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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Modification de la durée de la saison de reproduction chez les oiseaux

29 Juillet 2010, 12:41pm

Publié par VGBIO

http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=808

Le changement climatique se produit au cours du dernier siècle à un rythme sans précédent, avec une augmentation de la température moyenne supérieure à deux degrés dans certaines régions tempérées et arctiques. En outre l’importance et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (température et précipitation) augmentent à un rythme croissant. Ces modifications climatiques ont lieu à des importantes inégales en fonction de la répartition géographique.



Certaines espèces ont réagi à ces changements soit par la plasticité phénotypique soit par une réponse évolutive, mais d’autres espèces auront plus de mal à s’adapter à ces nouvelles conditions. Ainsi certaines espèces d’oiseaux ont modifié les dates de début et de fins de la saison de reproduction, voire la durée. De même, de nombreuses études ont montré des variations dans la taille de la couvée et dans le succès de reproduction. 

Une étude a été réalisée afin d’essayer de préciser l’évolution de la saison de reproduction de l’avifaune en réponse au changement climatique. Elle a ainsi montré en étudiant 20 espèces d’oiseaux que la durée de la saison de reproduction s’est significativement allongé pour 8 espèces, est significativement plus courte pour 5 autres espèces et n’a guère varié pour les 5 dernières espèces. Le changement de la durée de la saison de reproduction a été directement lié au changement de la température au cours de la saison de reproduction. Le nombre de couvées produites par an et la distance de migration ont également subi des changements. 

La durée de la saison de reproduction a considérablement varié chez certaines espèces suivies au cours des dernières décennies, allant jusqu’à s’allonger de 30 jours chez certaines d’entre elles. L’expansion moyenne de la durée de la saison de reproduction a été de 6 à 7 jours au cours des 30 dernières années, avec toutefois de grosses variations entre les espèces. 

Le changement dans la durée de reproduction semble principalement causé par une modification de la date de début de la saison et non par une modification de la date de fin. Ceci pourrait notamment être expliqué par une modification des lieux d’hivernage, du nombre de couvées par an… Soit les espèces peuvent allonger leur saison de reproduction afin de pouvoir mener à bien plusieurs couvées dans l’année, soit la saison de reproduction peut être diminuée en raison d’une réduction de la fréquence des couvées secondaires. 

Les oiseaux migrateurs parcourant de longue distance (qui ont généralement une seule couvée par an) avancent leur migration alors que les migrants sur de faibles distances (qui ont généralement plus d’une couvée par an) retardent leur migration. De nombreuses espèces d’oiseaux sont affectées par la migration qui joue un rôle important dans le cycle annuel et dans le calendrier des différents évènements au cours du cycle annuel. 

L’étude n’a pas permis de mettre en évidence que la taille corporelle, le taux de survie des adultes ou la durée de la génération était liée à des changements dans la durée de la saison de reproduction. La taille des adultes est liée à de nombreux traits d’histoire de vie, mais certains d’entre eux pourraient être affectés par le réchauffement climatique. 

Bibliographie


A. P. Moller, E. Flensted-Jensen, K. Klarborg, W. Mardal and J. T. Nielsen (2010). Climate change affects the duration of the reproductive season in birds. Journal of Animal Ecology, 79 : 777–784.

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Quel avenir pour l'Ours polaire ?

29 Juillet 2010, 12:38pm

Publié par VGBIO

L'Ours polaire (Ursus maritimus) fait parti des espèces menacées d'extinction, qui fait l'attention d'une attention particulière des médias et du public. L'espèce est menacée par le réchauffement climatique, mais quels sont les impacts ? Quel avenir pour l'Ours polaire ? Va t'il disparaitre ?



Les effets du changement climatique sur les écosystèmes et les espèces sont connus depuis longtemps comme de sérieux problèmes pour la conservation des espèces. L’Arctique fait parti des continents les plus affectés, il se réchauffe d’ailleurs plus vite que les autres. L’habitat de l’Arctique qui souffre particulièrement du réchauffement est les glaciers. Le volume des glaciers ne cesse de diminuer, et ceci à un rythme plus important que prévu. On parle même de la disparition totale des glaciers en été d’ici la fin du 21ème siècle. Parmi les espèces les plus sensibles au réchauffement climatique et par conséquent à la fonte des glaces, on retrouve l’Ours blanc (Ursus maritimus), le Morse (Odobenus), le Phoque barbu (Erignathus barbatus), et le Phoque annelé (Pusa hispida).
Les menaces sur l’Ours blanc font l’objet d’une attention particulière de la part des médias et du public. On ne connait toutefois pas jusqu’à quel point l’abondance de l’espèce pourrait être modifiée en réponse au réchauffement du climat. 

