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STOP A L'EXPLOITATION ANIMALE

Articles avec #loups

Tirs de loups inutiles et extinction de la population

28 Mars 2017, 00:53am

Publié par VGBIO

Communiqué de FERUS, 27 mars 2017

Tirs de loups inutiles et extinction de la population : les scientifiques valident les thèses de FERUS

Une expertise scientifique collective (Muséum National d’Histoire Naturelle / ONCFS), commandée par le ministère de l’Environnement, vient de rendre ses conclusions :

  • A partir d’un taux de mortalité de 34%, « toute population de loups déclinera et, si elle est maintenue sur cette tendance, s’éteindra de manière certaine ».
  • L’efficacité des tirs de loups pour la protection des troupeaux n’est pas prouvée. Les chercheurs s’interrogent également sur leurs effets contre-productifs (éclatement de la meute et donc hausse de la prédation) *

Si le taux de mortalité de la population de loups était en moyenne de 22 % avant 2014, il pourrait très bien atteindre les 34 % depuis que l’Etat français a intensifié sa politique de tirs de loup. Pour les chercheurs, les prélèvements légaux « ne devraient pas […], dépasser 10 % de l’effectif estimé pour que la population présente un bilan numérique au moins stable. » Or, « le pourcentage d’animaux prélevés légalement représente environ 14% des effectifs estimés en 2015 ».

La France fait donc face à un risque réel d’extinction de sa population de loups à long terme. Pour le président du Panel d’experts, Yvon Le Maho (CNRS), « on est dans la zone critique ». « Si les données de 2017 confirment la stabilité de la population, cela signifierait qu’on ne peut pas tuer davantage de loups sauf à remettre en cause la viabilité de l’espèce », rajoute le chercheur.

Les scientifiques valident donc les faits : l’Etat français est hors-la-loi. Conformément aux lois européennes (Convention de Berne, Directive Habitats-Faune-Flore), il doit permettre la restauration de l’espèce sur son territoire et non pas la flinguer à tout va pour satisfaire les lobbies.

Cette expertise a été commandée par le ministère de l’Environnement lui-même pour élaborer une stratégie à l’horizon 2025-2030 (en résumé pour savoir s’il pouvait tuer toujours plus de loups…). L’Etat français la prendra t-elle en compte ou poursuivra t-il sur son credo habituel, méprisant les avis des scientifiques et les opinions de ses concitoyens qui plébiscitent les loups ?

En complément de notre plainte, nous allons adresser, avec un certain empressement, cette expertise à la commission Européenne.

* « A partir de travaux récents en écologie de la faune et en sciences sociales, Bergstrom (2017 et articles associés) suggèrent que les méthodes non létales pour réduire les dégâts sur les troupeaux seraient plus efficaces et plus justifiables que les tirs de prédateurs. Nous ne pouvons qu’encourager les approches complémentaires » (Expertise scientifique collective sur le devenir de la population de loups en France, 2017).

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LES EURODEPUTES BOVE (EELV) et ANDRIEU (PS) DEMANDENT L'AUGMENTATION DES QUOTAS DE LOUPS A ABATTRE

11 Décembre 2016, 23:48pm

Publié par VGBIO

VOILA LA LETTRE HONTEUSE qu'ils ont osé adresser, main dans la main, à S. Royal et Le Foll. Cette lettre est bourrée de contre-vérités. Le seuil de 36 loups est déjà honteusement haut et ne permet plus de renouveler la population, qui n'est plus en expansion. De plus, on rappelle que le loup est une espèce protégée.

Les éleveurs sont grassement indemnisés quand ils ont des pertes, même s'il n'est pas prouvé que ce sont des loups qui ont tué les moutons.........la crise de la filière ovine n'est pas du tout dûe au retour du loup en France, c'est juste un bouc émissaire!

ces gens sont vraiment des nuisibles, pas les loups! rappelez vous de ne jamais voter EELV ou P"S"!

 

Eric Andrieu
José Bové
Membres du Parlement Européen

Madame la Ministre de l’Environnement, Monsieur le Ministre de l’Agriculture,

Le 1er décembre 2016

Plusieurs troupeaux de brebis du Sud-Aveyron ont subis ces derniers jours des attaques, vraisemblablement causées par le loup. Des dizaines de brebis ont été tuées, de nombreuses autres sont blessées. Et des impacts collatéraux sur les élevages sont encore à prévoir que l’indemnisation de l’Etat ne couvrira pas : stress des paysans, stress du troupeaux et possibles avortements, nécessaire renouvellement du troupeau suite aux pertes, etc.

