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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #proteger les especes menacees

Ours : l’Europe a lancé une procédure d’infraction contre la France

3 Janvier 2013, 15:20pm

Publié par VGBIO

COMMUNIQUE DES ASSOCIATIONS CITEES EN BAS DE BILLET

BIEN FAIT!!!!!!!!!!!!!!

"La Commission Européenne a déclenché une " procédure d'infraction " contre la France pour « manquement à ses obligations de protection de l’ours brun des Pyrénées », obligations contenues dans la directive Habitats.

Précisément, l’Europe reproche à la France le manque de protection de l’espèce et son état de conservation défavorable, car le noyau occidental, qui représente près de la moitié de l’aire de répartition, est voué à une disparition inéluctable sans renforcement.

La France a donc reçu une lettre de mise en demeure, première étape du contentieux qui conduira si rien n’est fait à la saisine de la cours de justice.

La France a désormais deux mois pour éviter la poursuite de la procédure.

Les associations n’avaient pourtant pas manqué de prévenir l'Etat français.
Mais, voyant que le plan de restauration et de conservation de l’ours (2006- 2009) arrivait à échéance, qu'il était sans suite, les associations de protection de la nature regroupées au sein de CAP-Ours, ont déposé plainte auprès de la commission européenne voilà plus de deux ans, pour défaut de protection de l’espèce.

A l’époque, les cinq individus réintroduits en Pyrénées centrales offraient une bouffée d’oxygène aux quelques plantigrades installés dans ce secteur des Pyrénées, mais rien n'était entrepris pour éviter la disparition définitive des derniers ours du noyau occidental.

Après avoir renoncé au renforcement prévu au printemps 2011 en Béarn et alors qu’aucun plan de conservation de l’espèce n’est en cours d’élaboration, la France est désormais sous la menace d’une saisine de la cour de justice européenne.

Evoquant ce risque en juillet 2010, la ministre de l’Ecologie de l’époque avait averti des conséquences possibles : « Si nous ne respectons pas nos obligations européennes, ce n’est pas simplement une amende que l’Etat aura à payer. Ce sont l’ensemble des crédits européens pour les Pyrénées qui sont menacés. »

Voila donc la France au pied du mur ! Elle doit désormais se doter d’une politique de restauration et de conservation de la population d’ours des Pyrénées digne de ce nom.


Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr-Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne 66 (APAM 66), Apatura, Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Ferus (Groupe Loup France/ARTUS), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral - Groupe Ours Pyrénées (FIEP), Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, L’œil aux aguets, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest section Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO Pyrénées-Atlantiques), Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France."

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EN LOZERE LES LOUPS SONT BRACONNES EN TOUTE IMPUNITE

28 Décembre 2012, 12:03pm

Publié par VGBIO

ça en devient ridicule! LE LOUP EST UNE ESPECE PROTEGEE, .....mais en France, les autorités (censées faire respecter les lois!), les éleveurs et les chasseurs s'en foutent royalement! 

braconnez en paix bonnes gens! braconnez!

Sur le causse Méjean en Lozère, un loup a été braconné le 1er décembre, dans les parages de Nivoliers, vers la ferme de la Cavaladette. Hélas les tueurs l'ont suivi grâce à sa piste dans la neige......mais d’autres attaques ont eu lieu depuis. Les 7 et 8 décembre, soit une semaine après cet assassinat, à six kilomètres de là à vol d’oiseau, quatre brebis ont été déchiquetées.

les exploitants ont constitué officiellement le Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement (le Cercle). Leur rejet du loup fait l’unanimité hélas. Jusqu’au Parc national des Cévennes qui a déclaré le loup “persona non grata” sur son territoire.

tout ceci est proprement honteux, QUE FAIT L'UE, QUI DEVRAIT INTERVENIR POUR DEFENDRE LES LOUPS! ras le bol de voir ces magnifiques animaux tués par des bouchers sanguinaires qui n'aiment ni les animaux, ni la nature!

