Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

L214 DENONCE : CONDITIONS INTOLERABLES DANS UN ELEVAGE INDUSTRIEL DE POULES

26 Mai 2016, 00:09am

Publié par VGBIO

L214 rend publiques les images choquantes d’un élevage industriel de 200 000 poules élevées en cages, produisant des oeufs pour la marque Matines et distribués par Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché et Super U. prolifération d’asticots, poux grouillant sur les oeufs, cadavres de poules dans les cages: des conditions de vie intolérables pour les animaux et inadmissibles au niveau sanitaire.

L214 avait déjà dénoncé en 2013 l’état dramatique de cet élevage situé dans l’Ain, mais la justice lui avait interdit de diffuser les images de l’exploitation. Trois ans plus tard, malgré plusieurs arrêtés préfectoraux prescrivant des mesures correctives, cette exploitation désastreuse est toujours en activité.

L214 porte plainte contre le Gaec du Perrat et demande aux autorités sa fermeture immédiate. En parallèle, l’association lance une pétition demandant aux supermarchés, qui commercialisent les oeufs de cette exploitation, de prendre leurs responsabilités.

« Si la situation du GAEC du Perrat est très préoccupante, ne nous leurrons pas sur celle des autres élevages de batterie où les poules vivent dans des conditions misérables, enfermées dans des cages et privées du moindre rayon de soleil. Une attitude responsable de la part des enseignes de grande distribution serait de cesser la vente des œufs de batterie, comme l'a fait Monoprix au début du mois d'avril », déclare Brigitte Gothière, porte-parole de l'association.

 

Trois ans de témoignages et de mises en garde

En 2013, L214 avait déjà reçu un signalement accompagné de photos et vidéos du GAEC du Perrat. Par décision de justice, il lui a été interdit de diffuser les images. Il était pourtant avéré que cet élevage était en infraction avec la réglementation.

Depuis 2013, des employés et des riverains continuent de dénoncer cet élevage auprès de L214 et de la Direction départementale de la protection des population (DDPP). Selon un employé, les poules sont infestées de poux, le bâtiment où sont conditionnés les oeufs également. Un autre affirme que le nettoyage lors du vide sanitaire n’est pas effectué correctement. Ces témoignages font également état d’une mortalité importante, d’une accumulation de fientes et de défauts récurrents d’alimentation des poules. Les riverains se plaignent régulièrement de proliférations de mouches liées à l’exploitation.

Deux arrêtés préfectoraux finalement pris en mars 2015 et janvier 2016, constatent les problèmes sanitaires persistants et prescrivent à deux reprises des mesures correctives. La situation reste critique d’après la vidéo et les témoignages récents.

Pas de transparence sans lanceurs d'alerte

Malgré une demande marquée et croissante des citoyens Français pour une meilleure information sur les conditions d’élevage et de mise à mort des animaux*, les élevages et les abattoirs exercent leur activité dans la plus grande opacité, à peine inquiétés par des inspections rares, la plupart du temps annoncées, et presque jamais suivies de sanctions.

L'administration ne semble pas désireuse de favoriser la transparence : en 2013, L214 s’est vu refuser par la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) la communication du rapport d’inspection du GAEC du Perrat réalisé en 2013 suite à son premier signalement. La CADA mentionne dans son courrier que le rapport comporte la mention du constat de
plusieurs non-conformités.

Sans lanceurs d’alerte, l’opinion publique est maintenue dans l’ignorance des pratiques de l’industrie de l’élevage.

*Selon l'Eurobaromètre de la Commission européenne, publié en mars 2016, 72% des Français souhaiteraient plus d'information sur la façon dont les animaux d'élevage sont traités. C’est 9 points de plus qu’en 2006.

Les œufs Matines directement concernés

D’après une enquête effectuée par L214 au début du mois de mai 2016 dans plusieurs supermarchés de la région lyonnaise, le GAEC du Perrat fournit la marque Matines, comme cela était déjà le cas en 2013.

 

Ainsi, malgré les alertes récurrentes, la marque n’a toujours pas cessé de s’approvisionner auprès de cet élevage, tout comme les grandes enseignes de distribution Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché et Super U. En 2013, le groupe Casino avait suspendu temporairement son approvisionnement. Ces enseignes distribuent en partie les 160 000 œufs (environ) pondus quotidiennement par les poules enfermées au GAEC du Perrat : leur responsabilité est engagée.