Nombres des fermes victimes n’en sont pas à leur première attaque, mais ne peuvent se résoudre à s’installer dans la peur du prédateur. Les réitérations semblent pourtant sans limite.

Les éleveurs dénoncent, à juste titre, des procédures de constat opaques : ils n’ont pas accès au double du constat établi par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage suite aux attaques, aux résultats d’analyse ADN, aux vidéo-surveillance installées et peinent à obtenir des réponses. Et à la difficulté de soigner un troupeau blessé, s’ajoute l’incompréhension et la colère face à la rétention d’information de l’administration.

Le plafond de prélèvement autorisés, 36 loups jusqu’au 30 juin 2017, a déjà été atteint. Il n’est donc absolument pas suffisant, d’autant qu’il ne représente que 10% des loups présents sur le territoire, alors que leur accroissement naturel est de 20% par an. Il doit donc être renforcé d’urgence, et nous vous demandons de prendre de nouvelles dérogations.

Le loup, toujours protégé en France, gagne du terrain, s’installe dans de nombreux territoires. Il s’attaque à des troupeaux de plein air, à des élevages installés dans des milieux difficiles. Le pâturage dans ces zones contribue pourtant au maintien de paysages ouverts et à la biodiversité cultivée.

L’agriculture industrielle n’a rien à craindre du loup, c’est bien l’agriculture de qualité et paysanne qui est encore mise à mal. Ce sont ces outils de travail que nous vous demandons

aujourd’hui de défendre. L’Etat doit permettre aux éleveurs et bergers de pratiquer leur métier dignement.

Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Eric ANDRIEU José BOVÉ 

LES EURODEPUTES BOVE (EELV) et ANDRIEU (PS) DEMANDENT L'AUGMENTATION DES QUOTAS DE LOUPS A ABATTRE

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LE FOLL ET ROYAL HORS LA LOI

2 Décembre 2016, 20:02pm

Publié par VGBIO

Les ministres ne respectent ni la loi, ni les loups : l’ASPAS attaque !

30/11/2016

Il n’y a qu’un seul loup dans la plaine des  Vosges, Ségolène Royal et Stéphane Le Foll veulent sa peau, au mepris de la procédure légale et de la démocratie. Par un arrêté du 28 novembre publié ce matin, ils viennent d’autoriser la destruction d’un loup supplémentaire par tir de prélèvement, dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle, alors qu’un seul individu a été observé l’hiver dernier dans cette zone. L’ASPAS a saisi dès ce matin, le Conseil d’État en déposant un référé !

Depuis que 32 loups ont été abattus, les tirs de prélèvement sont interdits de partout en France pour la saison 2016-2017. Quatre loups peuvent encore être détruits, mais exclusivement par des tirs de défense. Ce récent arrêté modifie celui du 5 juillet 2016 fixant un plafond de 36 loups maximum à abattre sur la saison. Ni le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) (1), ni les citoyens français par le biais d’une consultation publique, n’ont été consultés préalablement contrairement à ce qu’impose la procédure légale !

Rien que  sur la période 2016-2017, plus de 1 000 tirs de loups (2) ont été ordonnés en France : sur une population estimée à seulement 292 individus. Pour l’heure, 32 animaux ont été officiellement abattus et 4 sont morts percutés par des véhicules. Dans les faits 36 loups sont déjà morts à cause de l’Homme !

La solution ne se trouvera pas dans les abattages massifs, mais dans un changement profond des pratiques d’élevage et du système de subventionnement des éleveurs, qui n’incite actuellement pas suffisamment aux bonnes pratiques.

Notre association en appelle à la responsabilité de la Ministre de l’Écologie et du Président de la République qui devraient être les garants des lois, des engagements internationaux. Il est inadmissible que des ministres de notre pays continuent d’autoriser le tir d’une espèce strictement protégée tant par le droit européen et international, que par le droit français depuis son retour naturel en 1992-1993.

En aucun cas l’ASPAS n’acceptera l’éradication du loup et elle continuera de mener des actions en justice pour faire respecter la loi et la nature.

(1) Le CNPN est une commission administrative à caractère consultatif, missionnée pour donner au ministre chargé de la protection de la nature, qui en assume la présidence, son avis sur les moyens propres à préserver et à restaurer la diversité de la faune et de la flore sauvage et des habitats naturels.

(2) Tirs de défense, tirs de défense renforcée, tirs de prélèvement, tirs de prélèvement renforcés.