il n'y a plus de règles en France, ce gouvernement est pire que le précédent dans sa non défense de la vie sauvage!

lire ici aussi:

http://www.buvettedesalpages.be/2012/12/loups-en-lozere-des-rumeurs-de-braconnage-persistantes-.html

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Le Groupe national loup veut limiter la progression de l’espèce

27 Décembre 2012, 11:29am

Publié par VGBIO

communiqué de FERUS, nous y sommes, tout est clair! ils ne veulent plus du loup en France.........sauf dans les parcs animaliers! on ne dirait pas que c'est une espèce protégée!!!!!!!!!!

si seulement on pouvait se récolter une amende de l'UE à ce sujet!

"Notre association était présente à la réunion du Groupe national loup, en charge de préparer le Plan national loup 2013-2017, qui s’est tenue à Lyon le 19 décembre. Nous n’avons pu que constater, comme lors de la précédente réunion du 16 octobre, l’orientation très négative du projet présenté : freiner la croissance de la population de loups en France en augmentant encore le plafond annuel de loups à prélever, avec la volonté de mettre en place des tirs de défense renforcés effectués par des équipes spécialisées.

Certes, il n’est plus question de tirs dans les Parcs Nationaux, ni de zones d’exclusions, mais la notion de « troupeaux non protégeables » ouvre, à notre sens, la porte à toutes les dérives. Comme toujours, la protection n’est évoquée que par son coût qui se heurte aux contraintes budgétaires des Ministères, contraintes qui semblent, hélas, prédominer dans l’élaboration de ce Plan.

Une fois encore, Ferus rappelle son opposition aux tirs létaux, incompatibles avec le statut d’une espèce protégée qui, conformément à la directive européenne Habitat, doit pouvoir occuper tous les milieux favorables, ce qui est loin d’être le cas en France, où aucune reproduction n’a encore été constatée hors du massif alpin.

Nous rappelons que, malgré notre demande commune à 10 associations, la ministre n’a même pas daigné répondre à notre demande de rencontre, alors qu’elle a reçu les éleveurs et les chasseurs. Ceci ne nous rend pas particulièrement optimistes pour l’avenir. Nous devons donc nous préparer à faire entendre fermement notre voix et celle de nos adhérents et sympathisants prochainement." 

Continuez à signer et à partager notre pétition :

Protection du loup en France, URGENCE!

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LE LYNX RISQUE DE DISPARAITRE DES VOSGES

13 Décembre 2012, 13:53pm

Publié par VGBIO

décidément, les gouvernements successifs n'aiment pas les grands prédateurs!

 

Communiqué de presse, 13 décembre 2012.

Un seul cas de reproduction identifié depuis 2003, une population estimée à moins de 10 individus, le lynx est-il en train de disparaître des Vosges?

A l’heure où nous allons fêter les 30 ans du premier programme de réintroduction ayant concerné un grand prédateur en France, nous, naturalistes et associations régionales, souhaitons alarmer l’Etat sur le risque d’une extinction de la population de lynx boréal Lynx lynx, dans le massif Vosgien.

Tout commence en 1983, avec le lâché de trois lynx originaires de Slovaquie, dans le massif vosgien du Taennchel : deux mâles Alex et Boric ainsi qu’une femelle Xenie.

Au total, 21 lynx seront relâchés dans les Vosges sur une période de 10 ans. Seulement 10 animaux survivront pour constituer la population vosgienne avec 4 femelles et 6 mâles. En effet, une majorité des individus relâchés a été victime du braconnage. Malgré cela, la population de lynx dans les Vosges arrive à se développer lentement. 

Jusqu’en 2004, la pérennité de l’espèce semble évidente : des indices de présence sont relevés régulièrement en hiver et tout au long de l’année, des cas de reproduction et de dispersion de jeunes sont observés, des attaques sur les troupeaux domestiques sont également constatées. Puis la population stagne, voire régresse avec, dans un premier temps, un net recul des indices de présence relevés. Dans le même temps, moins d’observations de jeunes en dispersion sont notifiées. Encore une fois, le principal facteur qui fragilise cette population reste le braconnage. Après avoir atteint un seuil de population plutôt dynamique jusqu’à la fin des années 1990 et du début des années 2000, la population actuelle serait estimée à moins de 10 individus.

