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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #vegetarisme-vegetalisme-vegan

Abolir la viande

29 Mai 2010, 15:25pm

Publié par VGBIO

 

ARTICLE DES CAHIERS ANTISPECISTES février 2008 

Abolir la viande

Estiva Reus

Antoine Comiti

pour lire la totalité, c'est ici:

http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article363

 

Résumé

La thèse défendue dans cet article est qu'il faut dès maintenant œuvrer explicitement à l'interdiction légale de la production et de la consommation de chair animale. C'est à la fois une mesure nécessaire et une mesure qu'il est possible d'obtenir sans attendre une révolution des mentalités ou de l'organisation de nos sociétés.

« On ne doit pas maltraiter ou tuer des animaux sans nécessité » : partout dans le monde, ce précepte fait partie de la morale commune. Partout dans le monde, la consommation alimentaire de produits animaux est la cause principale pour laquelle des humains maltraitent et tuent des animaux, sans nécessité. Le précepte précité n'est pas dénué d'impact : des personnes refusent de consommer des produits d'origine animale, d'autres réduisent leur consommation de viande, d'autres encore choisissent des produits issus d'élevages offrant quelques garanties sur le traitement des animaux ; des pays adoptent quelques lois protégeant les animaux d'élevage. Mais cela ne suffit pas à inverser la tendance : le nombre d'animaux élevés et pêchés dans le monde croît inexorablement, tandis que l'élevage industriel se généralise. Il est illusoire d'attendre que les dispositions adoptées en faveur du bien-être animal finissent par assurer des conditions de vie et de mort décentes aux milliards d'animaux mangés chaque année : les éleveurs peuvent difficilement se résoudre à faire passer le bien-être des bêtes avant la rentabilité de leur exploitation, et on ne dispose ni des espaces ni de la main d'œuvre requis pour traiter tant d'animaux avec soin.

La prise de conscience du fait que production de chair animale a un impact environnemental désastreux ne conduira pas nécessairement à une amélioration du sort réservé aux bêtes : si l'intérêt des animaux n'est pas pris en compte en tant que tel, cette prise de conscience peut au contraire déboucher sur une intensification de l'élevage.

Le contraste entre les devoirs que les humains reconnaissent avoir envers les bêtes et la façon dont ils les traitent concrètement n'implique pas que les bonnes intentions affichées ne soient qu'hypocrisie. Ce contraste nous apprend toutefois que les changements spontanés de comportement des consommateurs ne constituent pas une force suffisante pour mettre fin à la boucherie. Il y a des raisons à cela. C'est par ailleurs une situation très commune : on ne réussit pas non plus à résoudre les problèmes de l'insécurité routière, de la pollution, de la misère humaine, de la maltraitance des enfants… en comptant uniquement sur la capacité de chacun à modifier ses habitudes pour y porter remède, même lorsqu'il qu'il est largement admis qu'il s'agit de maux.

Pour mettre un terme au sort hideux réservé aux animaux mangés, il faut que la question soit portée (aussi) au niveau politique. Il s'agit d'enclencher un processus qui s'achèvera par l'adoption de lois interdisant la prédation (chasse, pêche) et la production (élevage) d'animaux pour la consommation humaine. Les institutions publiques ont également un rôle à jouer dans la reconversion des travailleurs dont le revenu dépend de ces activités. Ce processus commence par l'expression publique de la revendication d'abolition de la viande.

Sommaire

PDF - 1.2 Mo
Abolir la viande
Télécharger la version pdf.

1. Une revendication nouvelle

2. Une revendication recevable

Ne pas maltraiter ou tuer sans nécessité

Loi morale et loi légale

Et la liberté ?

3. Producteurs, consommateurs, citoyens

Offre et demande

Les paroles et les actes

Impliquer le citoyen

4. Assurer l'avenir des anciens travailleurs de la viande

Travailleurs des usines à viande

Petits producteurs des pays en développement

Travailler à ruiner des vies

Accompagner le reconversion des travailleurs de la viande

5. La viande avec garantie de bien-être animal : une alternative à l'abolition ?

Évolution de la production de viande

Lois et labels

Le bien-être animal généralisé : un futur illusoire

6. Pour une écologie sensibiliste

Des problématiques comparables

L'impact environnemental de l'élevage

Vers un élevage écologique intensif ?

Un environnement vivable : pour qui ?

7. Inscrire le projet d'abolition dans le présent

Les pieds sur terre,

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Viande, gaspillage et pollution de l’eau

2 Mai 2010, 14:49pm

Publié par VGBIO

Gaspillage d’eau

La Terre a des ressources en eau limitées. La FAO estime que nous disposons globalement de 9 000 à 14 000 km3 d’eau utilisables[1] soit 5 640 L d’eau par jour et par personne au mieux aujourd’hui, 4 260 L d’eau par jour et par personne au mieux en 2050[2].