LE FOLL ET ROYAL HORS LA LOI

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BATTUE ILLEGALE AUX LOUPS DANS L'AUDE

19 Novembre 2016, 00:11am

Publié par VGBIO

voici ce que donne la politique lamentable de S. Royal: les chasseurs et éleveurs se permettent maintenant de chasser les loups ouvertement, sans qu'aucun arrêté n'ait été pris en ce sens! vivement qu'elle dégage!

 

Battue illégale dans l'Aude,
l'ASPAS sort les dents

LETTRE OUVERTE à

M. Serge Vialette, président de la FDSEA de l’Aude ;
M. Philippe Vergne, président de la chambre d'agriculture de l’Aude ;
M. Jacques Serre, président de la section départementale des anciens exploitants de l’Aude ;
M. Yves Bastié, président de la fédération départementale des chasseurs de l’Aude.

Crest, le 18 novembre 2016

Objet : Organisation d’une battue illégale aux loups ce samedi 19 novembre 2016

Messieurs,

Nous avons eu connaissance de votre intention d’organiser ce samedi 19 novembre une battue dans l’objectif d’abattre des loups. 

Or, le loup est une espèce strictement protégée, tant par le droit européen et international que par le droit français. Toute dérogation à ce statut doit respecter les dispositions législatives et règlementaires, et plus précisément celles découlant de l’arrêté ministériel du 30 juin 2015.

Cette battue serait parfaitement illégale son organisation pénalement réprimée, qu'un loup soit abattu ou non.

 
 

 

En effet, même sans destruction effective, depuis la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010, la tentative de destruction d’une espèce animale non domestique protégée est un délit passible de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende en application de l’article L.415-3 du code de l’environnement. 

La réalisation de ce délit en bande organisée, ce qui est le cas dans le cadre d’une battue organisée, est lui passible de sept ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende en application de l’article L.415-6 du code de l’environnement.

En tant qu’organisateurs, vous vous exposez ainsi personnellement à de très lourdes peines. 

Nous informons également les participants à cette battue que si un loup était abattu par l’un d’entre eux, l’ensemble des participants se rendrait coupable de destruction d’espèces protégée en bande organisée, délit passible de 7 ans d'emprisonnement et de 750 000 € d'amende.

L’ASPAS demanderait par ailleurs réparation civile du préjudice subi par cette destruction illégale, préjudice directement lié à l’illégalité de votre action, illégalité constitutive d’une faute engageant votre responsabilité personnelle. 

En conséquence, nous vous demandons fermement d’abandonner ce projet de battue aux loups.

Nous vous rappelons enfin que les mesures de protection des troupeaux sont financées par la collectivité, laquelle indemnise également toutes les pertes attribuées au loup, que le troupeau soit protégé ou non. Il appartient aux éleveurs de souscrire à ces subventions, la mise en œuvre de ces mesures étant la seule issue vers une cohabitation apaisée de l’élevage avec ce prédateur naturel.

Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de notre considération la plus distinguée.

Pour l’ASPAS, la Directrice
Madline REYNAUD

BATTUE ILLEGALE AUX LOUPS DANS L'AUDE

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100 LOUPS TUES POUR RIEN EN FRANCE

9 Novembre 2016, 14:54pm

Publié par VGBIO

Avec le tir d’une louve lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

 

Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus).

L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs.

 

Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait:

1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux(actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques),

2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail(actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces),

3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

Les associations de CAP Loup

100 LOUPS TUES POUR RIEN EN FRANCE

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ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

27 Septembre 2016, 12:06pm

Publié par VGBIO

Objet : arrêté autorisant la destruction de loups

Monsieur le Maire,

Le collectif CAP Loup regroupe 37 associations de protection de la nature et des animaux, réunies pour agir en faveur de la protection du loup, pour assurer la présence de l’espèce en France et permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines.

Nous avons pris connaissance de votre arrêté du 22 septembre 2016, autorisant pour une durée de 6 mois sur le territoire de Prévenchères :

  • « à la fois les tirs de défense, de défense renforcée, de prélèvement et de prélèvement renforcé »,
  • les éleveurs à prendre « toutes les mesures utiles à l’encontre du loup et au besoin à procéder à l’abattage de loup »
  • les éleveurs « à procéder à tout piégeage sur l’espèce loup ».

Comme vous le savez, le loup est une espèce strictement protégée, tant par le droit européen et international, que par le droit français. Toute dérogation à ce statut doit respecter les dispositions législatives et réglementaires, et plus précisément celles découlant de l’arrêté ministériel du 30 juin 2015.