Un des espoirs pour la survie de l’espèce dans les Vosges est que la population jurassienne, une des plus belles d’Europe de l’Ouest, arrive à coloniser naturellement le massif vosgien. Cependant les deux corridors écologiques reliant les deux massifs sont entrecoupés d’infrastructures qui créent des zones de rupture empêchant ainsi une réelle continuité pour la faune sauvage.

Nos voisins allemands apporteront peut-être une solution, avec le projet de réintroduction de 20 lynx dans le Palatinat, qui pourraient à terme coloniser les Vosges du Nord. Il est donc indispensable de développer un vrai passage pour la faune sauvage au niveau du col de Saverne, afin de reconnecter les Vosges du Nord et le reste des Vosges. L’Etat doit intervenir auprès de la SANEF (gestionnaire de l’autoroute) pour le lancement de ce chantier.

Les prochaines années seront décisives dans l’avenir de la population. Le lynx boréal est en passe de disparaitre du seul massif où il a été réintroduit dans le silence le plus total et dans l’indifférence quasi générale.

NOUS DEMANDONS :

Afin de permettre la sauvegarde des populations de lynx, il nous apparaît indispensable de :

  • Finaliser la mise en place des trames vertes et bleues afin qu’une réelle réflexion sur les corridors écologiques permette un échange entre les différents noyaux de populations. Cela est indispensable entre le Jura et les Vosges du Sud d’une part et d’autre part entre les Vosges moyennes et les Vosges du Nord, pour permettre une survie de la population vosgienne.
  • Accentuer la sensibilisation autour de cette espèce afin que la population locale puisse s’approprier le sujet et mieux connaître l’animal. Dans cette optique, Ferus travaille à l’organisation de soirées-débats à thème, qui auront lieu dans les territoires où le lynx est présent.
  • Accentuer les efforts contre le braconnage qui est le facteur le plus limitant au développement de cette espèce. En effet, la fragilisation de la population dans les Vosges est principalement due au braconnage.
  • Soutenir de façon officielle et appuyer les réintroductions de lynx prévues dans le Palatinat allemand, qui communique avec les Vosges du Nord, pourraient, à terme, préparer une connexion naturelle entre les deux massifs.
  • Renforcer et consolider la population vosgienne. A cet effet, nous souhaitons rappeler que chaque année, des lynx orphelins ou blessés du Jura sont récupérés par le Centre Athénas et relâchés dans ce même massif, après consultation publique.

STATUT JURIDIQUE DE L’ESPÈCE :

Le lynx boréal est protégé en France par deux conventions européennes : la convention de Berne et la directive « Habitat Faune Flore ». Il est aussi protégé par la loi française de 1979.

Le lynx est toujours sur la liste rouge des espèces menacées en France de l’UICN en 2009.

Nous renouvelons une demande pour la mise en place d’un plan national lynx.

LES SIGNATAIRES :

FERUS, le parc animalier de Sainte-Croix, le GEML (groupe d’étude des mammifères de Lorraine), le Centre de réintroduction Hunawihr Alsace, Sentinelle Nature Alsace, Vosges Ecologie, le zoo d’Amnéville, Lorraine Nature Environnement, le Centre Athénas, Lorraine Association Nature, Oiseaux Nature, Les piverts (Association d’éducation à l’environnement), Sauvegarde Faune sauvage, Alsace nature Haut-Rhin.

Les naturalistes lorrains et alsaciens, réunis à Sarrebourg le 09/12/12, pour le 42ème colloque d’ornithologie, de mammologie et d’herpétologie organisé par la LPO ont voté une motion visant à alarmer l’Etat sur la situation du lynx dans les Vosges et s’associent à ce communiqué.