L’Ours polaire est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique principalement à cause du faut qu’il dépend de la banquise pour accéder à ses principales proies (Phoque annelé et Phoque barbu) qui sont elles aussi menacées par le réchauffement. D’autres proies peuvent compléter ponctuellement son alimentation, mais de façon générale toutes les proies marines devraient devenir moins accessibles pour l’ours dans les années à venir. Outre pour l’alimentation, l’ours dépend de la banquise pour sa reproduction et pour ses déplacements. La fonte des glaces va ainsi provoquer une fragmentation des habitats de l’espèce. Par conséquent, les déplacements en milieu fragmenté auront un cout énergétique plus important pour l’espèce qui devra marcher ou nager plus longtemps pour rejoindre se habitats de prédilection. 

Par conséquent, les effets combinés des faibles disponibilités alimentaires et de l’augmentation de la dépense énergétique devraient entrainer une diminution de la condition des ours, entrainant de surcroit des conséquences sur l’évolution démographique de l’espèce. Les femelles ont besoin pour la gestation et le début de la lactation d’accumuler suffisamment de réserves énergétiques pour la mise bas. Si les ressources alimentaires ne sont pas suffisantes, elles ne trouveront pas acquérir les besoins énergétiques suffisants. On estime que le poids minimum d’une femelle pour produire une descendance viable à 189 kg. Une mauvaise condition des individus entrainerait une baisse du succès de reproduction de l’espèce. En effet, la condition physique est positivement corrélée avec la taille des portées et la survie des petits. Enfin, durant la période d’allaitement, le stress alimentaire de la mère peut entrainer une réduction de la production laitière et donc affecter la survie des oursons.
La survie des adultes ne sera pas directement affectée par un manque de nourriture, les ours pouvant survivre de longues périodes sans manger. Ce ne sera par contre pas le cas de la survie des subadultes qui pourrait s’avérer plus menacée, dans la mesure où ils sont moins efficaces dans leur recherche de nourriture. 

Ces éléments pourraient provoquer une diminution des taux de croissance de la population voir un déclin. Il a d’ailleurs été prouvé que certains de ces éléments sont d’ores et déjà constatés chez certaines populations comme dans la baie d’Hudson. Il a été constaté un déclin de l’état corporel, du succès de reproduction et de l’abondance des populations. 

Par conséquent, outre la disparition de leurs habitats, l’Ours polaire est également directement menacé par la raréfaction de son alimentation. Mais aussi, il est susceptible d’être affectée par l’exposition aux polluants, l’émergence de nouvelles maladies, les impacts anthropiques,… Le changement climatique pourrait par exemple favoriser l’émergence de nouvelles maladies. Une plus grande exposition aux polluants pourrait affecter le système endocrinien, le système immunitaire, et par conséquent de manière indirecte le taux de survie et de reproduction de l’espèce. 

L’espèce est classée comme globalement menacée aux Etats-Unis alors qu’elle est classée avec un statut de conservation inférieure au Canada où l’on ne tient pas compte du réchauffement climatique comme menace. 

Le développement de modèles mathématiques et de PVA (Population Viability Analysis) pourrait permettre d’estimer plus précisément le devenir de l’espèce. Toutefois cette PVA nécessite de multiples paramètres qui dépendent de l’impact du changement climatique, de la disponibilité en nourriture, d’éventuelles pollutions ou maladies ; et qui rendent la réalisation complexe. 

Bibliographie


P.K. Molnár, A.E. Derocher, G.W. Thiemann, M.A. Lewis (2010). Predicting survival, reproduction and abundance of polar bears under climate change. Biological Conservation, 143 : 1612–1622.
http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=807
ours banquise

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VICTOIRE: INTERDICTION DES CORRIDAS EN CATALOGNE

28 Juillet 2010, 11:57am

Publié par VGBIO

MERVEILLEUX JOUR POUR LES TAUREAUX! la cruauté recule, les droits des animaux avancent!

la Catalogne, vient de voter l'interdiction des corridas sur son sol! voilà, les aficionados ne pourront plus se prévaloir des traditions de torture, puisqu'un pays qui avait des corridas depuis très longtemps vient de les interdire!

BATTONS NOUS POUR QUE CES TORTURES IMMONDES SOIENT INTERDITES EN FRANCE!!!!!

VENEZ TOUS À NÎMES LE 11 SEPTEMBRE!!!!

