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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #loups

UN 37è LOUP ABATTU POUR RIEN. NICOLAS HULOT DOIT METTRE FIN A CE MASSACRE!

20 Mai 2017, 23:00pm

Publié par VGBIO

 

Communiqué de l’association FERUS, 19 mai 2017

Un 37ème loup abattu pour rien. Nicolas Hulot doit mettre fin à ce massacre !

Dans la nuit de lundi à mardi, un loup mâle d’environ 40 kilos a été abattu à Villarodin-Bourget, en Savoie. C’est le 37éme loup abattu depuis le 1er juillet 2016.

Un nouveau tir de loup inutile : tuer des loups ne résout pas la prédation sur les troupeaux domestiques. Plusieurs études internationales l’ont montré et la dernière en date, une expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle – ONCFS), commandée par le ministère de l’environnement français lui-même, indique que l’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent même sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation).

Comme FERUS le clame depuis plus de 20 ans, seules les mesures de protection limitent drastiquement la prédation du loup sur les moutons. Les tirs de loups, eux, sont politiques et ne font plaisir qu’au lobby de l’élevage.

Moins de 48 h après ce nouvel abattage, Nicolas Hulot était nommé au ministère de l’Environnement. Juste avant son départ, Ségolène Royal avait signé un arrêté pour deux nouveaux loups à tuer. Il en reste donc encore un à abattre. Nous demandons instamment au ministre Nicolas Hulot d’abroger cet arrêté.

Il est enfin temps de mettre un terme à cette mascarade et de montrer le bon exemple, celui d’une cohabitation pérenne. Notre nouveau ministre peut et doit le faire.

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CAP Loup : Royal s'acharne contre les loups !

20 Avril 2017, 17:42pm

Publié par VGBIO

COMMUNIQUE CAP LOUP Le 19 avril 2017


 

Les associations le craignaient, c’est désormais officiel (JO du 19/04/17) : la ministre de l’Environnement autorise l’abattage de 2 loups supplémentaires. Pourtant, les scientifiques viennent de démontrer que les tirs mettent en péril la population de loups en France ! Nous attaquons en justice la décision de Ségolène Royal. 

L’ASPAS en collaboration avec One Voice et soutenue par les autres associations de CAP Loup, saisit le Conseil d’État pour demander l’annulation de l’arrêté ministériel permettant de tuer 2 loups. La ministre promet qu’il sera suivi d’un autre arrêté identique. Ces 4 loups s’ajouteront aux 36 abattus officiellement depuis juillet 2016. Sur une population estimée à moins de 300, ce nombre de 40 abattages voulus par la ministre met en péril la conservation de l’espèce en France. Ce ne sont plus seulement les associations qui le disent, c’est désormais le résultat de l’étude biologique rendue en mars dernier par le MNHN(1) et l’ONCFS(2) à la demande du ministère lui-même !

 À ce total de 40, s’ajoutent 10 loups trouvés morts depuis juillet 2016, principalement suite à des collisions, et non décomptés par l’État. A tout cela s’ajoute encore le braconnage invisible. Celui-ci est encouragé par la politique de tirs massifs confiés à des chasseurs incontrôlés, pendant que les moyens de l’ONCFS(2) sont utilisés pour tuer des loups avec une brigade dédiée, au lieu de lutter contre le braconnage.

Les tirs autorisés par ce nouvel arrêté sont encore nommés « tirs de défense (renforcée ou non) », mais ceci ne trompe personne : ils peuvent être réalisés par des chasseurs ou des agents de l’ONCFS(2), hors d’une situation de prédation sur le bétail et loin de celui-ci. Ces tirs politiques ne feront pas baisser la prédation sur le bétail. Ils ne l’ont jamais fait. L’étude biologique commandée par le ministère le rappelle. Mais pour la ministre, il s’agit ni plus ni moins d’abattre un maximum de loups avant les élections. La ou le prochain(e) ministre en charge du dossier devra sauver les loups de France.

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On tue trop de loups en France mais Ségolène Royal en veut toujours plus !

