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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

La Réunion : Les requins et la mer ont gagné face aux décisions hâtives de l’administration

28 Septembre 2012, 09:10am

Publié par VGBIO

UNE BELLE VICTOIRE JURIDIQUE DE PLUS POUR L'ASPAS.........ET LES REQUINS!
L’ASPAS et d’autres associations [1] viennent de remporter une belle victoire juridique contre les tentatives d’atteintes à la protection de la biodiversité à la Réunion.
A l’heure où le PNUE [2] adopte un plan de conservation des requins migrateurs, l’ASPAS ne relâche pas son combat juridique pour préserver ces prédateurs et empêcher des prélèvements abusifs.
Ainsi le Tribunal administratif de Saint Denis vient de suspendre aujourd’hui l'arrêté préfectoral autorisant les « prélèvements » de requins au sein de la réserve naturelle marine de la Réunion. Le juge a en effet estimé que « l’autorisation des prélèvements était disproportionnée » et que  les objectifs scientifiques de cet arrêté n’allaient pas dans le sens de la gestion et la protection de la réserve.
 
Les raisons avancées par le préfet pour justifier cette pêche étaient particulièrement peu convaincantes. Cette « pêche scientifique », pourtant discutée, était un prétexte pour envisager la commercialisation de leur chair. En effet le préfet avait déjà pris conscience des risques de consommation de requins en interdisant sa vente pour des raisons de santé publique et de sécurité sanitaire en 2009. Cette mesure prise à la hâte dans le but d’apaiser les surfeurs et les pêcheurs suite aux récentes attaques, n’est en aucun cas une solution pérenne pour limiter ces accidents rarissimes. 
Il est aujourd’hui impossible d’affirmer avec certitude que les grands requins reviennent de façon permanente sur les côtes réunionnaises. Il n’est pas rare que dans un écosystème dégradé, on observe un changement de comportements de certaines espèces. La raréfaction du poisson pour cause de surpêche inciterait les requins à aller chercher de la nourriture dans des endroits où ils ne s’aventuraient pas auparavant. Une étude plus poussée est nécessaire afin de comprendre leur comportement et la raison de leur fréquentation sur les côtes réunionnaises. 
Classés espèces quasi menacées par l’UICN[3] , les requins tigres et bouledogues ont un rôle primordial à jouer dans l’équilibre de cette réserve. Une cohabitation entre les hommes et les requins est possible à condition que tous les moyens soient mis en place pour informer et protéger les citoyens réunionnais. De simples règles de sécurité et des mesures de surveillance des zones à risque devraient être mises en place pour ainsi éviter tous futurs accidents.   
 
[1] Sea Shepherd et l’Association Citoyenne de Saint-Pierre
[2] Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a communiqué aujourd’hui même la décision, par les représentants de 50 pays réunis à Bonn, d’un accord international pour un plan de conservation des requins dans le monde.
[3] Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

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L’ASPAS attaque le préfet de La Réunion pour défendre les requins

19 Septembre 2012, 14:57pm

Publié par VGBIO

l'ASPAS CONTINUE SON EXCELLENT TRAVAIL JURIDIQUE

L’ASPAS attaque le préfet de La Réunion pour défendre les requins

Nous ne pourrons pas stériliser la planète pour nos loisirs

L’ASPAS dépose un référé suspension et un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral autorisant les « prélèvements » de requins au sein de la Réserve Naturelle Marine de La Réunion, soutenant ainsi l’action déjà engagée par Sea Shepherd et l’Association citoyenne de Saint-Pierre. De nombreux scientifiques s’élèvent contre cette décision administrative trop hâtive, inefficace et dangereuse. Les associations rappellent que toutes les mesures de protection des nageurs n’ont pas été prises.

En 18 mois, 9 accidents impliquant des requins, dont 3 mortels, ont été recensés sur les côtes de la Réunion. Le dernier accident du 5 août a rendu la situation explosive sur l’île. Aussi, sous la pression de certains surfeurs, et de pêcheurs désirant en réalité reprendre la chasse sous-marine dans la réserve, la préfecture a pris à la hâte le 13 août, un arrêté autorisant la pêche aux requins bouledogues et tigres.
Cependant, cette mesure prise surtout dans le but de calmer les esprits, n’est pas la solution pour limiter les accidents.
Notons d’ailleurs, qu’aucune précision n’a été donnée sur le nombre de captures, ni sur la durée d’application de cet arrêté, ni sur les méthodes de pêches employées, les lieux de prélèvement, ou bien encore sur la mise en place de contrôles pour ne pas que d’autres espèces de requins récifaux ne soient capturées.

Les requins bouledogues et tigres qui seraient principalement à l’origine des accidents, sont classés depuis 2009 comme des espèces quasi-menacées sur la liste rouge de l’UICN(1). Mais la situation actuelle pourrait laisser craindre un changement de statut.

En réalité, la « pêche scientifique » revendiquée par la préfecture est un prétexte pour envisager la commercialisation de leur chair. Pourtant le Préfet est parfaitement au courant des risques inhérents à leur consommation car un arrêté préfectoral du 24 décembre 2009 en interdit la vente à cause du risque grave de ciguatéra(2).
 
