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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #non a la chasse et la peche

On chasse TOUS LES JOURS, même dans les PARCS NATURELS !

14 Septembre 2016, 20:24pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 14/09/2016
10 vérités sur la chasse en France :

Vérité 6/10
On chasse TOUS LES JOURS,
même dans les PARCS NATURELS
!

Ce que l’on appelle l’« ouverture générale » est seulement celle de la chasse à tir (armes à feu et arcs) et au vol (fauconnerie). La chasse s’ouvre en 2 temps du sud au nord de la France, dès septembre (août pour l’Alsace) jusqu’à fin février.

Cependant, la période « normale » est truffée de rallonges et, pour certains animaux, il n’existe aucune trêve. L’enchevêtrement des périodes de chasse, selon les espèces et les différents modes de chasse, est assez complexe. Mais il permet d’aboutir à un constat très simple : on peut chasser tout au long de l’année, même de nuit ! En effet, la définition administrative du jour ne correspondant pas à la luminosité réelle, les chasseurs peuvent tirer dans l’obscurité.
Se rajoutant aux périodes de chasse à rallonge, des battues administratives sont possibles toute l’année, de jour comme de nuit, en groupe et même organisées par des tireurs solitaires.
La chasse peut être pratiquée dans la majorité des réserves naturelles. Quant aux parcs naturels régionaux, elle n’y est jamais interdite. En France, sous la pression des lobbys, les lois sur la protection des espaces ont été progressivement vidées de leur substance et ne signifient plus rien.

Dans les « zones coeur » des parcs nationaux, la chasse est en principe interdite. En principe seulement. Sous la pression des chasseurs locaux, le parc national des Cévennes, a dû dresser une liste des personnes autorisées à la pratiquer. Dans le parc national des Calanques de Marseille, les chasseurs non contents de pouvoir y pratiquer leur loisir, sont aussi autorisés à y lâcher du gibier d’élevage ou encore à y attraper des oiseaux à la glu (cf vérité 5 - chasses traditionnelles). Ce ne sont pas les espaces qui sont protégés, c’est la chasse.

Pour pallier l’incurie de l’État, l’ASPAS acquiert des espaces qu’elle libère de toute chasse et de toute exploitation, et qu’elle laisse en libre évolution : les Réserves de vie sauvage®. Jacques Perrin, qui est notre parrain, a déjà inauguré deux de ces magnifiques espaces dédiés à la vraie nature.

On chasse TOUS LES JOURS, même dans les PARCS NATURELS !

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Faire souffrir des animaux, c'est légal à la chasse !

14 Septembre 2016, 20:17pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse, le 13/09/2016

10 vérités sur la chasse en France

Vérité 5/10 :
Faire souffrir des animaux,
c'est légal à la chasse
!

L’animal est reconnu comme être sensible, mais seulement s’il appartient à quelqu’un ! Le lobby chasse a fait en sorte que la loi ne le gêne en rien et s’est assuré que toutes les tentatives visant à accorder légalement le caractère sensible à l’animal sauvage soient soigneusement écartées des débats à l’Assemblée Nationale.

À ce jour, l’animal sauvage ne bénéficie d’aucune protection en sa qualité de res nullius (« n’appartenant à personne ») et les actes de cruauté sur lui demeureront donc impunis.
Parmi les instruments de torture autorisés en France, il existe une grande variété de chasses dites « traditionnelles » avec des moyens de mise à mort par écrasement, étranglement ou encore épuisement, après une agonie de plusieurs heures. C’est ainsi que dans certains départements du sud de la France, grives, merles et bien d’autres espèces périssent sur des baguettes enduites de glu. Les oiseaux « appelants », quant à eux, sont arrachés à la liberté, enfermés, attachés. Leurs cris et leur agitation attirent leurs congénères libres.
Brutalité, destruction d’espèces protégées ou marché noir, ces pratiques n’ont souvent rien de traditionnel, si ce n’est de gagner de l’argent en se moquant des lois. L’ASPAS a dénoncé ces actes et passe-droits aux instances européennes, qui ont sommé la France de se plier aux lois. En vain, pour l’instant !