N’oubliez pas de signer la pétition du Centre Athénas pour la demande d’un plan national lynx :

Pétition : Pour un plan de conservation du lynx boréal.


Le lynx boréal est protégé en France par deux conventions européennes :  la convention de Berne et la directive « Habitat Faune Flore ». Il est aussi protégé par la loi française de 1979.
Le lynx est toujours sur la liste rouge des espèces menacées en France de l’UICN en 2009.
Nous renouvelons une demande pour la mise en place d’un plan national lynx.

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Ours : l’Europe a lancé une procédure d’infraction contre la France

13 Décembre 2012, 12:21pm

Publié par VGBIO

La Commission Européenne a déclenché une " procédure d'infraction " contre la France pour « manquement à ses obligations de protection de l’ours brun des Pyrénées », obligations contenues dans la directive Habitats.


Précisément, l’Europe reproche à la France le manque de protection de l’espèce et son état de conservation défavorable, car le noyau occidental, qui représente près de la moitié de l’aire de répartition, est voué à une disparition inéluctable sans renforcement.

La France a donc reçu une lettre de mise en demeure, première étape du contentieux qui conduira si rien n’est fait à la saisine de la cours de justice.

La France a désormais deux mois pour éviter la poursuite de la procédure.

Les associations n’avaient pourtant pas manqué de prévenir l'Etat français.
Mais, voyant que le plan de restauration et de conservation de l’ours (2006- 2009) arrivait à échéance, qu'il était sans suite, les associations de protection de la nature regroupées au sein de CAP-Ours, ont déposé plainte auprès de la commission européenne voilà plus de deux ans, pour défaut de protection de l’espèce.

A l’époque, les cinq individus réintroduits en Pyrénées centrales offraient une bouffée d’oxygène aux quelques plantigrades installés dans ce secteur des Pyrénées, mais rien n'était entrepris pour éviter la disparition définitive des derniers ours du noyau occidental.

Après avoir renoncé au renforcement prévu au printemps 2011 en Béarn et alors qu’aucun plan de conservation de l’espèce n’est en cours d’élaboration, la France est désormais sous la menace d’une saisine de la cour de justice européenne.

Evoquant ce risque en juillet 2010, la ministre de l’Ecologie de l’époque avait averti des conséquences possibles : « Si nous ne respectons pas nos obligations européennes, ce n’est pas simplement une amende que l’Etat aura à payer. Ce sont l’ensemble des crédits européens pour les Pyrénées qui sont menacés. »

Voila donc la France au pied du mur ! Elle doit désormais se doter d’une politique de restauration et de conservation de la population d’ours des Pyrénées digne de ce nom.


Les associations membres de CAP – Ours :

Altaïr-Nature, Animal Cross, Association Pyrénéenne des Accompagnateurs en Montagne 66 (APAM 66), Apatura, Association Nature Comminges (ANC), Comité Ecologique Ariégeois (CEA), Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées (CIAPP), Ferus (Groupe Loup France/ARTUS), France Nature Environnement Hautes Pyrénées (FNE 65), France Nature Environnement Midi Pyrénées (FNE Midi-Pyrénées), Fonds d’Intervention Eco-Pastoral - Groupe Ours Pyrénées (FIEP), Mille Traces, Nature Midi-Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées comité local Hautes-Pyrénées, L’œil aux aguets, Pays de l’Ours-ADET (Association pour le Développement Durable des Pyrénées), Société d’Etude de Protection et d’Aménagement de la Nature dans le Sud Ouest section Pyrénées-Atlantiques (SEPANSO Pyrénées-Atlantiques), Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM), Sours, WWF France.

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L'ETAT FRANCAIS SACRIFIERA-T-IL LES LOUPS?

18 Octobre 2012, 22:26pm

Publié par VGBIO

Communiqué de FERUS suite au Groupe National Loup qui s’est tenu hier à Paris.

Le loup sacrifié par l’Etat ?