15 Avril 2017, 19:32pm

Publié par VGBIO

Dans le cadre des abattages autorisés chaque année par l’État, un 36ème loup a été tué légalement  jeudi 6 avril. C’est le 43ème loup en comptant les loups morts suite à des collisions routières. Les loups sont désormais menacés en France à cause de la multiplication des tirs, selon une étude commandée par le ministère de l’Écologie au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, rendue le 24 mars 2017.

À partir de travaux récents, l’étude scientifique conclut en substance que les tirs de loups autorisés par l’état sont actuellement trop nombreux pour maintenir une population stable ou en croissance, et que leur efficacité pour protéger les troupeaux n’est pas prouvée.

Et d’ajouter que « les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. »

Avec 36 animaux abattus cette saison, le plafond accordé à titre dérogatoire est atteint, plus aucun tir ne peut donc être effectué.

Ségolène Royal s’apprête donc à autoriser l’abattage de 4 loups supplémentaires, alors que les tirs d’effarouchements non létaux restent possibles pour protéger les troupeaux

Veut-elle l’extinction totale d’une espèce protégée ??

L’ASPAS demande en urgence à Ségolène Royal de ne pas rehausser ce plafond.

L’ASPAS demande à l’État d’arrêter cette politique de tirs de loups.

Signez la pétition ICI

Vidéo et montage : Adrien Favre

On tue trop de loups en France mais Ségolène Royal en veut toujours plus !

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On tue trop de loups en France mais Ségolène Royal en veut toujours plus !

9 Avril 2017, 23:21pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse ASPAS, le 07/04/2017

Dans le cadre des abattages autorisés chaque année par l’État, un 36ème loup vient d’être tué légalement  jeudi 6 avril. C’est le 43ème loup en comptant les loups morts suite à des collisions routières. Les loups sont désormais menacés en France à cause de la multiplication des tirs, selon une étude commandée par le ministère de l’Écologie au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, rendue le 24 mars 2017.

À partir de travaux récents, l’étude scientifique conclut en substance que les tirs de loups autorisés par l’état sont actuellement trop nombreux pour maintenir une population stable ou en croissance, et que leur efficacité pour protéger les troupeaux n’est pas prouvée.

Et d’ajouter que « les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. »

Avec 36 animaux abattus cette saison, le plafond accordé à titre dérogatoire est atteint, plus aucun tir ne peut donc être effectué.

Ségolène Royal s’apprête donc à autoriser l’abattage de 4 loups supplémentaires, alors que les tirs d’effarouchements non létaux restent possibles pour protéger les troupeaux.

Veut-elle l’extinction totale d’une espèce protégée ??

L’ASPAS demande en urgence à Ségolène Royal de ne pas rehausser ce plafond.

L’ASPAS demande à l’État d’arrêter cette politique de tirs de loups.

Signez la pétition ICI

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Tirs de loups inutiles et extinction de la population

28 Mars 2017, 00:53am

Publié par VGBIO

Communiqué de FERUS, 27 mars 2017

Tirs de loups inutiles et extinction de la population : les scientifiques valident les thèses de FERUS

Une expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), commandée par le ministère de l’Environnement, vient de rendre ses conclusions :

  • A partir d’un taux de mortalité de 34%, « toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra de manière certaine ».
  • L’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent également sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation) *

Si le taux de mortalité de la population de loups était en moyenne de 22 % avant 2014, il pourrait très bien atteindre les 34 % depuis que l’Etat français a intensifié sa politique de tirs de loup. Pour les chercheurs, les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. » Or, « le pourcentage d’animaux prélevés légalement représente environ 14% des effectifs estimés en 2015 ».

La France fait donc face à un risque réel d’extinction de sa population de loups à long terme. Pour le président du Panel d’experts, Yvon Le Maho (CNRS), « on est dans la zone critique ». « Si les données de 2017 confirment la stabilité de la population, cela signifierait qu’on ne peut pas tuer davantage de loups sauf à remettre en cause la viabilité de l’espèce », rajoute le chercheur.

Les scientifiques valident donc les faits : l’Etat français est hors-la-loi. Conformément aux lois européennes (Convention de Berne, Directive Habitats-Faune-Flore), il doit permettre la restauration de l’espèce sur son territoire et non pas la flinguer à tout va pour satisfaire les lobbies.