À la Réunion, il semble que les requins soient attirés par les proies vivant dans la réserve marine, car ils se rendent dans les derniers endroits où la biodiversité est préservée. En effet, ce sont des témoins de la stérilisation des mers due à la surpêche. Or, c’est bien elle qui menace l’Homme, pas le squale. Prédateur au sommet de la chaine alimentaire, irremplaçable nettoyeur des mers, il est indispensable aux écosystèmes marins.
 
Enfin n’oublions pas, que dans toute discipline sportive pratiquée dans un milieu naturel, le risque zéro n’existe pas. Les accidents qui frappent les surfeurs sont principalement causés par la planche, les collisions entre surfeurs ou avec les rochers, ainsi que les noyades. Les attaques de requins restent elles, exceptionnelles, et pourraient être limitées par de simples règles de sécurité : éviter les eaux profondes ou troubles, ne pas surfer seul, éviter de se baigner à l’aube ou au crépuscule, etc.
Mais jusqu’ici, ces principes de bon sens n’ont pas toujours été appliqués…


Anne Fourier : océanographe, chargée de mission à l’ASPAS

(1) Union Internationale pour la Conservation de la Nature
(2) Intoxication neurodigestive liée à la consommation de poissons herbivores ayant ingéré la toxine dans des algues coralliennes. Les poissons carnivores de grande taille sont les plus toxiques pour l’Homme.

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LA FRANCE ERADIQUE LES PREDATEURS puis l’ONF monnaye des tueries de cerfs en plein brame, chassant le public des forêts !

19 Septembre 2012, 10:41am

Publié par VGBIO

LAMENTABLE UNE FOIS DE PLUS! la forêt la plus belle du Tarn confisquée par les chasseurs pendant un mois!!!!!!!!!!!!!!!

LIRE ICI LE COMMUNIQUE DE L'ASPAS:

L’ONF monnaie des tueries de cerfs en plein brame, et chasse le public !

L’Office National des Forêts (ONF) confisque les forêts d’État aux citoyens lambda afin d’offrir les plus beaux cerfs à quelques chasseurs privilégiés. En effet, pour cacher cette pratique aussi honteuse et néfaste que lucrative, l’Office interdit aux non-chasseurs le plaisir d’assister au brame, et par la même occasion, aux ramasseurs de champignons de profiter de la fonge sylvestre. Inadmissible pour un établissement censé être public, mais qui l’est de moins en moins ! 

 De plus en plus de forêts domaniales sont fermées au public de la mi-septembre à la mi-octobre, en pleine période de brame, afin de vendre à des chasseurs les cerfs aux ramures les plus développées. Il est si facile d’approcher les cerfs totalement affairés à leurs amours démonstratives. En effet, lors de cette période absolument magique pour les amoureux des forêts, les grands mâles changent de comportement, tout absorbés à attirer les biches en les ralliant à leur brame (1). C’est d’ailleurs une période très éprouvante physiquement pour eux : ils ne mangent presque rien et n’ont pas de répit, épuisés par les combats, les accouplements et la surveillance de leur harde…

Pourtant c’est à cette période que chaque année, les plus beaux cerfs sont sacrifiés, contre monnaie sonnante et trébuchante, à quelques riches amateurs de trophées prestigieux. On est là bien loin d’une quelconque chasse de régulation, mais bien face à une déviance de plus en plus marquée de la chasse aux trophées et à une scandaleuse vente du patrimoine naturel des Français par une officine d’État (2) qui remplit de moins en moins son rôle de gestionnaire du patrimoine forestier national. 

 Cette chasse est doublement néfaste aux animaux. Elle se pratique dans la période de reproduction, particulièrement délicate chez les cervidés : une femelle n’est en chaleur que quelques heures et la perturbation de leur rassemblement compromet gravement les chances de perpétuation de l’espèce. De plus, cette chasse agit exactement à l’inverse de la sélection naturelle : elle élimine les spécimens en meilleure santé, appauvrissant ainsi le potentiel génétique des cervidés et mettant à mal la santé de leurs populations.

L’ONF semble bien peu fier de cette façon de faire. Aussi, pour permettre ce commerce, il interdit aux promeneurs, ramasseurs de champignons, naturalistes et autres amoureux de la nature de pénétrer, un mois durant, dans quelques-unes des plus belles forêts d’État.

 L’ASPAS reçoit de plus en plus d’appels et de courriers d’usagers des forêts qui se voient exclus de leurs sites préférés, transformés en chasse privée, comme en forêt domaniale de Grésigne (Tarn) où l’interdiction court du 15 septembre au 15 octobre (voir la photo en pièce jointe).

L’ASPAS en appelle aux ministères de tutelle de l’ONF (ministère de l’Agriculture et ministère de l’Écologie) pour que ces chasses cessent, que les promeneurs puissent jouir de l’automne en forêt et pour que les beaux cerfs puissent se reproduire en paix afin d’assurer les générations à venir.

Le drame du cerf, c’est l’ONF !