 

2010.anticorrida small

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LES ANIMAUX ONT LEUR PARTI EN SUISSE

27 Juillet 2010, 23:15pm

Publié par VGBIO


LES ANIMAUX ONT DÉSORMAIS LEUR PARTIAPRÈS QUE LE PEUPLE LEUR A REFUSÉ UN AVOCAT, LES ANIMAUX ONT DÉSORMAIS LEUR PARTI POLITIQUE.

 

APRÈS QUE LE PEUPLE LEUR A REFUSÉ UN AVOCAT, LES ANIMAUX ONT DÉSORMAIS LEUR PARTI POLITIQUE.

La Suisse compte une nouvelle formation politique, le Parti suisse pour les animaux (PSA).Le parti a été fondé samedi à Zurich en présence de trois personnes. Selon le président Thomas Märki, ils sont un millier d'»amis» sur facebook.

L'objectif du parti est de les rassembler et de s'installer dans toute la Suisse, y compris sa partie romande. La création du parti s'est faite de manière un peu bâclée, à tel point que son nom en français comporte une grossière faute d'orthographe (animeaux) sur son site Internet officiel encore en ébauche.

Le président explique cette précipitation par le fait que le trio fondateur voulait occuper le terrain avant de se faire déborder par des extrémistes. Le PSA se veut ni à gauche ni à droite, a dit dimanche M. Märki, même si le parti dont il se sent le plus proche sont les Verts libéraux.

Le nouveau parti a pour but de réunir ceux qui veulent s'engager pour défendre les intérêts des animaux en politique, dans l'économie et la société. Il milite pour des relations dignes et responsables entre tous les vivants, précise M. Märki, qui s'est lui-même engagé dans la campagne en faveur de l'initiative pour un avocat des animaux, rejetée à 70%. 

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NON À LA CORRIDA!

26 Juillet 2010, 22:02pm

Publié par VGBIO

PAR FRANCIS CABREL

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LE SANG DES BÊTES

26 Juillet 2010, 21:55pm

Publié par VGBIO

film tourné vers 1949, par le réalisateur FRANJU, dans les abattoirs parisiens: l'horreur!

 

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PAUVRES ÂNES MALTRAITÉS

26 Juillet 2010, 21:36pm

Publié par VGBIO

TRÈS TRISTE!

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l’Etat français lâche l’ours …

26 Juillet 2010, 15:23pm

Publié par VGBIO

Communiqué de FERUS, 26 juillet 2010

2010, année internationale de la biodiversité : l’Etat français lâche
l’ours …

La secrétaire d’Etat à l’écologie Chantal Jouanno a annoncé
aujourd’hui les dispositions concernant l’ours dans les Pyrénées.

Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de
restauration d’une population viable*, la France cède donc à une minorité
d’anti-nature. Il est intolérable que les mesures qui pourraient sortir
l’ours de son statut d’espèce en danger critique d’extinction et de
mammifère le plus menacé de France ne soient pas mises en place. Approuver le
principe d’un maintien de l’ours en France ne constitue pas une avancée :
cela va de soi et  aucun responsable politique national ne pourrait
s’exprimer autrement.

Les ours tués remplacés ? C’est la moindre des choses et c’est ce
qu’ont annoncé tous les ministres de l’Ecologie. Ça aurait du être fait
depuis longtemps. Pourtant, aucun ours n’a jamais été remplacé …

Une femelle lâchée dans le Béarn ? C’est le minimum minimorum quand on
sait qu’il n’y a que 3 ours mâles dans le secteur depuis 6 ans. Lorsque
Cannelle, la dernière femelle de souche pyrénéenne, était encore en vie, il
était déjà nécessaire de lâcher plusieurs femelles dans le Béarn.

Il faut absolument sortir du débat pour ou contre l’ours, avec une
affirmation claire de l’Etat français en faveur d’une population viable
dans les Pyrénées s’inscrivant dans le temps et incluant le lâcher d’un
ou deux ours par an en Béarn et dans les Pyrénées centrales. Nous
continuerons nos actions dans ce sens, au niveau européen notamment.

* Selon les scientifiques, une population viable d’ours serait de 50
individus minimum.