Autre pratique insoutenable : le déterrage ou vénerie sous terre, interdit quasiment partout en Europe, mais toujours autorisé en France. Cette traque consiste à repérer des renards ou des blaireaux dans leur terrier, à lancer des chiens dans les galeries pour les acculer, puis à creuser vers les animaux. Ils sont extirpés à l’aide de grandes pinces métalliques, puis achevés à coups de dague dans le cœur, de bâton, ou de carabine, et enfin jetés -parfois encore vivants- aux chiens qui en font la curée.

L’ASPAS a fait interdire les concours de déterrage en 2009, suite à la manifestation de protestation déroulée lors du championnat de Cluny (71).
Elle continue sans relâche d’attaquer les arrêtés autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, car tout dialogue étant impossible, seules les actions juridiques permettent des avancées.


Voir la vidéo

ACTION ASPAS :

Signer la pétition pour la protection des blaireaux

Voir la brochure de l'ASPAS : Vive le Blaireau !

Faire souffrir des animaux, c'est légal à la chasse !

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Tuer des chats, des chiens et des espèces protégées, c'est possible avec le piégeage !

12 Septembre 2016, 22:28pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse du lundi 12 septembre 2016

10 vérités sur la chasse en France

Vérité 4/10 :
Tuer des chats, des chiens et des espèces protégées, c'est possible avec le piégeage !

Aujourd’hui, dans nos campagnes et jusqu’à proximité des écoles, les piégeurs posent toute l’année des engins de mort capables de happer aveuglément des chats, des chiens et des animaux sauvages protégés.

Il existe globalement deux sortes de pièges : ceux qui attrapent et ceux qui tuent.
Les pièges dits « tuants » trucident instantanément, soit en se refermant violemment sur l’animal, soit en le noyant. Mais aucun ne peut « reconnaître » une espèce précise et ne sacrifier que l’espèce ciblée. Attirés par l’appât, tous les animaux du même régime alimentaire peuvent se faire prendre. Le piège à œuf attire les martres comme les hérissons. Les appâts carnés attirent les carnivores, protégés ou non, les dits « nuisibles » et bien sûr les chats ou chiens.

Ainsi, nombre de chats se retrouvent pris au piège par les membres, car ils ont d’abord le réflexe de tester l’appât avec leur patte, avant d’y approcher le museau. Parfois, le choc est tellement violent que le piège sectionne la patte de l’animal. Les martres et autres mustélidés quant à eux, se font prendre directement par le cou et tuer net.
Les similitudes morphologiques impliquent également des prises accidentelles inévitables. Les bilans de captures par piégeage en témoignent : chats forestiers, blaireaux, hérissons ou encore loutres et castors d’Europe (espèces protégées)…

En 2015, l’ASPAS a poussé les préfets à prendre des arrêtés pour délimiter les secteurs de présence avérée des loutres et castors, dans lesquels l’usage des pièges tuants (destinés aux ragondins et rats musqués) aurait dû être rigoureusement interdit afin d’éviter les destructions accidentelles de ces espèces protégées. Quasiment aucun ne l’avait fait ! Depuis cette action, 90 % des départements concernés sont en règle.

L’ASPAS dénonce la barbarie de ces pièges non sélectifs et demande l’interdiction définitive de leur utilisation au ministère de l’Écologie, afin que plus aucun piège dit « tuant » ne puisse être tendu, où que ce soit.

ACTION ASPAS :

Voir la vidéo
Signez la pétition

Tuer des chats, des chiens et des espèces protégées, c'est possible avec le piégeage !

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Des chasseurs dans votre jardin, c'est possible !