Cette expertise a été commandée par le ministère de l’Environnement lui-même pour élaborer une stratégie à l’horizon 2025-2030 (en résumé pour savoir s’il pouvait tuer toujours plus de loups…). L’Etat français la prendra t-elle en compte ou poursuivra t-il sur son credo habituel, méprisant les avis des scientifiques et les opinions de ses concitoyens qui plébiscitent les loups ?

En complément de notre plainte, nous allons adresser, avec un certain empressement, cette expertise à la commission Européenne.

* « A partir de travaux récents en écologie de la faune et en sciences sociales, Bergstrom (2017 et articles associés) suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. Nous ne pouvons qu’encourager les approches complémentaires » (Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France, 2017).

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LES EURODEPUTES BOVE (EELV) et ANDRIEU (PS) DEMANDENT L'AUGMENTATION DES QUOTAS DE LOUPS A ABATTRE

11 Décembre 2016, 23:48pm

Publié par VGBIO

VOILA LA LETTRE HONTEUSE qu'ils ont osé adresser, main dans la main, à S. Royal et Le Foll. Cette lettre est bourrée de contre-vérités. Le seuil de 36 loups est déjà honteusement haut et ne permet plus de renouveler la population, qui n'est plus en expansion. De plus, on rappelle que le loup est une espèce protégée.

Les éleveurs sont grassement indemnisés quand ils ont des pertes, même s'il n'est pas prouvé que ce sont des loups qui ont tué les moutons.........la crise de la filière ovine n'est pas du tout dûe au retour du loup en France, c'est juste un bouc émissaire!

ces gens sont vraiment des nuisibles, pas les loups! rappelez vous de ne jamais voter EELV ou P"S"!

 

Eric Andrieu
José Bové
Membres du Parlement Européen

Madame la Ministre de l’Environnement, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,

Le 1er décembre 2016

Plusieurs troupeaux de brebis du Sud-Aveyron ont subis ces derniers jours des attaques, vraisemblablement causées par le loup. Des dizaines de brebis ont été tuées, de nombreuses autres sont blessées. Et des impacts collatéraux sur les élevages sont encore à prévoir que l’indemnisation de l’Etat ne couvrira pas : stress des paysans, stress du troupeaux et possibles avortements, nécessaire renouvellement du troupeau suite aux pertes, etc.

Nombres des fermes victimes n’en sont pas à leur première attaque, mais ne peuvent se résoudre à s’installer dans la peur du prédateur. Les réitérations semblent pourtant sans limite.

Les éleveurs dénoncent, à juste titre, des procédures de constat opaques : ils n’ont pas accès au double du constat établi par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage suite aux attaques, aux résultats d’analyse ADN, aux vidéo-surveillance installées et peinent à obtenir des réponses. Et à la difficulté de soigner un troupeau blessé, s’ajoute l’incompréhension et la colère face à la rétention d’information de l’administration.

Le plafond de prélèvement autorisés, 36 loups jusqu’au 30 juin 2017, a déjà été atteint. Il n’est donc absolument pas suffisant, d’autant qu’il ne représente que 10% des loups présents sur le territoire, alors que leur accroissement naturel est de 20% par an. Il doit donc être renforcé d’urgence, et nous vous demandons de prendre de nouvelles dérogations.

Le loup, toujours protégé en France, gagne du terrain, s’installe dans de nombreux territoires. Il s’attaque à des troupeaux de plein air, à des élevages installés dans des milieux difficiles. Le pâturage dans ces zones contribue pourtant au maintien de paysages ouverts et à la biodiversité cultivée.

L’agriculture industrielle n’a rien à craindre du loup, c’est bien l’agriculture de qualité et paysanne qui est encore mise à mal. Ce sont ces outils de travail que nous vous demandons

aujourd’hui de défendre. L’Etat doit permettre aux éleveurs et bergers de pratiquer leur métier dignement.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Eric ANDRIEU José BOVÉ 

LES EURODEPUTES BOVE (EELV) et ANDRIEU (PS) DEMANDENT L'AUGMENTATION DES QUOTAS DE LOUPS A ABATTRE

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LE FOLL ET ROYAL HORS LA LOI

2 Décembre 2016, 20:02pm

Publié par VGBIO

Les ministres ne respectent ni la loi, ni les loups : l’ASPAS attaque !