Environ 5 000 L d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale, 1 000 L si l’origine est végétale[3].

En se basant sur la consommation de 2003, en moyenne par jour en France, 3623 kcal ont été consommées dont 1333 kcal d’origine animale et 2290 kcal d’origine végétale[4]. 8955 L d’eau par personne ont donc été nécessaires pour produire cette nourriture ce qui est largement excédentaire par rapport à l’eau disponible.
En adoptant une alimentation végétale, on peut ramener cette quantité d’eau à 3623 L.

Les ressources en eau sont également mises à mal pour cause de pollution.


Pollution des eaux

 

En prenant en compte les différents segments[5] de la chaîne de production, l’élevage, y compris la pisciculture[6], est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau : principalement les déchets animaux, les antibiotiques, les hormones, les produits chimiques des tanneries, les engrais et les pesticides utilisés pour les cultures fourragères, et les sédiments des pâturages érodés[7].

L’hypereutrophisation, par les nitrates, le phosphore et autres nutriments est responsable de l’essor des algues vertes et de la dégénération des récifs coralliens. Cette eutrophisation cause la mort de nombreux êtres vivants aquatiques[8] et de quelques animaux terrestres[9]. L’élevage y contribue de façon directe par les rejets de lisiers et indirecte par l’excès d’engrais apportés aux cultures de céréales destinées à nourrir le bétail[10].

La gestion des déjections animales dans les élevages intensifs provoque le lessivage des nitrates et des agents pathogènes dans la nappe aquifère, qui met souvent en péril les réserves d’eau potable[11].


Pluies acides

 

L’élevage est responsable de 64% des émissions d’ammoniaque (NH3), une des principales causes des pluies acides[12].
La commission européenne indique que c’est la volatilisation des déjections des animaux en stabulation qui constituent la principale source d’émission de NH3 : 61%[
13].

Les précipitations s’acidifient au contact de l’ammoniaque présent dans l’air (gaz très soluble dans l’eau), perturbent la photosynthèse et détruisent les éléments nutritifs du sol causant le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20% des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et 21,4% ont subi une défoliation d’au moins 25%[14].
Les lacs, les fleuves, les ruisseaux et les rivières sont eux aussi altérés par les pluies acides : on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement de pH[
15].

Au Canada, sur 160 000 lacs de 10 hectares ou plus étudiés, 19,4% étaient acides et 51% en train de le devenir[16].


1. FAO, Crops and Drops, 2002, p. 1.
2. 14 000km3 par an pour 6,8 milliards de personnes aujourd’hui, estimée à 9 milliards de personnes en 2050.
3. Daniel Renault (FAO), Value of virtual water in food, principles and virtues, 2002, p. 17.
4. FAO Stat, CDU/BA, Bilans alimentaires, France, année 2003.
5. Les différents segments pris en compte sont l’abreuvement des animaux et l’entretien des locaux, les abattoirs et industries agroalimentaires, les tanneries et l’irrigation des cultures fourragères, FAO,Livestock’s long shadow, 2006, pp. 128-135.
6. Gaëlle Dupont, « Le développement fulgurant de l’aquaculture devrait continuer »Le Monde, 12 novembre 2009.
7. http://www.fao.org/ag/fr/magazine/0612sp1.htm
8. Chloë Fromange, Emilie Novince, Eutrophisation : un phénomène naturel amplifié par les rejets des a....
9. Cyriel Martin, « Bretagne : ce rapport confidentiel sur les algues vertes qui acca...,Le Point, 21 octobre 2009.
10. Séverine Gibet pour la FAO, Agriculture et pollution azotée des eaux en Bretagne, France.
11. http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000219/index.html
12. http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2006/1000448/index.html
13. Commission Européenne, Agriculture, environnement, développement rural : faits et chiffres - Les défis de l’agriculture, juillet 1999.
14. Commission Européenne, Report on forest conditions in Europe 1999 : No improvement of the vitality of Eu

 

    

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Élevage, viande et santé humaine

2 Mai 2010, 14:45pm

Publié par VGBIO

Les élevages d’animaux et la consommation de produits animaux sont indissociables. Or, les deux contribuent chacun à leur manière à aggraver notre fardeau sanitaire.

 

Élevage et santé humaine

L’élevage est en soi un facteur de risque pour notre santé. Les systèmes industriels de production sont depuis longtemps la norme dans les pays développés et deviennent de plus en plus répandus dans les pays en développement. Le nombre énorme d’animaux élevés en confinement, dotés d’une variabilité génétique très pauvre, et soumis à une croissance rapide, crée des conditions idéales pour l’émergence et la propagation de nouveaux pathogènes.