L’association nationale Ferus, spécialisée dans la défense des grands prédateurs, s’insurge contre l’orientation que semble prendre le gouvernement à l’issue de la dernière réunion du Groupe National Loup du 16 octobre 2012 à laquelle elle a participé.

En effet, après de nombreux exposés relatifs au suivi de la population de loups, à l’évaluation des moyens de protection, à un historique sur l’indemnisation des dommages, sans compter les retours d’expérience sur l’efficacité des moyens de protection, Ferus s’étonne que seules des mesures à sens unique et anti-loups nous aient été proposées dans la cadre du prochain Plan d’action national sur le loup.

Nous rappelons que le plan loup va expirer fin 2012 et qu’il en est attendu un nouveau pour 2013/2017. En effet nous avons eu droit à une communication de deux inspecteurs généraux, l’un de l’agriculture, l’autre de l’environnement, qui ne laisse présager rien de bon quant à son contenu futur.

Il s’est agi d’une litanie de mesures destinées à freiner la progression de l’espèce en augmentant le nombre de loups à prélever et en territorialisant les quotas. Egalement en projet, la généralisation des tirs à la carabine par les éleveurs tout en renforçant les tirs par des spécialistes. Enfin, on nous propose scandaleusement d’autoriser les tirs dans les zones centrales des parc nationaux sous prétexte que la prédation serait trop forte donc, en clair, de faire disparaître les sanctuaires de protection de la nature qu’ils sont censés être. Puisque la protection ne leur semble pas être possible nous proposons donc, à l’inverse, de supprimer totalement l’élevage dans ces zones qui ne représentent que 0,5 % du territoire national. Ceci afin de lutter contre le surpâturage et son cortège de disparitions d’espèces, que ce soit par compétition alimentaire, à cause des déjections du bétail rempli d’antibiotiques et d’anti-parasitaires, de la divagation des chiens, de la transmission des maladies à la faune sauvage ou du dérangement de la faune sauvage à cause des pistes qui desservent les cabanes d’altitude.

La fonction première d’un parc national est la conservation de la biodiversité SAUVAGE que nous laisserons en héritage à nos enfants… pas les activités agricoles !

Nous condamnons fermement toutes ces propositions et nous dénonçons surtout l’esprit dans lequel on semble bien préparer le prochain plan loup dont l’orientation principale est à l’évidence d’abattre le maximum de loups, sans annoncer aucune mesure supplémentaire de protection, ni de formation des éleveurs à l’utilisation des moyens de protection, ni surtout de réflexion, nécessaire, à une évolution de l’élevage ovin. Pas de propositions non plus, pourtant essentielles, sur la gestion des zones de recolonisation.

Le loup est protégé par la Directive Habitats, les dérogations sont soumises à des conditions très strictes, la France ne peut s’y soustraire et doit respecter ses engagements.

Nous rappelons que Ferus considère que le loup a toute sa place dans les grands massifs forestiers français et qu’il représente une chance pour la France, entre autres dans la régulation des ongulés et qu’il préfigure le rapport que nous devons avoir avec la nature en ce début du XXI siècle…

Nous proposons l’arrêt du système d’indemnisations qui favorise les éleveurs qui font le moins d’effort, la prédation se concentrant sur un faible pourcentage de troupeaux, toujours les mêmes ! Remplaçons cela par une assurance privée financée à 80% par la collectivité et, comme en Italie, supprimons les constats, source de contestations et de conflits. Cela dégagera du temps aux différents gardes pour accomplir leur mission première : LA CONSERVATION DE LA NATURE !

En aucun cas le loup ne peut être tenu pour responsable de la situation économique de l’élevage. Les zones où le plus grand nombre d’éleveurs cessent leurs activités sont des départements de plaine où les loups sont absents.

Notre association rappelle fermement son opposition aux tirs de prélèvement qui lui paraissent totalement contre-productifs, sauf à leur accorder un statut de tirs politiques, mais qu’elle n’est pas opposée à des tirs « éducatifs », non létaux, de défense ou d’effarouchement.