30/11/2016

Il n’y a qu’un seul loup dans la plaine des  Vosges, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll veulent sa peau, au mepris de la procédure légale et de la démocratie. Par un arrêté du 28 novembre publié ce matin, ils viennent d’autoriser la destruction d’un loup supplémentaire par tir de prélèvement, dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle, alors qu’un seul individu a été observé l’hiver dernier dans cette zone. L’ASPAS a saisi dès ce matin, le Conseil d’État en déposant un référé !

Depuis que 32 loups ont été abattus, les tirs de prélèvement sont interdits de partout en France pour la saison 2016-2017. Quatre loups peuvent encore être détruits, mais exclusivement par des tirs de défense. Ce récent arrêté modifie celui du 5 juillet 2016 fixant un plafond de 36 loups maximum à abattre sur la saison. Ni le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) (1), ni les citoyens français par le biais d’une consultation publique, n’ont été consultés préalablement contrairement à ce qu’impose la procédure légale !

Rien que  sur la période 2016-2017, plus de 1 000 tirs de loups (2) ont été ordonnés en France : sur une population estimée à seulement 292 individus. Pour l’heure, 32 animaux ont été officiellement abattus et 4 sont morts percutés par des véhicules. Dans les faits 36 loups sont déjà morts à cause de l’Homme !

La solution ne se trouvera pas dans les abattages massifs, mais dans un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement des éleveurs, qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques.

Notre association en appelle à la responsabilité de la Ministre de l’Écologie et du Président de la République qui devraient être les garants des lois, des engagements internationaux. Il est inadmissible que des ministres de notre pays continuent d’autoriser le tir d’une espèce strictement protégée tant par le droit européen et international, que par le droit français depuis son retour naturel en 1992-1993.

En aucun cas l’ASPAS n’acceptera l’éradication du loup et elle continuera de mener des actions en justice pour faire respecter la loi et la nature.

(1) Le CNPN est une commission administrative à caractère consultatif, missionnée pour donner au ministre chargé de la protection de la nature, qui en assume la présidence, son avis sur les moyens propres à préserver et à restaurer la diversité de la faune et de la flore sauvage et des habitats naturels.

(2) Tirs de défense, tirs de défense renforcée, tirs de prélèvement, tirs de prélèvement renforcés.

LE FOLL ET ROYAL HORS LA LOI

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BATTUE ILLEGALE AUX LOUPS DANS L'AUDE

19 Novembre 2016, 00:11am

Publié par VGBIO

voici ce que donne la politique lamentable de S. Royal: les chasseurs et éleveurs se permettent maintenant de chasser les loups ouvertement, sans qu'aucun arrêté n'ait été pris en ce sens! vivement qu'elle dégage!

 

Battue illégale dans l'Aude,
l'ASPAS sort les dents

LETTRE OUVERTE à

M. Serge Vialette, président de la FDSEA de l’Aude ;
M. Philippe Vergne, président de la chambre d'agriculture de l’Aude ;
M. Jacques Serre, président de la section départementale des anciens exploitants de l’Aude ;
M. Yves Bastié, président de la fédération départementale des chasseurs de l’Aude.

Crest, le 18 novembre 2016

Objet : Organisation d’une battue illégale aux loups ce samedi 19 novembre 2016

Messieurs,

Nous avons eu connaissance de votre intention d’organiser ce samedi 19 novembre une battue dans l’objectif d’abattre des loups. 

Or, le loup est une espèce strictement protégée, tant par le droit européen et international que par le droit français. Toute dérogation à ce statut doit respecter les dispositions législatives et règlementaires, et plus précisément celles découlant de l’arrêté ministériel du 30 juin 2015.

Cette battue serait parfaitement illégale son organisation pénalement réprimée, qu'un loup soit abattu ou non.

 
 

 

En effet, même sans destruction effective, depuis la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, la tentative de destruction d’une espèce animale non domestique protégée est un délit passible de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende en application de l’article L.415-3 du code de l’environnement. 

La réalisation de ce délit en bande organisée, ce qui est le cas dans le cadre d’une battue organisée, est lui passible de sept ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende en application de l’article L.415-6 du code de l’environnement.

En tant qu’organisateurs, vous vous exposez ainsi personnellement à de très lourdes peines. 