Il n’y a jamais eu de « grippe légumineuse », ni de « grippe épinard » ou de « maladie du petit pois fou »... Par contre, les systèmes modernes d’élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. Comme l’indique un rapport de la FAO[1] : « il n’est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux ».

Certains ont cru pouvoir favoriser le poisson en remplacement de la viande. Mais aux ravages de la pêche sur la faune aquatique et sur les écosystèmes sont venus s’ajouter les effets de l’aquaculture, qui représente désormais 35% de la production totale de poisson et 47% du volume de poisson destiné à la consommation humaine[2]. Or, « l’aquaculture utilise des produits chimiques, des engrais, des antibiotiques qui sont nocifs alors que les contrôles sont très limités[3] », selon le responsable du Rapport 2003 sur l’aquaculture en Méditerranée. D’après les données de l’Agence norvégienne de contrôle de la pollution, les rejets d’une ferme piscicole de moyenne importance produisant 3 120 tonnes de saumons sont équivalents aux rejets d’une ville de 50 000 habitants[4].


Consommation de produits animaux et santé humaine[5]

 

La surconsommation de viande a pour effet d’augmenter la prévalence des affections suivantes : cancers (colon, prostate), maladies cardio-vasculaires, hypercholestérolémie, obésité, hypertension, ostéoporose, diabète (type 2), altération des fonctions cognitives, calculs biliaires, polyarthrite rhumatoïde et sans doute bien d’autres[6]. Nous en arrivons à des situations ubuesques où les animaux paient deux fois pour notre boulimie de viande. Ainsi, après avoir fait grand usage des rats, la recherche contre l’obésité complète sa panoplie en recourant à des mini-cochons[7].

Contrairement à une idée reçue, les produits animaux ne sont pas indispensables à la santé humaine. La position conjointe des diététiciens américains et canadiens, émise en 2003, a formulé un bon résumé de cette réalité. Ces deux organisations, qui regroupent 70 000 diététiciens, ont endossé le fait que « les régimes végétariens (y compris le végétalisme) menés de façon appropriée, sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies[8] ». Cette position de l’Association américaine de diététique a été réaffirmée en 2009[9].

Végétaliser son alimentation

Plus de 200 000 personnes sont atteintes chaque année en France de maladies d’origine alimentaire et, dans l’immense majorité des cas, du fait de la consommation de produits animaux. Si nous végétalisons notre alimentation, nous arriverons à un monde où les gens seront en meilleure santé et n’auront plus, par leurs impôts, à combler des déficits d’assurance-maladie. Cela en vaut la peine.


1. J. Otte et alii, Industrial Livestock Production and Global Health Risks, FAO, juin 2007, p.2.
2. En 2008, selon la FAO, sur une production totale des pêches de 143,6 millions de tonnes, 92 millions de tonnes provenaient des pêches de capture et 51,7 millions de tonnes de l’aquaculture.
3. http://www.actu-environnement.com/ae/news/355.php4
4. Olivier Truc, « La Norvège veut lutter contre la pollution piscicole »Le Monde, 12 novembre 2009.
5. Sur ce point, on peut consulter notamment :
- Fabrice Nicolino, Bidoche, LLL, 2009, chapitre 11
Position officielle de l’Association américaine de dététique et des diététiciens du Canada au sujet de l’alimentation végétarienne. Voir pp. 9-11.
6. Reuters, « Manger moins de viande est bon pour le climat et pour la santé », L’Express.frchallenges, 25 novembre 2009.
7. « Des mini-porcs dans la lutte contre l’obésité »Le Télégramme, 11 novembre 2009.
8. Op.cit. (note 5), p. 1
9. http://www.alimentation-responsable.com/position-ADA-2009

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Veggie Pride 2010 à Lyon le 15 mai

2 Mai 2010, 12:50pm

Publié par VGBIO

Veggie Pride 2010 à Lyon

15 mai 2010

La Veggie Pride 2010 française aura lieu à Lyon, comme celle de l'année dernière.

MANIFESTE

Nous voulons :

Affirmer notre fierté de refuser de faire tuer des animaux pour notre consommation

Refuser de voler à des êtres sensibles le seul bien qu'ils possèdent, leur propre chair, leur propre vie ; refuser de participer à un système concentrationnaire qui fait de cette vie tant qu'elle dure un enfer permanent ; refuser de faire ces choses pour le seul plaisir d'un goût, par habitude, par tradition : ce refus devrait être la moindre des choses.