(1) Le brame est le cri rauque que poussent les cerfs afin d’attirer à eux les biches lors de la période des amours qui va de début septembre à mi octobre selon les massifs.
(2) L’ONF est un EPIC (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial)


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LE MASSACRE DES LOUPS CONTINUE EN FRANCE

17 Septembre 2012, 23:16pm

Publié par VGBIO

UNE HONTE! C'EST MAINTENANT AUX CHASSEURS QUE SONT DELEGUES LES TIRS DE LOUPS!!!!!!!!!

vive protestation de l' ASPAS:

Après la Conférence Environnementale,
la chasse aux espèces protégées est ouverte

Un nouveau loup a encore été tué, par un chasseur, ce matin en Haute-Savoie. Officiellement, il ne s’agit pas de chasse, mais de « tir de défense », sous couvert d’un arrêté préfectoral de complaisance qui autorisait un éleveur à déléguer à 3 chasseurs le tir d’un loup. Bien loin de ce que les initiateurs du « protocole loup » avaient décidé lors de sa publication, nous arrivons à ce jour à la résurgence de la chasse au loup, revendiquée depuis 2008 par la Fédération Nationale des Chasseurs.
Ce matin, vers 8h30 à Montmin (Haute-Savoie), un des trois chasseurs mandatés par un éleveur a abattu une louve. Cela dans le cadre d’un arrêté de tir de défense, c'est-à-dire un tir censé défendre un troupeau en cas d’attaque. Mais on voit bien là, la démonstration de ce que nous craignions et dénoncions depuis la mise en place de ce dispositif : une mascarade qui cache en fait la résurgence de la chasse au loup, alors qu’officiellement et légalement ce dernier est toujours protégé par le droit français et européen.
Cette mascarade, avec les tirs de défense qui se transforment en chasse à l’affût au loup, a son pendant avec les « tirs de prélèvement » qui localement se transforment en battue au loup réunissant le banc et l’arrière banc des fédérations de chasse.
Au lendemain de la « Conférence Environnementale » l’ASPAS en appelle à Mme La Ministre de l’Écologie pour une meilleure maîtrise de ce dossier, certes difficile, mais qui ne trouvera pas de solution en transformant le loup en espèce gibier.
L’ASPAS demande l’arrêt immédiat des dizaines d’autorisations qui ont été délivrées sans retenue par les préfets des départements concernés, puisque nous en sommes aujourd’hui à quelque 119 arrêtés de tirs de défense, et 5 arrêtés de tirs de prélèvement, tout cela pour 150 à 200 loups actuellement présents en France.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, il y a plus d’autorisations de tirs d’animaux (44 arrêtés !!!) que de loups présents dans ce département !!! 
C’est la démonstration de l’anarchie totale de ce dossier qui a complètement échappé au ministère de l’Écologie. Tout ce gâchis, sans pour autant qu’apparaisse le moindre apaisement dans ce conflit qui oppose la profession agricole aux protecteurs de la nature. Et pour lequel le ministère de l’Écologie s’est fait complètement déborder. Le seul écho qui nous parvient du ministère, c’est celui des fusils des chasseurs.

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ILS ONT ENCORE MASSACRE UNE LOUVE

9 Septembre 2012, 13:16pm

Publié par VGBIO

HONTE AUX AUTORITES FRANCAISES, QUI DÉTESTENT LES LOUPS!

c'est une espèce protégée, bien sûr, MAIS LE DETESTABLE LOBBY DES ELEVEURS FAIT PRESSION SUR LES PREFETS QUI CEDENT ET RESULTAT, L'HECATOMBE CONTINUE

Réaction de l’association FERUS

Le 8 septembre 2012

Monsieur le Préfet est content.

Le préfet des Alpes de Haute Provence a du passer une bonne nuit, il a eu la tête d’un loup dans son département. Tous les acteurs qui ont contribué à cet exploit, cités dans le communiqué, doivent être très fiers d’eux. Bravo Messieurs, nous vous félicitons pour votre bravoure et votre compétence. Nul doute que vous serez remerciés pour cet évènement.

Abattre un loup de plus ne résoudra en rien la problématique, bien au contraire si l’animal tué est un dominant, ce qui est à craindre. En effet, si la louve tuée est la louve dominante, les problèmes de ce secteur seront probablement encore exacerbés.

Donner ainsi des gages à quelques éleveurs revanchards ne sera jamais la solution qui passe par une réelle protection des troupeaux et l’application correcte des mesures qui permettent de pratiquement faire disparaître la prédation.

Une fois de plus, l’association Ferus s’élève solennellement contre le scandale des tirs de prélèvement qui sont inefficaces en matière de protection des troupeaux. Les  tirs de prélèvement, en tuant un loup au hasard et hors du contexte des attaques, n’éloignent aucunement les risques de nouvelles prédations sur les troupeaux, et peuvent même s’avérer contre-productifs.

Voir aussi :

La honte en France : un troisième préfet ordonne le « tir de prélèvement » d’un loup (août 2012)

Les prédations dues au loup sont en baisse dans les Alpes de Haute-Provence (juillet 2012)

Bilan provisoire des prédations dues au loup : 30% de victimes en moins (août 2012)

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