 

 

 

 

Voir les commentaires

VICTOIRE POUR LES REQUINS A LA REUNION

13 Mai 2016, 17:05pm

Publié par VGBIO

communiqué de presse ASPAS, le 13/5

 

Pêche aux requins à La Réunion :
les associations arrêtent le massacre

 

Dans le cadre du programme Cap Requins 2, l’État autorisait la pêche d’un nombre illimité de requins tigres et bouledogues dans l’une des zones les plus protégées de la Réserve naturelle marine de la Réunion, jusqu’au 31 décembre 2016. Saisi par les associations ASPAS, Longitude 181, One Voice et Sea Shepherd (1), le Tribunal administratif de Saint-Denis a suspendu cet arrêté et mis fin à cette pêche !

Le juge a considéré que les consultations nécessaires à l’adoption de cet arrêté n’avaient pas été correctement réalisées, ce qui fragilise le fondement scientifique de ces pêches (cf ordonnance). En effet, le préfet n’avait soumis sa décision à aucun conseil scientifique digne de ce nom, de sorte qu’aucun protocole n’encadrait méthodiquement cette pêche.

Une décision antiscientifique

À travers les médias, les scientifiques de la Réserve ont eu l’occasion d’exprimer leur opposition à cette pêche au milieu d’un espace naturel riche toujours en reconstruction et donc particulièrement fragile. De toute évidence, une telle pêche dans un espace protégé va à l’encontre des intérêts écologiques de la réserve qui a pour mission officielle la préservation optimale de toutes les espèces, tant les interrelations sont fortes entre faune piscicole et coraux constructeurs.

Le Comité des pêches est la structure chargée de mener le programme Cap Requins 2. Or ces spécialistes des techniques de pêche, qui ne sont pas des scientifiques, conçoivent le programme, le mettent en œuvre, et le contrôlent. Les conclusions qu’ils tirent de leurs propres analyses ne présentent aucune impartialité ni crédibilité scientifique. C’est pourtant sur la base de ces conclusions que le préfet avait autorisé la capture de requins au cœur d’un espace marin protégé, lui-même précieux pour l’économie et le tourisme.

Une pêche non sélective et des méthodes opaques

Rappelons que de nombreuses espèces de requins, espèces clés dans l’écosystème et les chaînes alimentaires des océans, sont considérées comme menacées par l’UICN (2). Les capturer sans plus d’étude quant à leur population, leurs mouvements et leurs comportements engendre nécessairement des conséquences néfastes pour l’ensemble de l’équilibre de l’océan, et plus particulièrement pour l’espace côtier réunionnais déjà bien fragilisé.

Les méthodes de pêches utilisées sont des palangres verticales (drum line) où sont accrochés des appâts qui n’attirent pas uniquement les espèces ciblées. Deux tiers des prises réalisées dans le cadre du programme seraient des prises accessoires. Difficile de savoir ce qu’il en est fait, étant donné qu’aucun observateur assermenté et indépendant n’est accepté sur les bateaux de pêche (les propres rapports du Conseil Technique du Comité des pêches avouent certaines difficultés à recueillir les informations). De nombreux animaux en font les frais, comme ce Grand requin blanc, espèce protégée, tué en octobre dernier, faute d’une véritable formation des acteurs du programme et de la présence de personnes compétentes indépendantes à bord.

Une pêche dangereuse, mais lucrative

Selon une logique totalement absurde, le préfet souhaite donc sécuriser les zones d’activités nautiques en attirant des requins près de ces zones ! Cette pêche présente le risque d’attirer des animaux dans un espace qu’ils n’auraient autrement peut-être pas occupé.

Loin de décroître, ce système où argent public et patrimoine naturel sont sacrifiés sur l’autel de l’obscurantisme vient d’être institutionnalisé au sein de l’ACRAR (3), une nouvelle association qui, sur la base des anciennes méthodes, permet aux principaux maîtres d’œuvre de ce système absurde de se tailler une belle part du lion. Ceci explique sans doute cela…

(1) Soutenues par Tendua, Sauvegarde des requins, Vagues, Requin Integration et Fondation Brigitte Bardot.
(2) Union internationale pour la conservation de la nature
(3) Association pour le Centre de ressources et d'appui sur le risque requin

VICTOIRE POUR LES REQUINS A LA REUNION

Voir les commentaires

La libération animale : et après ?

7 Mai 2016, 22:17pm

Publié par VGBIO

En mai 2015, L214 et les Cahiers antispécistes ont organisé une conférence à la Cité des Sciences, réunissant trois ténors de l'éthique animale face à une salle comble: Peter Singer, Matthieu Ricard et Aymeric Caron.

Cette conférence est désormais disponible intégralement en ligne. Profitez-en et faites-en profiter vos amis

Voir les commentaires

LES DESSOUS DU CUIR

7 Mai 2016, 22:13pm

Publié par VGBIO

une vidéo très bien faite!

Voir les commentaires