michael Vick n'aurait pas pu être condamné parce que ce n'est pas un délit d'entraîner des animaux pour se battre entre eux. Mais c'est un délit d'encourager et/ou d'aider ou d'assister à un combat de chiens. Au Canada, il faut prendre en flagrant délit les organisateurs de combats de chiens pour pouvoir les accuser formellement.

Selon le rapport de IFAW, le Canada est le seul pays qui rend la poursuite de cas de négligence pratiquement impossible car il faut prouver « l'intention » de commettre un crime. Les cas de cruauté se multiplient et la loi reste inefficace pour protéger autant les animaux domestiques que les animaux de ferme. Il aura fallu plus de 100 ans à ces honorables députés du Parlement canadien, pour amender une loi, qui reste tout aussi inefficace. Le Canada est devenu un enfer pour des animaux torturés, mutilés, battus par des criminels (dont certains ont déjà commis des crimes contre des humains) qui sortent des tribunaux, en règle générale, libres. On connaît mieux le sort des dizaines de milliers de phoques qui sont tabassés à coups de bâtons pour ne pas endommager la fourrure (qui ne vaut d'ailleurs presque rien), et maintenant les représentants de cette industrie, propagande oblige, veulent promouvoir sa viande. La Fédération canadienne des sociétés humaines a remis un rapport tout dernièrement sur la maltraitance des chevaux de boucherie (http://cfhs.ca/). Le Québec, en particulier, est la capitale canadienne de l'industrie porcine, mais aussi des usines à chiots, dans lesquels « pourrissent », au sens propre, de pauvres chiens reproducteurs qu'on force à vivre dans des conditions effroyables. Dans un pays, où l'industrie de la chasse se targue d'une tradition de 400 ans, il n'est donc pas surprenant de se heurter à des groupes de pression qui usent de tout leur poids politique pour empêcher que la loi change. Le Stampede de Calgary est aussi une institution cruelle qui se perpétue au nom d'une certaine tradition « western. » Comment peut-on expliquer l'affluence de touristes chaque été au Stampede de Calgary pour y voir des animaux maltraités par des pseudo-cowboys, voulant prouver leur virilité ? Notons qu'en France, nous ne sommes pas en mesure de donner des leçons car nous sommes parmi les derniers pays d'Europe en matière de bien-être et de justice pour les animaux. Cependant, le Canada nous donne un affligeant spectacle en ce qui concerne le bien-être des animaux.

Quand la loi est immorale, il faut la changer

Pour venir en aide aux animaux, il y a des situations complexes qui demandent différentes stratégies, la violence est une option qui est d'habitude socialement répréhensible, à quelques exceptions près. En effet, les forces de police peuvent utiliser la violence au nom de l'ordre public. L'armée peut agir avec une violence destructrice au nom de la défense nationale. Certains pays ont recours à la peine de mort, ce qui est discutable. Au nom du principe d'autodéfense, nos tribunaux reconnaissent l'utilisation de la violence dans des cadres précis, si une personne craint pour sa vie par exemple. Aujourd'hui, la violence perçue ou réelle contre des institutions qui maltraitent des animaux (fermes, labos) est assimilée à une forme de terrorisme par ces institutions, qui justifient des lois excessivement dures pour ceux et celles, accusés de ce genre d'actes criminels. Ces militants radicaux qui vont jusqu'à vandaliser et brûler des bâtiments, libérer des animaux, ont le sentiment d'agir au nom de la légitime défense, puisque la loi est inefficace pour protéger les animaux vulnérables et qu'elle sert d'abord les intérêts des exploiteurs ; ils agissent au nom des animaux par désespoir. La réaction des industries ciblées par ces militants a été vive et efficace, puisqu'elles ont réussi à faire adopter en Europe et  en Amérique du Nord, des législations anti-terroristes ciblant en particulier cette forme criminalité, mais de manière très disproportionnée à la gravité des actes commis par les militants pour les droits des animaux. Le message de ces industries à ces groupes de radicaux est clairement indiqué ; « nous avons beaucoup de profits à perdre si vous gagnez votre cause pour les animaux, donc nous utiliserons tout l'appareil de l'Etat pour vous détruire et vous vilifier dans l'opinion publique. Nous faisons de vous des terroristes. » La question que devrait se poser le public, avant de condamner, sans réflexion préalable, la violence réelle ou supposée des militants pour le droit des animaux, est comment des gens éduqués, honnêtes, en générale jeunes, se mettent dans une position de perdre leurs droits civiques et d'être emprisonnés pour des actes qui sont activement comparés à du terrorisme. Ce n'est pas le vœu des militants d'agir ainsi, mais la violence et la corruption de nos institutions les y contraints.

Il y a des épisodes récentes de notre histoire, qui nous rappellent que les terroristes d'hier sont devenus les héros d'aujourd'hui. Les résistants de la Seconde guerre mondiale, perçus comme des terroristes par les forces d'occupation, ont reçu beaucoup d' honneurs à la fin de la guerre. La Révolution française et la Révolution américaine, comme beaucoup d'autres mouvements politiques n'ont pas abouti sans violence et quelle violence! Rien de comparable avec des gamins qui ouvrent des cages pour laisser filer des visons, rien de semblable avec des étudiants qui pénètrent dans des labos pour tirer de l'horreur, des chiens, des singes et même des rats ! Que dire des militants qui osent documenter les pratiques obscènes de ces industries avec pour seules armes, des caméras vidéos et la peur au ventre ? Où est le terrorisme ? Le terrorisme et sa violence est bien évidemment ailleurs.

À défaut de pouvoir compter sur un changement rapide des structures de production, des habitudes d'une majorité des consommateurs, et étant donné l'état actuel des lois et des efforts d'intimidation par les pouvoirs en place, une communauté d'individus et de groupes déterminés s'organisent à travers le monde et change notre civilisation.

Informations supplémentaires :

http://www.ifaw.org/Publications/Program_Publications/Regional_National_Efforts/North_America/Canada/asset_upload_file88_51336.pdf

 

Par David Ruffieux 

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