11 Septembre 2016, 23:03pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse du dimanche 11 septembre

10 vérités sur la chasse en France

Vérité3/10 :
Des chasseurs dans votre jardin, c'est possible !

Tant qu’un propriétaire n’a pas officiellement manifesté son intention d’interdire la chasse, son terrain est par défaut et légalement présumé chassable.
Mais même si cette opposition est actée, des chiens de chasse peuvent pister un gibier chez un propriétaire, et des chasseurs sur ses terrains pour achever un animal mortellement blessé ou aux abois.

Avec la chasse, rien n’est simple : sur bon nombre de communes, les chasseurs sont organisés en ACCA (Association communale de chasse agréée). Les territoires de chasse y sont automatiquement « mutualisés » au bénéfice de tous les chasseurs adhérents. Un propriétaire ne peut retirer ses terrains du territoire de l’ACCA et donc y interdire la chasse que tous les 5 ans, au terme d’une procédure administrative complexe. Celle-ci a été rendue possible grâce à la condamnation de la « loi Verdeille » de 1964, par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en 1999 (arrêt Chassagnou du 29 avril 1999) suite aux actions de l’ASPAS. Avant, vous deviez donc subir ad vitam aeternam la chasse chez vous.

L’ASPAS aide les propriétaires terriens dans leurs démarches pour interdire la chasse chez eux. C’est ainsi que des centaines de propriétés représentant plusieurs milliers d’hectares sont aujourd’hui en Refuge ASPAS partout en France. Des particuliers et même des collectivités territoriales, accompagnés par l’ASPAS, ont permis à des territoires de redevenir des havres de paix pour la faune, les milieux naturels et pour la sécurité des propriétaires.

ACTION ASPAS :

Mettre ses terrains en refuge hors chasse avec l'ASPAS


(1) Article L. 422-1 du code de l’environnement.
(2) Article L. 422-2 et suivants, et article R. 422-1 et suivants du code de l’environnement
.

Des chasseurs dans votre jardin, c'est possible !

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Chasser bourré, c'est légal !

11 Septembre 2016, 23:01pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse du samedi 10 septembre 2016

10 vérités sur la chasse en France

Vérité 2/10 :
Chasser bourré, c'est légal !

Un fusil, c’est largement aussi dangereux qu’une voiture. Pourtant, à ce jour, aucune loi n’existe pour contrôler le taux d’alcoolémie d’un chasseur en action, ni aucune sanction, comme c’est le cas pour les automobilistes !

Les chasseurs ne sont par ailleurs tenus à aucun examen médical, ni leurs armes à aucun contrôle. En France, chasser bourré, avec des troubles de la vue, une parkinson et une vieille pétoire, c’est possible !

Aussi, l’ASPAS demande :

• la mise en place d’un seuil légal de concentration d’alcool dans le sang et dans l’air expiré au-delà duquel la chasse est interdite, et la mise en place de l’infraction qui en découle.

• la mise en place de contrôles inopinés de l’alcoolémie, sur des terrains privés et publics, par les agents compétents en matière de police de l’environnement.

• de considérer l’état alcoolique comme circonstance aggravante pour certaines infractions graves.

• d’uniformiser les sanctions, pour qu’elles soient équivalentes à celles de la conduite en état d’ivresse (1).

• des contrôles réguliers de l’état de santé des pratiquants pour obtenir le renouvellement du permis.

• des contrôles réguliers des armes utilisées, ainsi que des tests de maniement.

(1) retrait du permis de chasser, amende pouvant aller jusqu’à 4 500 euros, immobilisation des armes et de tout instrument, moyen ou engin utilisé à la chasse, obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité aux frais du contrevenant, peine de prison pouvant aller jusqu’à 2 ans.

ACTION ASPAS :

Signer la pétition

Chasser bourré, c'est légal !

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Une balle de chasse peut tuer à 3 km !

11 Septembre 2016, 23:00pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse du vendredi 9 septembre 2016

10 vérités sur la chasse en France

Vérité 1/10 :
Une balle de chasse peut tuer à 3 km !