L'histoire montre cependant à quel point, lorsque la barbarie est la norme sociale, il est difficile de dire non.

Nous voulons affirmer notre fierté à dire ce « non ».

Dénoncer la végéphobie

Pourtant de cela on veut nous faire honte. Le végétarisme est nié, ignoré, raillé, marginalisé quand il n'est pas diffamé.

Le végétarisme met en cause la légitimité de la claustration et de la tuerie de milliards d'animaux. Par sa simple existence, il rompt l'omertà. Telle est la raison des rires et de la haine végéphobes.

Bien sûr on tolère le végétarisme inoffensif, celui qui prétend n'être qu'un choix personnel et invoque l'alibi d'une répugnance anodine, de la santé, de l'environnement ou d'un noble ascétisme. Mais malheur à nous si nous contestons ouvertement l'ordre barbare !

On commencera par en rire. Se soucier des poules et des vaches est paraît-il ridicule. Le ridicule réprime sans arguments les idées qui dérangent.

Mais si nous ne plions pas, le rire devient jaune. Nous étions des clowns, nous voici des monstres. Des traîtres à notre espèce puisque nous ne lui donnons pas tous les droits. Des parents indignes car nous n'initions pas nos enfants aux joies carnassières. Des émules des nazis parce que Hitler aimait les chiens. Une secte intolérante puisque nous ne pensons pas comme tout le monde.

On nous accuse d'être terroristes. Ou d'idolâtrer la nature. Ou de refuser ses lois. Tout est bon pour déformer nos propos. Pour nous faire honte, pour nous rejeter symboliquement hors de la société.

Nous refusons d'avoir honte de notre compassion. Nous ne voulons plus raser les murs. Nous ne voulons plus nous excuser de ne pas vouloir tuer. Nous sommes là, nous vivons, nous pensons et nous le disons.

Affirmer notre existence

Rien qu'en France, nous sommes des centaines de milliers à dire non au massacre. La plupart des civilisations se sont interrogées sur le bien-fondé du carnivorisme. Qui en entend parler ? Le végétarisme est expurgé des manuels et des biographies.

« L'homme qui mange de la viande ou le chasseur qui s'accorde avec les cruautés de la nature maintient à chaque bouchée de viande ou de poisson que la force fait le droit. » - Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature.

Affirmer notre existence, dire que nous vivons sans viande, c'est aussi montrer que c'est possible. Nous ne mangeons ni vaches ni porcs, ni poulets ni poissons ni crevettes. Et nous vivons, aussi bien que quiconque, n'en déplaise aux « spécialistes » médiatisés dont la science consiste à nier la réalité. Ni le végétarisme, ni le végétalisme (qui exclut tous les produits de l'exploitation animale, lait et œufs compris) n'ont d'effet négatif particulier sur la santé – les études disponibles montrent même plutôt l'inverse !

Tuer pour vivre n'est pas une fatalité. Cela n'est nécessaire ni individuellement ni collectivement. Les animaux d'élevage consomment bien plus d'aliments que leurs chairs mortes n'en fournissent. Pourtant, l'argent public est massivement dépensé pour soutenir l'élevage et la pêche.

Défendre nos droits

Aux animaux élevés et tués on n'accorde aucun droit; mais à nous qui sommes solidaires d'eux on en reconnaît, en principe. Nous entendons exercer pleinement nos droits, parce que ce sont les nôtres, et parce que ce sont les leurs, les seuls qu'ils puissent aujourd'hui, indirectement, posséder.

Nous avons le droit de manger correctement dans les cantines, au travail comme à l'école ou dans toute collectivité. Nous avons le droit d'élever nos enfants sans leur imposer les produits de l'abattoir.

Nous demandons que l'on cesse d'utiliser nos impôts pour payer la viande ou le poisson des autres.

Nous tenons à briser le silence qui est fait sur nos idées. Nous ne voulons plus que le seul discours public sur le sujet soit celui des industriels et intellectuels défenseurs de la consommation carnée.

Nous demandons que l'on accepte le débat.

« Nous sommes le miroir
de votre mauvaise conscience
et ce miroir ne se cachera plus »

Face aux images des monceaux de cadavres d'animaux « détruits » pour cause d'ESB ou de fièvre aphteuse, nous étions seul-e-s à ne pas ressentir de honte. Pour nous. Nous avions honte pour les autres.

Surtout, nous étions tristes. Si nous tenons à affirmer notre fierté à refuser la barbarie, nous n'en éprouvons pas de satisfaction. Les animaux sont massacrés par milliards. On les tient pour muets, leurs cris ne comptent pas. Nous parlerons pour eux jusqu'à ce que le massacre cesse.

Nous sommes des animaux
solidaires de tous les animaux !

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