ADHÉSION 2010
L’avenir des prédateurs en France se joue.
Si vous voulez agir pour l’ours, le loup ou le lynx, adhérez à FERUS !
L’ours, le loup et le lynx ont besoin de vous :
http://www.ferus.fr/soutenez-nos-actions/adhesions 

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Ces bergers azuréens autorisés à tuer le loup

26 Juillet 2010, 15:16pm

Publié par VGBIO

http://www.grasse.maville.com/actu/actudet_--Ces-bergers-azureens-autorises-a-tuer-le-loup-_dep-1455408_actu.Htm

 À Gréolières, Daniel Solomas ne quitte pas son fusil à canon lisse lorsque son troupeau pâture, à 1 300 m d'altitude, dans un sous-bois propice aux attaques de loups. : À Gréolières, Daniel Solomas ne quitte pas son fusil à canon lisse lorsque son troupeau pâture, à 1 300 m d'altitude, dans un sous-bois propice aux attaques de loups. :

Hors période de chasse, la scène surprend. C'est le fusil à l'épaule que Daniel Solomas surveille, à Gréolières, ses 800 brebis. « Dans ce secteur boisé, au milieu des pins et des herbes de montagne, explique l'éleveur de 58 ans, mes bêtes peuvent être attaquées à tout moment par le loup. Auquel cas, je suis prêt à lui tirer dessus. »

Canis lupus demeure protégé, même s'il n'est plus inscrit, depuis juillet 2009, parmi les espèces menacées. Daniel Solomas a cependant le droit de le tuer. Et il n'est pas le seul dans les Alpes-Maritimes à bénéficier d'une telle dérogation.

Sept collègues, issus d'une première liste de candidats, viennent d'obtenir pour 2010 et 2011 la même autorisation préfectorale.

Institué en 2008, ce régime « d'exception » a été progressivement assoupli. Ainsi, les munitions agréées sont passées du petit plomb destiné aux grives à la redoutable chevrotine.

Pas un seul tir réussi ou raté en 2009

« Depuis 2009, résume Emmanuel Delmotte de la Direction départementale des territoires et de la mer (la DDTM, ex-DDA), le tir peut être léthal ». Pour l'exercer, les éleveurs doivent justifier de pertes et posséder le permis de chasse. Sinon, ils sont encouragés à le passer à l'occasion de formations et d'examens dont le coût était, jusqu'à l'an dernier, assumé par différents organismes.

Le dispositif est censé inciter le loup à changer de régime alimentaire, à se rabattre sur la faune sauvage. Il vise surtout à apaiser la colère des bergers, qui subissent au quotidien les dégâts d'un prédateur réapparu fin 1992 dans le massif du Boréon avant de coloniser l'ensemble des Alpes.

À ce jour toutefois, aucun loup n'a été abattu par un éleveur azuréen. Du moins officiellement.

« Intelligent et rusé, Canis lupus est difficile à atteindre », rappelle un expert. « On le voit à 150, 200 mètres. Le temps de placer les cartouches dans le fusil, il a disparu », confirme le président du syndicat ovin, Bernard Bruno.

Une mesure inefficace ?

Plus étonnant encore, aucun des 40 titulaires d'autorisations délivrées en 2009, n'aurait eu l'occasion, cette année-là, de tirer en direction de l'animal. Certains ont-ils omis de mentionner un tir sur leur carnet de constatations ? « C'est possible, sourit Daniel Solomas, mais alors c'est stupide. Car faute d'utiliser un droit, on risque de se le voir retirer... »

Ce système dérogatoire rend jaloux certains chasseurs comprenant mal pourquoi eux-mêmes en sont exclus. Pour avoir tué un loup, un chasseur de Gap a été condamné en mars dernier à une amende correctionnelle de 4 000 euros dont 500 ferme. Le système, par contre, n'est plus contesté par certaines associations de protection de la nature.

« Il est normal, dans le respect des conditions requises, que les bergers recourent aux tirs de défense », approuve Vincent Abel de France nature environnement (FNE). « On défend canis lupus et non un animal en particulier. »

Bref, un consensus se profilerait à l'horizon si quelques éleveurs ne faisaient entendre une voix discordante. Ainsi, Bernard Bruno qui bénéficiait en 2009 du droit de tir, n'a pas sollicité son renouvellement. « Cela ne sert à rien, on nous amuse avec une mesure inefficace. Alors je ne joue plus... »



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TEXTE ÉMOUVANT DE PAUL WATSON....

24 Juillet 2010, 13:10pm

Publié par VGBIO

CE TEXTE ÉMOUVANT EXPLIQUE L'ORIGINE DE SA MOTIVATION POUR DÉFENDRE INLASSABLEMENT LES BALEINES

 

"Retour en 1974 lorsque le Dr Paul Spong, Robert Hunter et moi-même organisions le premier voyage pour sauver les baleines. Nous étions tous d'accord sur une chose - le massacre des baleines était immoral, cruel, malsain et n’avait pas sa place dans le monde moderne. Notre position: la chasse à la baleine qui tenait purement et simplement du meurtre devait être abolie.