La chasse se pratique avec des armes à feu puissantes, dans des espaces ouverts à tous : aucune autre activité de plein air que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique. C’est le seul loisir qui mette en danger des non-pratiquants : chaque année, 10 à 20 % des personnes blessées ou tuées à la chasse sont non-chasseurs !

En 5 saisons de chasse (de la saison 2011/2012 à 2015/2016), 704 accidents de chasse ont été officiellement recensés par l’ONCFS. Sur cette même période, une dizaine de non-chasseurs ont été abattus et près de 70 blessés ont été déplorés.

Quels types d’armes à feu sont-ils utilisés ?

Globalement, deux principaux types d’armes sont autorisés pour la chasse :

  • Les fusils à canon(s) lisse(s) sont utilisés pour le petit gibier avec des cartouches à balles ou à grenaille (plombs de chasse). Ils sont dangereux jusqu’à 1,5 km.
  • Les carabines à canon(s) rayé(s) servent au tir à balles du gros gibier. Elles restent dangereuses dans un rayon de 3 km autour du tireur, alors qu’elles ne sont précises qu’à 300 mètres en moyenne !

Pour éviter des accidents tragiques chaque année, pour la sécurité des non-chasseurs, l’ASPAS exige depuis 20 ans que la loi soit modifiée et que soit instaurée une trêve de la chasse le dimanche,uniformément sur l’ensemble du territoire, comme cela se pratique chez nombre de nos voisins européens.

L’ASPAS, qui avait déjà remis en 2010 plus de 250 000 signatures sur papier au Ministère, a lancé en 2015 sa pétition en ligne. Elle réunit déjà plus de 400 000 signatures (sur papier et en ligne) et continue de flamber sur le Net… dans l’indifférence des politiques.

ACTION ASPAS :

Signer la pétition pour l'arrêt de la chasse le dimanche

Une balle de chasse peut tuer à 3 km !

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Chasse : Haute sécurité en Haute-Savoie

8 Juillet 2016, 15:19pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse ASPAS le 7 juillet 2016

Chasse :
Haute sécurité en Haute-Savoie

C’est une première en France ! Suite à un accident mortel, dans le massif du Semnoz en décembre dernier, les services préfectoraux et la Fédération de chasse départementale ont annoncé hier l’interdiction de tous les chasseurs dans certaines zones très fréquentées, et la restriction de la chasse dans d’autres. L’ASPAS salue ces mesures départementales de protection des promeneurs, qu’elle réclame depuis des décennies. Mais le ministère de l’Environnement reste apathique face aux accidents de chasse…

Le 5 décembre 2015, Gaël, 43 ans, est abattu d’une balle en pleine tête alors qu’il randonne dans le massif du Semnoz (près d'Annecy). Cette nouvelle tragédie a amené les services préfectoraux de la Haute-Savoie et la Fédération départementale de chasse (FDC) à travailler conjointement. Ils ont annoncé hier, mercredi 6 juillet, un plan de renforcement des règles de sécurité qui entreront en vigueur à l’ouverture de la prochaine saison de chasse.

À partir du 11 septembre 2016, des zones (dites rouges) seront totalement interdites aux chasseurs, en raison de l’hyperfréquentation des lieux.

Sur d'autres secteurs plus étendus et péri-urbains (zones oranges), il sera impossible de chasser le dimanche après 11h30. (Voir les cartes)


En outre, tous les chasseurs qui ne respecteront pas le règlement des associations communales de chasse agréées (ACCA) seront sanctionnés systématiquement, grâce à un pouvoir renforcé des présidents de ces ACCA.


La FDC74 lancera enfin, une formation obligatoire sur la sécurité et la responsabilisation pour tous les chefs d’équipe. Ces mesures ont déjà été publiées dans le Dauphiné Libéré.