Ferus rappelle également qu’il faut relativiser le coût de la prédation sur les troupeaux en rappelant le nombre de brebis équarries chaque année… Il a été annoncé à cette réunion que 85% des troupeaux attaqués ne subissent qu’une seule prédation par an et seulement 5% plus de quatre.

Nous proposons de déterminer des zones d’expérimentation, conjointement gérées par les éleveurs, l’Etat et Ferus, où nous pourrions étudier ensemble, sans ambiguïté et en toute transparence, la réelle efficacité de la protection des troupeaux. Nous sommes convaincus, après 20 ans de présence du loup en France, que l’expertise liée à la protection des troupeaux peut être largement enrichie.

Enfin nous rappelons que Ferus reste une association de terrain déjà très engagée auprès du monde de l’élevage au travers de son programme pastoraLoup et que notre bonne volonté n’est plus à démontrer.

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LES PREFETS SEMBLENT VOULOIR ERADIQUER LES LOUPS

16 Octobre 2012, 21:56pm

Publié par VGBIO

Encore des autorisations honteuses de tirs de "défense" (SIC!!!!!!!!!!) et de "prélèvement" (mot signifiant ASSASSINAT PUR ET SIMPLE!), prises dans le Var, les Vosges, les Alpes maritimes, pour la 2è fois dans 2 de ces départements, contre les loups!

FERUS a écrit au préfet des Alpes-Maritimes afin de lui faire connaître les raisons de son opposition à la deuxième autorisation de tir de prélèvement d’un loup accordée dans ce département cette année. Lire ici:

http://www.ferus.fr/actualite/loup-deuxieme-autorisation-de-tir-de-prelevement-pour-les-alpes-maritimes-cette-annee

ras le bol de cet acharnement anti loup des autorités, qui décidément...........hurlent avec les loups, et veulent se mettre les éleveurs dans la poche, c'est toujours les mêmes qu'ils contentent, jamais les défenseurs des grand prédateurs et de la biodiversité.

comment peut-on ordonner la traque et la mise à mort d'un être vivant sensible aussi majestueux? des tueries aveugles qui désorganisent les meutes et entraînent encore plus de prédation. C'est encore plus scandaleux au moment où les troupeaux sont en train de quitter les estives, et où c'est vraiment pour le plaisir de tuer des loups!

j'enrage contre ces incompétents criminels qui se foutent bien que le loup soit une espèce protégée!.......PAS EN FRANCE EN TOUT CAS!

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La Réunion : Les requins et la mer ont gagné face aux décisions hâtives de l’administration

28 Septembre 2012, 09:10am

Publié par VGBIO

UNE BELLE VICTOIRE JURIDIQUE DE PLUS POUR L'ASPAS.........ET LES REQUINS!
L’ASPAS et d’autres associations [1] viennent de remporter une belle victoire juridique contre les tentatives d’atteintes à la protection de la biodiversité à la Réunion.
A l’heure où le PNUE [2] adopte un plan de conservation des requins migrateurs, l’ASPAS ne relâche pas son combat juridique pour préserver ces prédateurs et empêcher des prélèvements abusifs.
Ainsi le Tribunal administratif de Saint Denis vient de suspendre aujourd’hui l'arrêté préfectoral autorisant les « prélèvements » de requins au sein de la réserve naturelle marine de la Réunion. Le juge a en effet estimé que « l’autorisation des prélèvements était disproportionnée » et que  les objectifs scientifiques de cet arrêté n’allaient pas dans le sens de la gestion et la protection de la réserve.
 