Votre décision est donc entachée de multiples illégalités, tant sur le point de la compétence que du respect des conditions d’autorisation des tirs, et des moyens de destruction autorisés. L’adoption volontaire d’un arrêté grossièrement illégal par un élu local, dépositaire de l’autorité publique, est inacceptable dans un État de droit.

Nous souhaitons par la présente vous rappeler, et informer vos concitoyens que si un loup était abattu, le tireur – ou le piégeur serait passible, en application de l’article L.415-3 du code de l’environnement, de 2 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Cette peine serait portée à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende si ce délit était commis en bande organisée (L.415-6 du même code).

Vous même, en ayant directement provoqué l’auteur à commettre ce délit, seriez, en application de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881, considéré comme complice du délit et passible des mêmes peines.

Nos associations demanderaient par ailleurs réparation civile du préjudice subi par cette destruction illégale, préjudice directement lié à l’illégalité fautive de cet arrêté, illégalité constitutive d’une faute engageant la responsabilité de la commune.

En conséquence, nous vous demandons d’abroger sans délai cet arrêté entaché de multiples illégalités, et de mettre fin d’urgence aux opérations de destruction actuellement en cours sur votre commune.

Nous vous rappelons enfin que les mesures de protection des troupeaux sont financées par la collectivité, laquelle indemnise également toutes les pertes attribuées au loup, que le troupeau soit protégé ou non. Il appartient aux éleveurs de souscrire à ces subventions, la mise en œuvre de ces mesures étant la seule issue vers une cohabitation apaisée de l’élevage avec ce prédateur naturel.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Le 26/09/2016
Les associations de CAP Loup

ABATTAGE DE LOUPS: LE MAIRE DE PREVENCHERES ENCOURAGE LA DELINQUANCE

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LES ASSOCIATIONS FAROUCHEMENT OPPOSEES AUX ORIENTATIONS DE L'ETAT CONCERNANT LES LOUPS

14 Septembre 2016, 20:27pm

Publié par VGBIO

Communiqué de presse CAP Loup, le 14 septembre 2016

Non, les associations ne cautionnent pas
les orientations de l'État dans le dossier loup

Pendant que le président du Groupe national loup raconte des bobards à la radio sur les indemnisations des éleveurs, la secrétaire d’État à la biodiversité prétend que « tout le monde est content » des tirs de loups projetés par l’État. Les associations de CAP Loup réaffirment leur total désaccord, et entendent rétablir la vérité.

C’est un point clé du dossier loup : lorsqu’un éleveur subit une perte dans son troupeau, elle est classée par défaut en « loup non exclu » dès lors qu’aucune autre cause ne peut être prouvée (dérochement, chien…). L’éleveur est alors indemnisé sans condition, comme le précise cette circulaire officielle. Ainsi l’éleveur bénéficie gratuitement d’une sorte d’assurance tous risques.

Pourtant, le 12 septembre sur la radio Alpes 1, Christophe Castaner, président du très officiel Groupe national loup, a prétendu que les éleveurs ne sont indemnisés que s’ils ont protégé leur troupeau. Mensonge ! Les éleveurs sont indemnisés même si leur troupeau n’est pas protégé. M. Castaner a aussi indiqué que les mesures de protection du bétail subventionnées faisaient l’objet d’une « évaluation constante de leur efficacité ». Cette affirmation est grotesque, dans la mesure où l’État ne vérifie même pas sur le terrain si ces moyens sont bien mis en œuvre, ni s’ils sont appropriés.

Nos associations demandent depuis des années que les éleveurs qui ne protègent pas leur bétail ne soient pas indemnisés en cas de prédation. Nos associations demandent aussi que l’État vérifie que les moyens de protection subventionnés soient adaptés et bien mis en place.

Le 13 septembre à Barcelonnette (04), Barbara Pompili a expliqué qu’un projet d’étude sur le loup programmée par l’État a été présenté le 7 juillet à Paris et que « tout le monde était content qu’on parte dans cette direction ». C’est faux : les représentants de nos associations présents à cette réunion ont clairement indiqué leur désaccord. En effet, le projet présenté par la secrétaire d’État vise essentiellement à définir un « niveau de viabilité de la population de loups » en vue de définir une « régulation ». La direction choisie est celle d’une augmentation des tirs de loups, sans qu’aucune de nos demandes pour l’amélioration de la protection du bétail ne soit prise en compte.