Rappelons qu’il existe des formes de chasse TOUTE L’ANNÉE, et que l’on déplore une quinzaine d’accidents mortels chaque saison de chasse, sans compter les dizaines de blessés graves. Le ministère de l’Environnement est responsable d’un manque flagrant de prise en compte de ce problème, qui conduit chaque année à des pertes humaines et des drames familiaux.

Notre association attend, encore et toujours, une prise de position nationale et énergique sur ses demandes concernant :

  • la trêve nationale de la chasse le dimanche (plus de la moitié des accidents ont lieu ce jour-là),
  • les responsabilités pénales des dirigeants des structures cynégétiques,
  • l’instauration d’un périmètre de sécurité autour des habitations (mesure qui n’existe plus depuis 1982 sur la moitié du territoire national),
  • l’établissement d’une réglementation nationale pour encadrer la sécurité liée à la chasse (il n’existe plus aucun texte législatif ou règlementaire en application en France !),
  • le contrôle annuel de l’état de santé, et de la vue, pour obtenir le renouvellement du permis de chasser,
  • la mise en place d’un seuil légal de concentration d’alcool dans le sang et dans l’air expiré au-delà duquel la chasse est interdite, et instauration de l’infraction qui en découle.
Chasse : Haute sécurité en Haute-Savoie

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Bonne nouvelle : désormais c’est la brucellose que l’on va éradiquer, pas les bouquetins !

6 Juillet 2016, 15:41pm

Publié par VGBIO

Révoltés par l’arrêté préfectoral qui avait ordonné l’abattage de tous les bouquetins du Bargy âgés de 5 ans et plus, l’ASPAS, One Voice et des accompagnateurs en montagne avaient saisi le Tribunal administratif de Grenoble. Presque 3 ans après ce massacre, le juge a considéré que la décision du préfet avait été adoptée à la suite d’une procédure illégale : le public n’avait pas été invité à se prononcer sur cet abattage.

Ce constat est symptomatique du contexte dans lequel ont été prises les différentes décisions dans ce dossier sensible : sans concertation, sans écoute, au mépris des avis scientifiques et des principes élémentaires de la démocratie.

Rappelons que suite à cet abattage, la prévalence de la maladie a augmenté chez les jeunes bouquetins de moins de 5 ans, alors peu touchés, ce qui était prévisible. Car en tuant les bouquetins les plus âgés, les jeunes bouquetins ont eu l’opportunité d’accéder au rut plus rapidement. Or les animaux sont principalement contaminés par voie vénérienne.

Heureusement, début juin 2016, le préfet 74 a enfin rassemblé les différentes parties prenantes au dossier, et l’abattage des bouquetins sans distinction entre animaux malades et animaux sains a été abandonné au profit d’une intervention plus équilibrée préconisée par les scientifiques de l’ANSES, et soutenue par les associations de protection de la nature puisque les animaux sains seront enfin épargnés.

 

Télécharger le jugement

BOUQUETINS : Annulation de la décision autorisant l’abattage des bouquetins du Bargy en 2013

Le Tribunal administratif de Grenoble annule, par jugement n°1305927 du 28 juin 2016, l’arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 1er octobre 2013 ordonnant l’abattage de tous les bouquetins du massif du Bargy âgés de 5 ans et plus pour lutter contre la brucellose, en considérant que :

« 8. Considérant qu’il ressort des pièces du dossier, et n’est d’ailleurs pas contesté, qu’aucune procédure de consultation du public au sens des articles précités n’a été engagée par le préfet de la Haute-Savoie ; que les articles de presse et rencontres avec diverses instances ne sauraient en tenir lieu ; que toutefois le préfet fait valoir que l’urgence justifiait qu’il n’y procédât point, sauf à reporter l’abattage à l’année suivante, au risque de diffusion supplémentaire de la maladie ;
9. Considérant qu’il appartient à une partie qui entend bénéficier d’une dérogation prévue par une règle de procédure d’établir qu’elle remplit les conditions de la dérogation en cause ;