Les raisons avancées par le préfet pour justifier cette pêche étaient particulièrement peu convaincantes. Cette « pêche scientifique », pourtant discutée, était un prétexte pour envisager la commercialisation de leur chair. En effet le préfet avait déjà pris conscience des risques de consommation de requins en interdisant sa vente pour des raisons de santé publique et de sécurité sanitaire en 2009. Cette mesure prise à la hâte dans le but d’apaiser les surfeurs et les pêcheurs suite aux récentes attaques, n’est en aucun cas une solution pérenne pour limiter ces accidents rarissimes. 
Il est aujourd’hui impossible d’affirmer avec certitude que les grands requins reviennent de façon permanente sur les côtes réunionnaises. Il n’est pas rare que dans un écosystème dégradé, on observe un changement de comportements de certaines espèces. La raréfaction du poisson pour cause de surpêche inciterait les requins à aller chercher de la nourriture dans des endroits où ils ne s’aventuraient pas auparavant. Une étude plus poussée est nécessaire afin de comprendre leur comportement et la raison de leur fréquentation sur les côtes réunionnaises. 
Classés espèces quasi menacées par l’UICN[3] , les requins tigres et bouledogues ont un rôle primordial à jouer dans l’équilibre de cette réserve. Une cohabitation entre les hommes et les requins est possible à condition que tous les moyens soient mis en place pour informer et protéger les citoyens réunionnais. De simples règles de sécurité et des mesures de surveillance des zones à risque devraient être mises en place pour ainsi éviter tous futurs accidents.   
 
[1] Sea Shepherd et l’Association Citoyenne de Saint-Pierre
[2] Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a communiqué aujourd’hui même la décision, par les représentants de 50 pays réunis à Bonn, d’un accord international pour un plan de conservation des requins dans le monde.
[3] Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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L’ASPAS attaque le préfet de La Réunion pour défendre les requins

19 Septembre 2012, 14:57pm

Publié par VGBIO

l'ASPAS CONTINUE SON EXCELLENT TRAVAIL JURIDIQUE

L’ASPAS attaque le préfet de La Réunion pour défendre les requins

Nous ne pourrons pas stériliser la planète pour nos loisirs

L’ASPAS dépose un référé suspension et un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral autorisant les « prélèvements » de requins au sein de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, soutenant ainsi l’action déjà engagée par Sea Shepherd et l’Association citoyenne de Saint-Pierre. De nombreux scientifiques s’élèvent contre cette décision administrative trop hâtive, inefficace et dangereuse. Les associations rappellent que toutes les mesures de protection des nageurs n’ont pas été prises.

En 18 mois, 9 accidents impliquant des requins, dont 3 mortels, ont été recensés sur les côtes de la Réunion. Le dernier accident du 5 août a rendu la situation explosive sur l’île. Aussi, sous la pression de certains surfeurs, et de pêcheurs désirant en réalité reprendre la chasse sous-marine dans la réserve, la préfecture a pris à la hâte le 13 août, un arrêté autorisant la pêche aux requins bouledogues et tigres.
Cependant, cette mesure prise surtout dans le but de calmer les esprits, n’est pas la solution pour limiter les accidents.
Notons d’ailleurs, qu’aucune précision n’a été donnée sur le nombre de captures, ni sur la durée d’application de cet arrêté, ni sur les méthodes de pêches employées, les lieux de prélèvement, ou bien encore sur la mise en place de contrôles pour ne pas que d’autres espèces de requins récifaux ne soient capturées.

Les requins bouledogues et tigres qui seraient principalement à l’origine des accidents, sont classés depuis 2009 comme des espèces quasi-menacées sur la liste rouge de l’UICN(1). Mais la situation actuelle pourrait laisser craindre un changement de statut.

En réalité, la « pêche scientifique » revendiquée par la préfecture est un prétexte pour envisager la commercialisation de leur chair. Pourtant le Préfet est parfaitement au courant des risques inhérents à leur consommation car un arrêté préfectoral du 24 décembre 2009 en interdit la vente à cause du risque grave de ciguatéra(2).
 
À la Réunion, il semble que les requins soient attirés par les proies vivant dans la réserve marine, car ils se rendent dans les derniers endroits où la biodiversité est préservée. En effet, ce sont des témoins de la stérilisation des mers due à la surpêche. Or, c’est bien elle qui menace l’Homme, pas le squale. Prédateur au sommet de la chaine alimentaire, irremplaçable nettoyeur des mers, il est indispensable aux écosystèmes marins.
 