Notre désaccord avec la gestion du dossier loup menée par l’État est sans équivoque : dès le mois de juillet, trois de nos associations (ASPAS, Ferus, One Voice) ont déposé un recours contre l’arrêté ministériel du 5/7/16 qui autorise l’abattage de 36 loups pour l’année 2016-2017.


Les associations CAP Loup

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LES ASSOCIATIONS FAROUCHEMENT OPPOSEES AUX ORIENTATIONS DE L'ETAT CONCERNANT LES LOUPS

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HURLEMENTS PROVOQUES ET TIRS DE LOUVETEAUX

7 Septembre 2016, 11:11am

Publié par VGBIO

un article de FERUS qui dénonce une fois de plus des pratiques honteuses des autorités pour tuer, cette fois, des louveteaux totalement inoffensifs pour les troupeaux!

"Dans ces prérogatives de suivi scientifique du loup, l’ONCFS procède régulièrement à des opérations de hurlements provoqués (HP) sur des sites dits prioritaires. Cette technique consiste à reproduire le hurlement des loups à l’aide de cônes de chantier. Le but? Que les loups répondent à l’appel afin de détecter si des louveteaux sont présents (leurs jappements très spécifiques permettent de les identifier). Si il y a eu reproduction, cela permet aux agents de l’ONCFS de déduire qu’une meute s’est constituée. En principe, les hurlements provoqués servent donc uniquement à repérer des louveteaux dans le but de déterminer si oui ou non il y a constitution en meute.

Ces derniers temps, on a constaté que des louveteaux étaient abattus peu de temps après une opération de HP. Simple coïncidence ou véritable dérive ?

Les 2 louveteaux tués dans les Alpes Maritimes le 15 août dernier et les 2 jeunes louves tuées le 3 septembre (voir ICI) l’ont été juste après une opération de HP. Là se pose un double problème. D’une part il semble que l’utilisation des HP ait été détournée à des fins d’abattages (les localiser pour mieux les tuer ensuite?).
D’autre part, le fait de tuer des louveteaux ne rentre pas dans le cadre des dérogations autorisées par la
loi. Le loup est une espèce protégée et les tirs sont autorisés exceptionnellement en cas de dommages importants. Or, les louveteaux ne représentent pas une menace pour les troupeaux car ils ne chassent pas. La politique actuelle de destruction des louveteaux est donc une méthode non avouée de régulation de la population de loups, ce qui est totalement proscrit par la loi.

Dans la lignée de notre appel à ne plus transmettre de données à l’ONCFS via le réseau loup :

- FERUS n’appelle pas ses sympathisants à perturber les HP mais, au vu du contexte actuel, ne condamne pas pour autant ceux qui le font ;
- FERUS condamne fortement l’utilisation pervertie des HP.

Le comptage, s’il est un « vrai » comptage informatif et naturaliste, est utile, voire même nécessaire. Sinon, il ne l’est évidemment pas et nous y sommes opposés."

bilan des loups massacrés par les chasseurs et la brigade anti loups de la mère Royal. Sur 10 loups abattus, 8 étaient des jeunes, qui n'attaquent jamais les troupeaux! ils sont donc en train d'éradiquer l'espèce!:

- 3 septembre (38) : deux jeunes louves abattues par des chasseurs en battue à Chichilianne (Vercors), dans le cadre d’un tir de défense renforcé (source). 9-10

- 2 septembre (73) : une jeune louve de 15 kg (un louveteau donc) abattue par un chasseur à Valmenier dans le cadre d’un tir de défense (source). 8

- 27 août (26) : un mâle de 36 kg tué par un chasseur à Bouvante dans le cadre d’un tir de défense (source). 7

- 19 août (83) : un louveteau mâle tué par un éleveur à Seillans, dans le Var dans le cadre d’un tir de défense. 6

- 15 août (06) : 2 louveteaux ont été tués dans les Alpes Maritimes sur la commune de Séranon, au nord de Grasse, par des agents de l’ONCFS (source). 4-5

- ≈ 20 juillet (06) : 2 jeunes louves abattues sur la commune d’Isola par la brigade loup (source). 2-3

- 12 juillet (73) : une louve adulte tuée dans le cadre d un tir de défense renforcée par la brigade loup de l’ONCFS à Saint-Colomban-des-Villards, en Maurienne (source). 1

Par département :

  • Alpes-Maritimes (06) : 4
  • Drôme (26) : 1
  • Isère (38) : 2
  • Savoie (73) : 2
  • Var (83) : 1

écoutez une émission ici sur le sujet:

https://rcf.fr/actualite/alpes-quelles-solutions-face-aux-attaques-de-loups

HURLEMENTS PROVOQUES ET TIRS DE LOUVETEAUX

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Vigiloup : Protégez les loups en vous promenant !