Ainsi en juin 1975, Bob Hunter, George Korotva, Fred Easton et moi-même nous trouvions face à un navire harpon soviétique pendant que huit magnifiques cachalots fuyaient devant nous dans une course désespérée pour sauver leur vie. Nous avions tous senti leur haleine chaude jaillissant en rafales rapides, leurs poumons gigantesques tendus à l’extrême tandis qu'ils tentaient de semer la machine mortelle qui les poursuivait.

C’est là-bas, dans cette forte houle, soixante milles nautiques au large des côtes Californiennes, que le mouvement anti-chasse à la baleine naissait quand le harponneur appuya sur la gâchette et envoya la pointe d’un harpon explosif au-dessus de nos têtes pour atteindre l’un des Léviathans en plein dos.

C’était une femelle et le choc de son cri de douleur lorsque son sang chaud jaillit de sa plaie béante en une fontaine pourpre dans la mer froide nous glaça le sang. Nous regardions la scène avec horreur quand la tête d’un grand mâle sortit de l’eau pour replonger dans la mer, sa queue sortit de la houle puis disparut.

Nous étions à bord de deux petites embarcations gonflables sur cette mer tâchée de sang, la femelle à l’agonie roulant à la surface en face de nous, les russes rechargèrent leur harpon et se préparaient à y attacher un câble quand soudain la surface de la mer explosa derrière nous. Nous vîmes ce cachalot en colère  sortir de l’océan dans une tentative vaine et désespérée pour défendre son groupe contre ces tueurs. Mais ils étaient prêts à tirer et le harponneur pressa avec nonchalance sur la gâchette  et dans un coup de tonnerre le harpon entra en collision avec la tête du grand mâle et explosa dans une fontaine de sang alors que la baleine mourante retomba en poussant un cri, convulsant de douleur dans cette mer ensanglantée.

Nous étions assis là. J’étais sur le bateau avec Fred Easton qui venait de capturer le tir de harpon avec son appareil photo qu’il essayait de protéger de l’humidité quand nous avons vu la baleine mortellement blessée plonger en une traînée de sang et de bulles. La baleine sortait et rentrait dans l’eau, sa tête arriva rapidement près de notre embarcation. De l’eau froide et salée et de la vapeur de sang se déversaient sur nous quand j’ai vu son œil face à moi, si près que je pouvais y voir mon propre reflet.

A ce moment-là, j’ai su que quelque chose se passait et que ma vie serait changée à jamais.
Dans cet œil si particulier, j’ai aperçu l’intelligence et j’ai senti de la compréhension, la baleine comprenait ce que nous essayons de faire et j’ai vu soudain dans un effort incroyable  ses muscles se crisper pour stopper son attaque contre nous, l’angle de son corps a changé de sorte que le grand mâle commença à sombrer dans l’océan plutôt que de s’abattre sur notre bateau. J’ai vu son œil plonger et disparaître dans les profondeurs de l’océan et je savais que c’était la dernière chose qu’il avait vu avant de mourir.

Le soleil sombrait lentement quand les Russes commencèrent à tirer leur butin en faisant des gestes menaçants à notre égard. Je pouvais à peine parler, la vue de cet œil me hantait. Il savait, il était conscient, c’était si évident, ce qui me fit trembler c’est ce que j’avais vu dans ce regard: pitié ! Pas pour lui, mais pour nous. Comment pouvions-nous l’abattre sans remords et sans aucune empathie ou conscience de ce que nous faisions ? Alors que je regardais la flotte baleinière russe dispersée autour de ma petite embarcation, je me demandais quelle pouvait être leur motivation. Pourquoi tuaient-ils ces êtres à sang chaud sensibles, magnifiques, intelligents, socialement complexes ? Et j’ai compris qu’ils convoitaient l’huile de baleine, un lubrifiant résistant  aux hautes températures utilisé dans des machines sophistiquées incluant la production de missiles balistiques et la révélation m’est apparue que nous tuions ces êtres  parfait dans cette folie meurtrière pour obtenir une huile utilisée dans la production d’armes visant à exterminer des populations entières d’êtres humains.


À partir de ce jour, j’ai consacré ma vie à défendre les baleines contre les desseins meurtriers de mon espèce. Cette baleine avait choisi d’épargner ma vie, à mon tour je choisissais de consacrer ma vie à défendre cette espèce contre l’espèce humaine."

PAUL WATSON de SEA SHEPHERD

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