10. Considérant d’une part que si le préfet soutient que cette consultation aurait provoqué des troubles à l’ordre public, il ne fournit aucun élément à l’appui de cette allégation ; que l’existence de tels risques ne peut dès lors être tenue pour établie ;
11. Considérant d’autre part que le préfet soutient que l’urgence est également justifiée par la protection de l’environnement et de la santé publique ; qu’il ne pouvait dès lors procéder à la consultation, sauf à reporter l’abattage à l’année suivante ;
12. Considérant qu’il n’est pas contesté que les opérations d’abattage en litige devaient être conduites avant le mois de novembre 2013, en raison d’une part de l’arrivée probable de la neige en montagne, susceptible de rendre dangereuses voire impossibles l’intervention des agents, et d’autre part de la survenance de la période du rut, au cours de laquelle la maladie, qui selon les données scientifiques disponibles se transmet par voie vénérienne, connaît une recrudescence ; que dès lors l’arrêté devait être pris au plus tard courant octobre ;
13. Considérant qu’il résulte de l’historique rappelé au point 1 et des pièces du dossier, et n’est pas sérieusement contredit, que l’épizootie affectant les bouquetins est transmissible d’une part à l’homme, et d’autre part aux bovins ; que le risque de survenance d’un foyer installé de brucellose est de nature à faire perdre à la France son statut internationalement reconnu de pays exempt de cette maladie, de rendre plus difficile et plus coûteux toute exportation de bovins, et donc de déstabiliser toute la filière bovine au plan national ; que la restauration d’une population de bouquetins exempte de la maladie est également par elle-même une urgence justifiée ; qu’ainsi le préfet établit l’existence d’une urgence touchant à la fois à la protection de l’environnement, à la santé humaine et à l’ordre public économique ;
14. Considérant que la consultation du public au sens des modalités fixées par les articles précités, afin d’être conduite de façon loyale et sans ambigüités, devait avoir lieu sur le projet tel que l’administration l’avait envisagé au terme des consultations obligatoires prévues par les textes, c’est-à-dire en l’espèce après l’avis du conseil national de protection de la nature du 13 septembre 2013 ; qu’ainsi elle pouvait débuter au plus tôt le 14 septembre 2013 ;
15. Considérant que la durée de la consultation fixée par l’article L. 120-1 du code de l’environnement précité est de dix-huit jours, auxquels s’ajoutent au moins quatre jours de réflexion ; qu’ainsi, par application de l’article L. 120-1, l’arrêté ne pouvait être pris au plus tôt que le 6 octobre 2013 ; que toutefois les dispositions du second alinéa de l’article L. 120-1-2 précité permettaient de réduire les délais susmentionnés ;
16. Considérant qu’il suit de ce qui précède que le délai entre la restitution de l’avis du conseil national de protection de la nature et la période où l’abattage devenait dangereux, impossible ou inutile n’était pas tel qu’il ne permettait pas au préfet d’organiser la consultation susmentionnée, fût-ce avec les délais restreints autorisés par le second alinéa de l’article L. 120-1-2 précité ; qu’ainsi le préfet n’établit pas l’existence de l’urgence qu’il invoque ;
17. Considérant que s’il appartient à l’autorité administrative de procéder à la consultation du public dans les conditions fixées par les dispositions citées ci-dessus, la méconnaissance de ces dispositions n’est de nature à vicier la procédure et donc à entraîner l’illégalité de l’arrêté attaquée que si elle n’a pas permis une bonne information de l’ensemble des personnes intéressées par l’opération ou si elle a été de nature à exercer une influence sur les résultats de l’enquête et, par suite, sur la décision de l’autorité administrative ;

18. Considérant que dans les circonstances de l’espèce, l’absence de consultation du public n’a pas permis une bonne information de l’ensemble des personnes intéressées par l’opération ;
19. Considérant par suite que le moyen doit être accueilli et l’arrêté annulé sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête ; »

Télécharger le jugement : Bouquetins du Bargy 2013

Bonne nouvelle : désormais c’est la brucellose que l’on va éradiquer, pas les bouquetins !