Enfin n’oublions pas, que dans toute discipline sportive pratiquée dans un milieu naturel, le risque zéro n’existe pas. Les accidents qui frappent les surfeurs sont principalement causés par la planche, les collisions entre surfeurs ou avec les rochers, ainsi que les noyades. Les attaques de requins restent elles, exceptionnelles, et pourraient être limitées par de simples règles de sécurité : éviter les eaux profondes ou troubles, ne pas surfer seul, éviter de se baigner à l’aube ou au crépuscule, etc.
Mais jusqu’ici, ces principes de bon sens n’ont pas toujours été appliqués…


Anne Fourier : océanographe, chargée de mission à l’ASPAS

(1) Union Internationale pour la Conservation de la Nature
(2) Intoxication neurodigestive liée à la consommation de poissons herbivores ayant ingéré la toxine dans des algues coralliennes. Les poissons carnivores de grande taille sont les plus toxiques pour l’Homme.

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LE MASSACRE DES LOUPS CONTINUE EN FRANCE

17 Septembre 2012, 23:16pm

Publié par VGBIO

UNE HONTE! C'EST MAINTENANT AUX CHASSEURS QUE SONT DELEGUES LES TIRS DE LOUPS!!!!!!!!!

vive protestation de l' ASPAS:

Après la Conférence Environnementale,
la chasse aux espèces protégées est ouverte

Un nouveau loup a encore été tué, par un chasseur, ce matin en Haute-Savoie. Officiellement, il ne s’agit pas de chasse, mais de « tir de défense », sous couvert d’un arrêté préfectoral de complaisance qui autorisait un éleveur à déléguer à 3 chasseurs le tir d’un loup. Bien loin de ce que les initiateurs du « protocole loup » avaient décidé lors de sa publication, nous arrivons à ce jour à la résurgence de la chasse au loup, revendiquée depuis 2008 par la Fédération Nationale des Chasseurs.
Ce matin, vers 8h30 à Montmin (Haute-Savoie), un des trois chasseurs mandatés par un éleveur a abattu une louve. Cela dans le cadre d’un arrêté de tir de défense, c'est-à-dire un tir censé défendre un troupeau en cas d’attaque. Mais on voit bien là, la démonstration de ce que nous craignions et dénoncions depuis la mise en place de ce dispositif : une mascarade qui cache en fait la résurgence de la chasse au loup, alors qu’officiellement et légalement ce dernier est toujours protégé par le droit français et européen.
Cette mascarade, avec les tirs de défense qui se transforment en chasse à l’affût au loup, a son pendant avec les « tirs de prélèvement » qui localement se transforment en battue au loup réunissant le banc et l’arrière banc des fédérations de chasse.
Au lendemain de la « Conférence Environnementale » l’ASPAS en appelle à Mme La Ministre de l’Écologie pour une meilleure maîtrise de ce dossier, certes difficile, mais qui ne trouvera pas de solution en transformant le loup en espèce gibier.
L’ASPAS demande l’arrêt immédiat des dizaines d’autorisations qui ont été délivrées sans retenue par les préfets des départements concernés, puisque nous en sommes aujourd’hui à quelque 119 arrêtés de tirs de défense, et 5 arrêtés de tirs de prélèvement, tout cela pour 150 à 200 loups actuellement présents en France.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, il y a plus d’autorisations de tirs d’animaux (44 arrêtés !!!) que de loups présents dans ce département !!! 
C’est la démonstration de l’anarchie totale de ce dossier qui a complètement échappé au ministère de l’Écologie. Tout ce gâchis, sans pour autant qu’apparaisse le moindre apaisement dans ce conflit qui oppose la profession agricole aux protecteurs de la nature. Et pour lequel le ministère de l’Écologie s’est fait complètement déborder. Le seul écho qui nous parvient du ministère, c’est celui des fusils des chasseurs.

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