Nous informons également les participants à cette battue que si un loup était abattu par l’un d’entre eux, l’ensemble des participants se rendrait coupable de destruction d’espèces protégée en bande organisée, délit passible de 7 ans d'emprisonnement et de 750 000 € d'amende.

L’ASPAS demanderait par ailleurs réparation civile du préjudice subi par cette destruction illégale, préjudice directement lié à l’illégalité de votre action, illégalité constitutive d’une faute engageant votre responsabilité personnelle. 

En conséquence, nous vous demandons fermement d’abandonner ce projet de battue aux loups.

Nous vous rappelons enfin que les mesures de protection des troupeaux sont financées par la collectivité, laquelle indemnise également toutes les pertes attribuées au loup, que le troupeau soit protégé ou non. Il appartient aux éleveurs de souscrire à ces subventions, la mise en œuvre de ces mesures étant la seule issue vers une cohabitation apaisée de l’élevage avec ce prédateur naturel.

Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de notre considération la plus distinguée.

Pour l’ASPAS, la Directrice
Madline REYNAUD

BATTUE ILLEGALE AUX LOUPS DANS L'AUDE

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100 LOUPS TUES POUR RIEN EN FRANCE

9 Novembre 2016, 14:54pm

Publié par VGBIO

Avec le tir d’une louve lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

 

Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus).

L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs.

 

Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait:

1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux(actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques),

2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail(actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces),

3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

Les associations de CAP Loup

100 LOUPS TUES POUR RIEN EN FRANCE

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ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

27 Septembre 2016, 12:06pm

Publié par VGBIO

Objet : arrêté autorisant la destruction de loups

Monsieur le Maire,

Le collectif CAP Loup regroupe 37 associations de protection de la nature et des animaux, réunies pour agir en faveur de la protection du loup, pour assurer la présence de l’espèce en France et permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines.

Nous avons pris connaissance de votre arrêté du 22 septembre 2016, autorisant pour une durée de 6 mois sur le territoire de Prévenchères :

  • « à la fois les tirs de défense, de défense renforcée, de prélèvement et de prélèvement renforcé »,
  • les éleveurs à prendre « toutes les mesures utiles à l’encontre du loup et au besoin à procéder à l’abattage de loup »
  • les éleveurs « à procéder à tout piégeage sur l’espèce loup ».

Comme vous le savez, le loup est une espèce strictement protégée, tant par le droit européen et international, que par le droit français. Toute dérogation à ce statut doit respecter les dispositions législatives et réglementaires, et plus précisément celles découlant de l’arrêté ministériel du 30 juin 2015.

Votre décision est donc entachée de multiples illégalités, tant sur le point de la compétence que du respect des conditions d’autorisation des tirs, et des moyens de destruction autorisés. L’adoption volontaire d’un arrêté grossièrement illégal par un élu local, dépositaire de l’autorité publique, est inacceptable dans un État de droit.

Nous souhaitons par la présente vous rappeler, et informer vos concitoyens que si un loup était abattu, le tireur – ou le piégeur serait passible, en application de l’article L.415-3 du code de l’environnement, de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Cette peine serait portée à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende si ce délit était commis en bande organisée (L.415-6 du même code).

Vous même, en ayant directement provoqué l’auteur à commettre ce délit, seriez, en application de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881, considéré comme complice du délit et passible des mêmes peines.

Nos associations demanderaient par ailleurs réparation civile du préjudice subi par cette destruction illégale, préjudice directement lié à l’illégalité fautive de cet arrêté, illégalité constitutive d’une faute engageant la responsabilité de la commune.

En conséquence, nous vous demandons d’abroger sans délai cet arrêté entaché de multiples illégalités, et de mettre fin d’urgence aux opérations de destruction actuellement en cours sur votre commune.

Nous vous rappelons enfin que les mesures de protection des troupeaux sont financées par la collectivité, laquelle indemnise également toutes les pertes attribuées au loup, que le troupeau soit protégé ou non. Il appartient aux éleveurs de souscrire à ces subventions, la mise en œuvre de ces mesures étant la seule issue vers une cohabitation apaisée de l’élevage avec ce prédateur naturel.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Le 26/09/2016
Les associations de CAP Loup

ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

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