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L'ignoble massacre des requins

29 Juin 2016, 16:03pm

Publié par VGBIO

Ce sont des images d'une violence sans nom. La pêche des requins au large des côtes du Pérou n'est qu'horreur. One Voice se devait d'agir : avec ses partenaires internationaux, la campagne est lancée pour mettre un terme à cette barbarie !

Cela se passe dans les eaux péruviennes. Des requins (avec de la chair de dauphin !) sont hissés sur le pont des bateaux. Là, on leur coupe le museau à vif et on les laisse agoniser dans un coin. Les mères gravides sont éventrées, et les bébés requins qui se déversent sur le sol, piétinés. Les images filmées par notre partenaire Mundo Azul sont très difficiles à regarder mais sans appel : il faut que cela cesse !

Les requins n'ont pas la cote et cela facilite sans doute la pérennité de cette pratique abominable. Pourtant, parce qu'ils font peur, ils n'auraient pas droit au respect ? Parce que leur réputation est aussi mauvaise qu'infondée, on pourrait impunément les faire souffrir ? Leur place n'est pas au menu (illégal) des restaurants, ni sur les étals des marchés. Leur place est chez eux, dans l'océan, où ils jouent d'ailleurs un rôle essentiel en tant qu'espère clé de voûte, impactant jusqu'à l'équilibre de la planète entière…

Ces images de cauchemar doivent permettre de mettre un terme à la barbarie ! Pour que les requins soient épargnés, One Voice lance une campagne en leur faveur. Nous nous sommes associés à la coalition avec Blue Voice, OceanCare et Mundo Azul pour agir localement : une campagne d'information et de sensibilisation des populations péruviennes est lancée. En parallèle, nous allons aussi réaliser des contrôles dans les restaurants. Car les requins sont protégés, rappelons-le !

Et parce que l'opinion internationale a un poids important, One Voice lance en France une pétition qui sera adressée à l'ambassade du Pérou.

Pour soutenir notre action, pour sauver les requins du Pérou, signez et diffusez la pétition !

L'ignoble massacre des requins

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Non-respect de la Directive oiseaux : le Ministère de l’Environnement sanctionné pour la 8e fois par le Conseil d’État français !

12 Juin 2016, 19:18pm

Publié par VGBIO

décidément, la ministre de "l'environnement" se moque totalement des lois et directives diverses! quel bel exemple!

Saisi par FNE, la LPO et Humanité et Biodiversité, le Conseil d’État vient d’annuler une circulaire de la ministre de l’Environnement qui autorisait les chasseurs à chasser les oies au-delà de la fermeture de leur chasse, fixée au 31 janvier 2015.

la LPO nous indique:

"À sept reprises déjà le Conseil d’Etat a annulé les arrêtés ministériels prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier, rappelant que la chasse en février, qui affecte des oiseaux en migration prénuptiale, est contraire à la Directive européenne « Oiseaux » et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux en période de reproduction.

Après avoir tout essayé ces dernières années pour contourner la réglementation, jusqu’à prétexter des prélèvements à fins scientifiques, le Ministère en charge de l’Environnement a de nouveau innové : le 28 janvier 2015, sachant qu’un nouvel arrêté serait immanquablement censuré par la justice, la Ministre de l’Environnement a écrit au directeur de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et à tous les préfets pour leur confirmer que la chasse serait bien fermée au 31 janvier, mais qu’il ne faudrait pas verbaliser les chasseurs en infraction entre le 1er et le 9 février !"

Non-respect de la Directive oiseaux : le Ministère de l’Environnement sanctionné pour la 8e fois par le Conseil d’État français !

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