4 Août 2016, 17:15pm

Publié par VGBIO

Vous voulez aider les loups, vous aimez vous promener? joignez l'utile à l'agréable et donnez des infos à l'ASPAS:

Le site de l'ASPAS recense les zones où des « tirs de prélèvement » et « tirs de défense renforcée » de loups sont autorisés.

détails des secteurs ici:

http://www.aspas-nature.org/campagnes/protection/connaissance-et-protection-des-loups/vigiloup-protegez-loups-promenant/

Voir les explications sur les tirs, définitions et gradation

Toute information sur ces secteurs nous intéresse : présence de tireurs, de la brigade « anti-loup », présence ou absence de troupeaux, niveau de protection des troupeaux…

Envoyez vos informations à vigiloup@aspas-nature.org

Votre seule présence pacifique sur les lieux peut aussi être utile ! Présence prudente (vis à vis des tirs en cours et des chiens de protection des troupeaux) et dans le respect des propriétés privées.

Nota : les « tirs de défense » simples ne sont pas recensés ici car ordonnés sur la plupart des communes où le loup est présent (763 la saison dernière !!).

Vigiloup : Protégez les loups en vous promenant !

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Désintox : quand la FNSEA ment sur le loup

28 Juillet 2016, 15:38pm

Publié par VGBIO

un communiqué de l' ASPAS:

Attention à ne pas reprendre sans discernement le discours d’éleveurs affirmant que « le loup » a causé la chute mortelle de 17 génisses en juin dernier dans les Hautes-Alpes. RIEN n’indique qu’il s’agisse de loup. Pendant ce temps là, une nouvelle vidéo de l’ASPAS montre que l’éleveuse responsable de la mort de ses 17 génisses abandonne à nouveau des vaches en haut de la falaise… d’où étaient tombées les siennes une nuit d’orage.

 

En visite médiatique le 24 juillet à Sigoyer (05) chez l’éleveuse « victime du loup », le président de la FNSEA (1) Xavier Beulin a utilisé la mort de 17 génisses en juin dernier pour réclamer de nouveaux abattages de loups. Mais rien ne prouve que ces jeunes vaches, tombées d’une falaise de 80 mètres, aient été effrayées par des loups. Seule certitude : un gros orage a eu lieu la nuit présumée de la chute, et personne n’était là pour les surveiller.

Comment en arrive-t-on à accuser ainsi « le loup » ? Sur le terrain, il n’y a pourtant aucun indice en ce sens. L’ONCFS (2) a conclu à une chute de cause indéterminée. Mais le système est pernicieux : si aucune autre cause ne peut être prouvée, les services de l’État classent le dossier en « loup non exclu » ! Or il est évidemment impossible de prouver qu’une panique du troupeau est due à un orage ou une cause qui ne laisse pas de trace sur les cadavres. Ce système bien pratique, qui frise l’assurance tous risques, permet d’indemniser l’éleveuse négligente, de gonfler artificiellement les bilans de la prédation imputée au loup, et d’ordonner des tirs.

Orage, randonneurs, VTTistes, chien ou loup… Quoi qu’il en soit, la chute des génisses effrayées par une cause indéterminée incombe avant tout à leur propriétaire : ces vaches étaient livrées à elles-mêmes au bord d’un vide impressionnant, jour et nuit, sans protection. Un mois plus tard l’éleveuse a de nouveau abandonné des vaches près de la falaise. Ainsi, le surlendemain de la visite de Xavier Beulin chez l’éleveuse, l’ASPAS a filmé le troupeau de 6 génisses pâturant au bord du vide. ll n’y a pas la moindre clôture pour les éloigner du précipice.

Les chutes de troupeaux en montagne sont assez fréquentes lorsque le bétail, livré à lui-même, est effrayé par l’orage ou des chiens. Loups ou pas, ce sont toujours les loups qui trinquent ! L’ASPAS demande la fin des tirs de loups, et la suppression des indemnisations pour les éleveurs ne protégeant pas leur bétail.

(1) FDSEA : Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles
(2) ONCFS : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvag
e

 

lisez aussi cet article de FERUS sur cette affaire:

http://www.ferus.fr/actualite/hautes-alpes-petits-arrangements-entre-ennemis-du-loup

Désintox : quand la FNSEA ment sur le loup

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